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« Toute l'actualité du Racing Club de Strasbourg Alsace vue par ses supporters »
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C'est quoi, "l'autre bout de la lorgnette"????

Le point de vue d'un préfet qui interdit tout supporter ou toute personne se prévalant de l'être (bonjour le côté subjectif de la chose...) lors d'un match quelconque?

J'ai beau retourner la lorgnette dans tous les sens, et Dieu sait que ça me coûte d'écrire ça, mais les préfets (et donc l'Etat?) sont des petites bites...
J'ai toujours en travers de la gorge d'avoir connu ce genre d'interdiction lors d'un Sochaux-Strasbourg: impossible d'aller au stade Bonal avec mes gamins et une simple écharpe de Strasbourg, alors que j'habite sur place, sous peine de me retrouver embarqué au poste...

C'est tellement simple de cacher un manque de moyen avec des mesurettes qui touchent des personnes sans danger, plutôt que de s'attaquer aux vrais problèmes...

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Je refuse d'admettre que l'humanité soit si tragiquement vouée à la nuit privée d'étoiles du racisme et de la guerre, que l'aube brillante de la paix et de la fraternité ne puisse jamais poindre.


22 Aoû 2019 12:17
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jeses gott, j'espère que DD et tu sais à qui je pense, ne lira pas ce débrief à moins qu'il soit d'accord avec toi :lol: :lol: :lol:

j'ai bien l'impression que ça touche maintenant tous les matchs, et puis si un bus comporte 50 supporters, moi je me pose la question qui a le pouvoir de dire que ce sont des supporters à risques qui sont censés foutre le bordel ... oui le tout sécuritaire est nul :arrow:


22 Aoû 2019 13:36
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DD dit: "si t'as envie de jouer, fonce, mais viens pas te plaindre après"... :lol:

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22 Aoû 2019 14:18
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:P


23 Aoû 2019 11:49
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dna a écrit:
En cinq matches à Strasbourg, quatre arrêtés de restriction ont été prononcés contre les supporters du club adverse Interdictions préfectorales : pourquoi cacher les supporters ?
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Plus de 2600 supporters du Racing sont attendus à Francfort ce jeudi soir. Au match aller, la venue des fans allemands avait été strictement encadrée par un arrêté. Les interdictions collectives se multiplient. Les préfectures disent « sécurité », les supporters répondent « atteinte aux libertés ».
Une longue barrière de grilles rouillées autour d’un terrain en friche. Bienvenue sur le parking « Visiteurs » du stade de la Meinau, par lequel passent les supporters adverses avant de rejoindre le virage entouré de grillage dans lequel ils auront le droit de chanter pour leur équipe, séparés des milliers de supporters locaux. Dans « parcage », il y a « cage », et c’est bien à ça que ça ressemble.

Sur le peu chaleureux parking visiteurs, ce jeudi 22 août, plusieurs centaines de supporters de l’Eintracht Francfort sont maintenues derrière les grilles par la présence, importante, de forces de l’ordre. Policiers, gendarmes mobiles et même six policiers allemands à cheval. Le canon à eau amené lui aussi en renfort depuis l’Allemagne n’est pas visible. L’hélicoptère “bleu police” qui tournoie dans le ciel strasbourgeois, lui, on ne peut pas le louper.

« Franchement, c’est totalement exagéré… », commente Matthias, 45 ans de fidélité à l’Eintracht et habitué des déplacements. « J’en ai fait en Espagne, au Portugal, en Italie… Y’a qu’en France que ça se passe comme ça », poursuit-il depuis l’autre côté de la barrière. Les supporters francfortois, souvent très nombreux en déplacement, avaient été prévenus : un arrêté émis par la préfecture du Bas-Rhin deux jours avant le match a limité leur nombre à 1 000 et a interdit les abords du stade de la Meinau « à toute personne se prévalant de la qualité de supporter de l’Eintracht Francfort, ou se comportant comme tel ». Des arrêtés de ce type avaient aussi été pris pour les trois matches précédents à Strasbourg, (Haïfa le 25 juillet, Metz le 11 août et Plovdiv le 15). Dans ceux-ci, les supporters étaient aussi non grata à la gare et au centre-ville.

Ça ne laisse pas froids les supporters strasbourgeois : « Le préfet en fait de trop. Tous les préfets, même. Ils ouvrent tous leur parapluie ! Pourtant le public strasbourgeois est bon enfant ! C’est dommage pour le sport », commente Armand, brumathois de 71 ans et supporter du Racing depuis plus de 50 ans, croisé à la mi-temps du match Strasbourg-Francfort.

Quatre arrêtés en quatre matches à Strasbourg, « c’est un concours de circonstances », insiste la préfecture du Bas-Rhin. « Il y a eu les trois matches de coupe d’Europe, et celui de Metz, avec un vieux contentieux entre supporters. Ça ne veut pas dire qu’on va le faire pour tous les matches de la saison. On ne prend ce type de mesures que pour les matches dits sensibles, classés comme tels par la division nationale de lutte contre le hooliganisme », explique Dominique Schuffenecker, directeur de cabinet du préfet.

Les supporters violents « sont une infime minorité »


Les années noires du hooliganisme sont loin derrière les stades de foot français et européens, qui accueillent depuis une vingtaine d’années un public beaucoup plus familial - voire très huppé ou touristique dans certains clubs d’Europe qui ont rendu leurs matches inaccessibles aux supporters populaires locaux. Mais de vieilles rivalités et le risque de violences isolées demeure, insistent les autorités. Pour les matches concernés à Strasbourg, les services de renseignement avaient repéré des prises de rendez-vous pour des bagarres entre supporters.

Globalement, les fans potentiellement violents « sont une infime minorité », reconnaît la préfecture, mais ils nécessitent « de prendre des mesures préventives pour éviter tout trouble à l’ordre public » : « ces restrictions à la liberté sont prises pour la sécurité ».

La mobilisation des forces de l’ordre sur d’autres fronts (lutte contre le terrorisme, gilets jaunes, G7 à Biarritz…) figurent aussi toujours dans la liste des raisons invoquées par les préfets pour contraindre ou carrément interdire les déplacements de supporters. Pourtant, faire respecter de telles interdictions nécessite des forces de l’ordre en nombre plus élevé. « Quand il n’y a pas d’interdiction, le dispositif qu’on met en place est nettement moindre », répond Dominique Schuffenecker.

Des réunions de sécurité sont organisées en préfecture avant chaque match. Pour celles concernant le match de jeudi dernier, au nombre exceptionnel de trois, l’Eintracht Frankfurt a dépêché des émissaires à Strasbourg. Le Racing était évidemment représenté, et envoie « quasi systématiquement » un représentant aux réunions de sécurité dans les autres préfectures françaises avant ses matches à l’extérieur.

« Nos supporters se comportent bien, ils sont toujours nombreux à l’extérieur et 99,9 % du temps ça se passe sans aucun problème. Alors on est toujours soucieux qu’il n’y ait pas de mesures exagérées à leur encontre, insiste Romain Giraud, secrétaire général du Racing. Quand on estime que des mesures sont disproportionnées on argumente pour qu’elles soient réduites. »

« On n’a pas à se plaindre de la façon dont le Racing nous défend, réagit Greg Walter vice-président de la Fédération des supporters du Racing. Mais on aimerait que les clubs prennent la parole au niveau national, publiquement et collectivement, et ne laissent plus les préfets n’en faire qu’à leur tête. »

Le cinquième match à domicile, contre Rennes dimanche, n’a fait l’objet d’aucune restriction. Mais que de banderoles ! Sur des dizaines de mètres, les ultras strasbourgeois ont moqué le communiqué en « vrai-faux » publié par la préfecture pour défendre son arrêté de la semaine dernière, contesté par des milliers de commentateurs. Réplique du virage : « Les interdictions de déplacement sont une entrave à la liberté de circulation : vrai. Les supporters font l’objet de lois d’exception : vrai. Tous les matchs font l’objet de restrictions : faux, mais déjà 22 arrêtés depuis le début de saison »

« Si l’on admet qu’il est normal de priver certains citoyens de leurs libertés, pourquoi pas les autres ? »


22, c’est déjà près du quart de tous les arrêtés “anti-supporters” pris en France pendant toute la saison dernière, au nombre de 102 (environ un match sur 8), contre 84 en 2016-2017 et 37 en 2013-2014, selon un comptage de l’Association nationale des supporters (ANS). « Aujourd’hui, “ce n’est que du football”. Demain, ce ne sera que “le droit de manifester”, “le droit de se réunir”, “le droit de s’exprimer”, “le droit d’aller et de venir”. Si l’on admet qu’il est normal de priver certains citoyens de leurs libertés, pourquoi pas les autres ? », s’émouvait l’ANS en publiant ces chiffres en mai.

« Les autorités partent du principe que les supporters dans leur ensemble posent problème », commente James Rophe, porte-parole de l’ANS. Quand les lois permettant ces mesures ont été adoptées en 2010 et 2011, « on nous disait qu’elles ne toucheraient que les mauvais supporters, les violents. Mais aujourd’hui on voit bien qu’elles touchent tout le monde, même le gamin de 5 ans qui ne peut plus porter d’écharpe pour aller au match », poursuit-il.

Les arrêtés collectifs pris contre les supporters « sont une atteinte à la liberté de circulation » et « disproportionnées par rapport à l’objectif de sauvegarde de l’ordre public poursuivi », estime Isabelle Denise, responsable du service juridique de la Ligue des droits de l’homme. L’association, qui intervient rarement sur des questions sportives, réfléchit à porter le dossier en justice.

Mardi, la ministre des Sports Roxana Maracineanu, interrogée par Le Parisien sur les slogans homophobes dans les stades, a répondu, semblant faire diversion, « abordons des vrais sujets, comme celui du déplacement lors des matchs. C’est un chantier que je suis prête à ouvrir avec le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. » Celui-ci, pas plus tard qu’hier matin, a vigoureusement défendu sur RMC les arrêtés pris par les préfets et son ministère.

« Actuellement les supporters ont trop de difficultés pour se déplacer avec leur équipe. Il est temps de trouver des solutions », dit aussi Roxana Maracineanu au Parisien.

Or, quelques heures avant la publication de ces propos, le porte-parole de l’ANS disait justement aux DNA que les associations de supporters demandent au ministère des Sports d’ouvrir cette discussion depuis pas moins d’un an…

En attendant, ces mesures ont des conséquences sur l’ambiance générale en Ligue 1, déplore Greg Walter de la Fédération des supporters du Racing, qui observe les vibrations des stades français à l’occasion de ses nombreux déplacements : « Cette répression collective, injuste, aveugle, absurde et contreproductive a un effet sur la ferveur dans les stades. » Et d’ajouter : « En s’attaquant aux supporters de foot, on s’attaque aux classes populaires. »

49 interdits de stade, juste parce qu’ils sont allés à Nîmes


Ne pas respecter une interdiction collective de déplacement peut valoir plusieurs mois d’interdiction de stade. 49 supporters strasbourgeois en font les frais, juste pour être allés à Nîmes. Deux d’entre eux témoignent.

Le 16 mars dernier, 88 supporters alsaciens, parmi lesquels Thibault et Maxime, font le trajet vers Nîmes où doit jouer le Racing. Deux bus les emmènent jusqu’à Avignon, puis ils poursuivent en train. Ils ne portent ni maillot, ni écharpe ni autre signe distinctif : deux jours avant, la préfecture du Gard a émis un arrêté qui « interdit à toute personne se prévalant de la qualité de supporter du Racing Club de Strasbourg Alsace ou se comportant comme tel » de circuler en ville et aux abords du stade. Mais à l’arrivée à Nîmes, la police les attend. Les Strasbourgeois sont interpellés et renvoyés en Alsace… sans assister au match.

Mi-mai, des notifications préfectorales arrivent « de manière totalement arbitraire », souligne Maxime : 49 des 88 interpellés sont interdits de déplacement pour trois mois. Pourquoi eux et pas les autres ?

Depuis début août, et jusqu’en novembre, les 49 doivent pointer à la gendarmerie ou au commissariat aux heures de match à l’extérieur.

Plus globalement, les UB90 contestent le “timing” des autorités. « Les arrêtés préfectoraux tombent au mieux 48 heures avant une rencontre, or les déplacements se gèrent longtemps en amont. Quand l’arrêté est pris, les bus et les billets de train sont réservés, certains sont même déjà en route… et tu ne peux pas aller au match », avance Thibault.

Les 49 interdits ont lancé une procédure judiciaire. « 75 % des IAS (interdictions administratives de stade) sont annulées par la justice, on espère bien avoir gain de cause, mais d’ici là, on aura purgé notre interdiction », soupire Thibault. Par leur action collective, les 49 interdits espèrent faire bouger les choses et interpeller le grand public. « Les gens ne se rendent pas compte que nos libertés sont en jeu, répètent-ils. Ce combat, on ne le mène pas seulement pour nous. »

Tout de suite les grand mots (Criminel)imbéciles(pas tous) auraient été plus appropriés.


29 Aoû 2019 11:46
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que les "supporteurs" fassent d'abord le ménage chez eux avant d'in criminer l'Etat qui est obligé de mettre des forces de sécuriuté pour un spectacle privé :!:
et si on mettait à la charge des clubs le coût de cette sécurité d'un" spectacle privé " au lieu de le mettre à la charge du contribuable :idea:


29 Aoû 2019 13:16
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C'est déjà le cas, télésupporteur... c'est déjà le cas...

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29 Aoû 2019 13:25
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télésupporteur a écrit:
et si on mettait à la charge des clubs le coût de cette sécurité d'un" spectacle privé " au lieu de le mettre à la charge du contribuable :idea:


oui c'est déjà fait Télésup, tu ne sors plus de chez toi :?:

mais au tarif que ça coûte, les clubs n'auront plus assez d'argent pour payer la sécurité privée...donc plus de spectacles. L'histoire de solliciter les pompiers c'est fini depuis longtemps :P


29 Aoû 2019 15:24
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dna a écrit:
Les 49 supporters “libérés”

La période de trois mois d’interdiction administrative de stade, prononcée contre les 49 supporters du Racing qui avaient bravé un arrêté préfectoral du Gard en mars dernier, est arrivée à échéance.

Considérée comme injuste et inique par les intéressés, cette sanction avait débouché sur une « grève des encouragements » loin de la Meinau. Les UB90 invitent désormais « tous les supporters à pousser nos joueurs vers la victoire à Amiens ». Suffisant pour mettre un terme à la disette à l’extérieur ?


5 Nov 2019 6:04
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dna a écrit:
les supporters se chauffent la voix
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Silencieux à l’extérieur depuis le début de saison pour protester contre l’interdiction de déplacement qui a frappé durant trois mois 49 d’entre eux, les supporters du Racing seront plus de 600 à Amiens et se préparent à soutenir de nouveau bruyamment les Bleus.
Ils sont restés interdits, dans tous les sens du terme. Interdits parce qu’étonnés d’un châtiment, à leurs yeux, disproportionné. Interdits de déplacement aussi, durant trois mois. Une pénitence insupportable pour des supporters épinglés pour avoir dit stop à un arrêté préfectoral.

Petit rappel des faits : le 16 mars, le Racing se rend à Nîmes. Trois jours avant cette rencontre de la 29e journée de Ligue 1 (2-2), un arrêté du Préfet du Gard est promulgué « portant restriction de la liberté d’aller et venir des supporters du RC Strasbourg Alsace » dans la cité nîmoise.

Pour les fidèles du Racing, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ils estiment l’arrêté liberticide et décident de le braver.


« Nous voulions montrer que nous pouvions aller au stade des Costières à pied, sans incident et en toute sécurité, plaide Florian Kuhn, président des Ultra Boys 90 depuis 2018. Après avoir profité en journée de la douceur du climat à Avignon que nous avions ralliée en bus, nous avons fini le voyage vers Nîmes en train. Mais nous nous sommes fait griller en achetant 90 billets l’après-midi. Ça a alerté les autorités, d’autant que nous n’avons pas respecté le rendez-vous avec la police pour nos bus. »

À leur descente du TGV, un comité d’accueil attend Florian Kuhn et les autres. « Dès que nous avons posé le pied sur le quai, les forces de l’ordre nous ont encerclés et consignés dans un coin de la gare, avant de nous transférer vers une école de gendarmerie pour relever nos identités. Jusque-là, aucun souci. Mais on nous a ensuite renvoyés en bus à Strasbourg, sans assister au match, en nous expliquant que nous risquions jusqu’à six mois d’interdiction de stade. Nous n’avions rien fait de mal et ne nous attendions pas à une peine ultérieure. »

Pourtant, juste avant l’ouverture de la saison en Ligue 1, le couperet tombe : interdiction de déplacement durant trois mois pour 49 des 88 ‘’bannis’’ de Nîmes. La dureté et la durée de la peine affligent les punis autant qu’une application qu’ils estiment arbitraire.

« On cherche toujours à comprendre »


« Pourquoi 49 et pas 88 ? On cherche toujours à comprendre. Personne ne nous a jamais rien expliqué, interroge Florian Kuhn. Dans les 49, il y a tous les profils et tranches d’âge, des femmes, des gens plus âgés, venus de Marckolsheim, Mulhouse, du Nord du Bas-Rhin aussi. Il n’y a eu aucune cohérence dans les sanctions. La preuve : nous étions interdits de déplacement en France, mais pas en Ligue Europa. Les soirs de match à l’extérieur, chacun devait pointer au commissariat de police ou à la gendarmerie de son secteur. »

Les UB 90 renoncent alors à organiser des déplacements. Ceux qui se déplacent quand même optent pour une grève des encouragements. « Presque toute notre équipe d’organisation était frappée par l’interdiction, justifie leur chef de file. À l’extérieur, nous avons seulement déployé une bâche : “La passion ne s’interdit pas. Interdits de stade présents.” Elle n’a été refusée qu’à Lille alors qu’elle n’avait rien d’insultant. En réaction, ceux qui avaient fait le voyage sont repartis sans entrer au stade. »

« Montrer la différence d’ambiance »


Aujourd’hui, le trimestre de pénitence est achevé. En six matches à l’extérieur, le Racing n’a rapporté qu’un nul (0-0 à Reims le 18 août) et n’a pas marqué. Il y reste sur cinq défaites.

Mais samedi (20h) à Amiens, il retrouvera ses “fous chantants”. « On a lancé un appel à la mobilisation, même si ce n’est pas la destination la plus excitante, sourit “Flo” Kuhn. Le parcage visiteurs de 600 places sera plein, avec 130 à 140 UB. Plus les individuels. Nous espérons pousser le Racing vers un premier succès à l’extérieur. Le but, c’est de montrer la différence d’ambiance avec ou sans nous. Jamais nous n’avions été frappés par une interdiction aussi massive. Nous sortons de trois mois difficiles, privés de notre passion. Personne ne regrette notre action de Nîmes parce que nous considérions qu’un droit fondamental – la liberté de circuler – était bafoué sans justification sérieuse. La France a un problème avec la gestion des supporters. Cet été, le Préfet du Bas-Rhin a pris des arrêtés très durs à l’égard de ceux de Haïfa et Francfort en Ligue Europa. Ses décisions ont été mal perçues à l’étranger et il a assoupli sa méthode. Il a compris que l’interdiction à tout-va n’était pas la solution. Depuis, il n’y a plus eu d’arrêté à la Meinau. »

Comme si les autorités (re)comprenaient doucement que les supporters restent, quoi qu’on en pense, des acteurs incontournables du spectacle proposé dans les stades…


19 Nov 2019 5:43
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