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« Toute l'actualité du Racing Club de Strasbourg Alsace vue par ses supporters »
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 Lionel Carole 
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SO a écrit:
Lionel Carole : 3 ans au Racing

Le Galatasaray SK et le Racing Club de Strasbourg Alsace ont trouvé un accord pour le transfert de Lionel Carole (27 ans, 1,82 m, 79 kg), qui s’est engagé pour une durée de 3 ans en faveur du RCSA.

« J’ai beaucoup apprécié le discours des dirigeants et le projet du club, explique le nouveau joueur du Racing. Je suis bien évidemment très heureux de rejoindre Strasbourg, mais je pense que je le serai encore plus quand j’effectuerai mes premiers entraînements et que je disputerai mes premiers matches. Je suis impatient de découvrir la Ligue 1, la Meinau et ses supporters ! ».

« Lionel est un joueur que nous connaissons bien et que nous suivions depuis très longtemps, poursuit Loïc Désiré, le responsable du recrutement du RCSA. Il a une bonne maîtrise technique et un très bon pied gauche. Il peut être très utile en phase offensive, par sa vitesse et sa qualité de centre. Il a une grande expérience du haut niveau et il arrive aujourd’hui à maturité ».

Né le 12 avril 1991 à Montreuil-sous-Bois, ce défenseur polyvalent (il peut aussi jouer dans l’axe ou au milieu) d’origine martiniquaise évolue dans plusieurs clubs de la région parisienne avant de rejoindre le Centre de Formation du FC Nantes à l’âge de 16 ans.

Il débute chez les Pros lors de la saison 2010-2011 (14 matches en Ligue 2) avant de prendre la direction du Portugal et du prestigieux Benfica Lisbonne et, à l’été 2011, dispute avec les jeunes Bleus la Coupe du Monde des moins de 20 ans en Colombie aux côtés, notamment, d’Antoine Griezmann.

Prêté une première fois à Sedan, il est ensuite transféré à Troyes, avec lequel il joue 75 matches de Ligue 2. L’ESTAC est promu en Ligue 1 en 2015 mais Lionel Carole, élu meilleur latéral gauche de Ligue 2, choisit de rejoindre Istanbul et l’un des plus grands clubs turcs, Galatasaray, avec lequel il va découvrir la Ligue des Champions.

Un prêt d’une saison au FC Séville, autre grand club européen, lui permet d’enrichir encore son expérience : « Le fait d’avoir été confronté à d’autres visions du monde, d’autres cultures, d’autres footballs, ça m’a permis d’acquérir une certaine maturité. Dans mon parcours, il y a eu des moments fastes, d’autres parfois plus difficiles, mais tous les clubs par lesquels je suis passé m’ont apporté quelque chose, m’ont construit et ont forgé le joueur et l’homme que je suis devenu ».

Aujourd’hui, voici venue l’heure du retour en France et d’un nouveau défi à relever : « J’ai hâte. Le Racing est un grand club et je veux tout donner pour lui, justifier la confiance que l’on me fait et apporter mon énergie positive » !


17 Aoû 2018 21:01
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Carole passe avant l’avant

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Loïc Désiré, responsable du recrutement, et Marc Keller, président du Racing, encadrent Lionel Carole.


Comme prévu, le latéral gauche de Galatasaray Lionel Carole, qui s’est engagé pour trois saisons hier soir, est devenu la septième recrue estivale d’un Racing qui va désormais pouvoir se concentrer sur l’arrivée d’un ou deux attaquants.
Comme chaque année à pareille époque, le mercato estival alimentera les gazettes jusqu’à sa clôture le 31 août à minuit. Et les emplettes du Racing en cette intersaison 2017-2018 n’échapperont pas à la règle.

Comme annoncé dès jeudi soir sur notre site internet, le latéral gauche de Galatasaray Lionel Carole (27 ans, 1,82 m, 79 kg) a paraphé hier en début de soirée son contrat de trois ans avec le club alsacien, après avoir passé avec succès la traditionnelle visite médicale préalable.

Pour racheter la dernière année du bail qui le liait au prestigieux club d’Istanbul, le Racing aurait déboursé 600 000 euros, les dirigeants stambouliotes évoquant, eux, un montant de 750 000 euros.

Caci reconduit contre Saint-Étienne

Avec l’ancien Troyen formé à Nantes et élu meilleur latéral gauche de Ligue 2 en 2014-2015 sous le maillot aubois, l’entraîneur bas-rhinois Thierry Laurey tient sa septième recrue.

Le tonique défenseur va ainsi découvrir la Ligue 1 après avoir disputé 103 matches de L2 avec les “Canaris”, Sedan et Troyes.

« Lionel n’a jamais fréquenté la L1, c’est vrai, mais il a joué en Division 1 dans des pays (Portugal, Grèce, Espagne) qui ne sont pas San Marin ou Andorre. C’est une bonne opportunité. Nous cherchions un défenseur polyvalent pouvant évoluer à gauche avant tout. Ça n’enlève rien aux qualités de ses concurrents qui vont se battre pour se faire une place. Abdallah (Ndour) revient de blessure et n’est pas tout à fait prêt, même s’il devrait être sur le banc dimanche contre Saint-Étienne. Quant à “Antho” (Anthony Caci) , c’est un joueur polyvalent avant tout. Il a fait une très bonne préparation et un très bon match à Bordeaux (son premier en Ligue 1) , même s’il y a encore des choses à améliorer. Il découvre un nouveau poste, de très belle façon. Il jouera face aux Verts. Ensuite, on verra. »

Au contraire d’un Lamine Koné débarqué début août avec un déficit de préparation, Lionel Carole n’est pas à court de forme. « Il est entré – vingt minutes – lors de la Super Coupe de Turquie (perdue aux tirs au but par Galatasaray) et a participé aux matches amicaux », détaille son nouveau coach. « Il n’est peut-être pas au top, mais a plus joué par exemple que Lamine qui s’était préparé seul. »

Le dossier du latéral gauche bouclé, le Racing va maintenant pouvoir se consacrer pleinement à la quête d’un ou deux attaquants. « On va déjà en faire un et on verra après », tempère Thierry Laurey.

« On a plusieurs dossiers en cours. Quand le premier se referme, on s’attaque au deuxième et ainsi de suite. Mais avec Ajorque, Saadi, Zohi et Da Costa, voire Benjamin Corgnet qui va revenir et peut jouer un peu plus haut, Adrien Thomasson, qui peut lui aussi monter d’un cran, et Moataz Zemzemi, on a des solutions. On ne veut pas empiler les mecs non plus. »

Ces dernières heures, certaines pistes se sont évanouies. Après le Bordelais Gaëtan Laborde, acheté 3,3 millions, Montpellier se prépare à engager un autre attaquant convoité par le Racing, Moussa Diaby (19 ans).

Hier matin, le président héraultais Laurent Nicollin a annoncé avoir trouvé un accord avec le joueur et son homologue du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, pour un prêt du prometteur Parisien.

Un peu plus tard, RMC Sport a affirmé que Strasbourg aurait transmis à Troyes une offre de 70 0000 euros – hors bonus – pour l’attaquant aubois Adama Niane, meilleur buteur de L2 en 2016-2017 (23 buts), sous contrat jusqu’en 2020.
Un œil sur Timothy Weah

Une “information” démentie aussitôt, tant par le directeur sportif de l’ESTAC Luis de Sousa que par le président alsacien Marc Keller.

Le Malien privilégie de toute façon une expérience à l’étranger et serait tout près d’accepter l’offre que lui a récemment transmise un club russe.

Deux nouveaux noms ont fait leur apparition. Faute d’avoir pu attirer Diaby, le Racing s’intéresse à l’autre grand espoir parisien Timothy Weah (18 ans), fils du mythique George.

Un prêt en Alsace permettrait au jeune international américain de s’aguerrir en L1.

Par ailleurs, une source allemande – celle-là même qui avait permis de dévoiler l’intérêt strasbourgeois pour l’ailier congolais Chadrac Akolo dont le VFB Stuttgart ne souhaite finalement pas se séparer – indique que l’attaquant de couloir de Mayence, Pablo De Blasis, figure sur les tablettes alsaciennes. Reste à savoir en quelle position.

Cet Argentin, petit format de 30 ans (1,65 m), passé par la Grèce et capable d’évoluer à droite comme à gauche, est arrivé au 1. FSV Mainz 05 en 2014.

Depuis, il a inscrit 15 buts et délivré 15 passes décisives en 102 matches de Bundesliga. Son transfert pourrait se négocier autour de 2,5 millions. On lui prête également des contacts en Espagne.



18 Aoû 2018 5:54
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si il a le meme niveau que Lala moi ca me va..... :mrgreen: :mrgreen:


18 Aoû 2018 12:42
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en espérant qu'il ne danse pas trop au bar, carole
:lol:


18 Aoû 2018 13:28
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Rencontre avec Lionel Carole, dernière recrue du Racing Carole, les voyages en ballon
Dernier arrivé au sein du vestiaire alsacien, Lionel Carole, 27 ans, espère apporter au club son expérience, lui qui a connu différents championnats européens.

Lionel Carole est un footballeur voyageur. C’est le moins qu’on puisse dire. Le latéral gauche de 27 ans, dernière recrue en date du Racing, a en effet déjà posé ses crampons au Portugal, en Turquie et en Espagne, sans oublier une Ligue 2 où il a débuté sous le maillot nantais.

Mais ironie de l’histoire, le joueur originaire de Montreuil n’a jamais foulé les pelouses de Ligue 1. «Je vais découvrir la Ligue 1 à 27 ans… Mieux vaut tard que jamais», lâche le joueur en se marrant.
Expériences enrichissantes

Reste que Lionel Carole, passé pro en 2007, n’a rien d’un “rookie” et espère bien apporter son expérience cosmopolite au groupe alsacien.

« Galatasaray (où il est arrivé en 2015, NDLR) , au niveau des supporteurs, c’est extraordinaire. Ils vivent club, ils mangent club, ils dorment club. Il y a une énorme passion, surtout lors des derbies. De la passion dans tous les sens du terme, le bon et le moins bon. Mais c’est une bonne expérience, ça m’a fait prendre de la maturité et je n’en retiens que du positif.»

Pas étonnant. Car si la carrière de Lionel Carole a connu des hauts et des bas, le défenseur semble animé d’un optimisme à toute épreuve. Comme lorsqu’il évoque sa saison passée, où son prêt au FC Séville n’a pourtant pas comblé toutes ses attentes.

«J’ai bien commencé, mais ça s’est moins bien terminé. Mais c’était une saison enrichissante, j’ai connu de bons entraîneurs et de bons joueurs. Et j’ai terminé la saison en jouant de gros matches face au Real Madrid, Bilbao, l’Atletico ou Villareal», souligne-t-il.

Avant d’ajouter: «Franchement, il y a du bon football partout en Europe. Il n’y a pas que la France».

On l’aura compris, Lionel Carole est le genre de joueur qui aime bouger. Et ça ne date pas d’hier. «J’y ai repensé hier, mais entre 6 et 15 ans, j’ai fait cinq clubs en région parisienne, se marre-t-il quand on évoque son amour de la “bougeotte”. Plus sérieusement, si j’ai fait beaucoup de clubs, ce n’est pas uniquement par désir de bouger, mais c’était des opportunités de carrière. Des fois, on m’a poussé à partir, des fois c’était un choix délibéré. Mais globalement, je suis content de mon parcours.»

Il n’est pas non plus mécontent de revenir dans l’Hexagone. Et surtout, de découvrir une Ligue 1 qu’il regarde à la télé depuis qu’il est «tout petit».
«Motivé par le projet»

«Ce qui m’a surtout motivé, c’est le projet du Racing. J’ai aimé le discours du président, du coach. Ici, il y a un vrai projet de jeu. L’effectif est de qualité… Et il y a les supporters de la Meinau. C’est un tout qui m’a donné envie de venir ici.»

Le latéral a faim. «J’ai fait une bonne préparation, j’ai joué les matches amicaux et j’espère pouvoir rapidement exprimer mes qualités. Ici, il y a quelque chose de beau à construire…»

C’est visiblement suffisant pour que Lionel Carole pose enfin ses valises…



19 Aoû 2018 5:19
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dna a écrit:
« Ramener des points »
Pour sa troisième titularisation dans le couloir gauche, ce soir à Montpellier, Lionel Carole espère pouvoir « ramener des points », après deux défaites consécutives.

Jusque-là, Lionel Carole n’a pas porté chance au Racing. Sa première apparition sous le maillot bleu, une vingtaine de minutes au relais d’Anthony Caci – au lendemain de son arrivée –, a déséquilibré le jeu alsacien et provoqué l’égalisation de Saint-Étienne (1-1).

« Encore quelques matches pour atteindre le maximum »


Dans un rôle plus offensif, le natif de Montreuil a ensuite subi la loi lyonnaise au Parc OL (2-0) avant de trouver ses marques contre Nantes. Las, c’est le couloir droit qui a explosé ce soir-là, frustrant l’ex-arrière de Galatasaray et du FC Séville, ainsi que toute la Meinau (2-3).

Du côté de la Mosson, ce soir, Lionel Carole espère que le vent va finir par tourner.

– Quel est l’objectif que vous vous êtes fixé à l’heure de défier Montpellier ?


– On a à cœur de ramener des points. On sait qu’en face, on aura affaire à une bonne équipe, bien regroupée, solide en défense. Mais on reste sur deux défaites. Donc le plus important, c’est d’engranger.

– À la Mosson, votre adversaire reste sur huit matches en Ligue 1 sans succès. Est-ce un avantage ?


– (Il sourit). Oui, on sait que Montpellier connaît quelques soucis à domicile. Mais cela ne veut pas dire grand-chose. Avant de venir chez nous, Nantes n’avait pas gagné un match de la saison. Je le répète, en face, il y a de la qualité, de bons joueurs…

– De bons joueurs, mais qui marquent peu…


– Tant mieux ! J’espère que ça va continuer samedi ! À nous de tout mettre en œuvre pour arriver à une finalité positive.

– Après les deux revers contre Lyon et Nantes, la trêve internationale a-t-elle permis de recharger les batteries ?


– Oui et non. Quand tu perds, c’est toujours bien d’enchaîner les matches pour ne pas gamberger. Mais on en a profité pour bien travailler. Sur le plan physique, tactiquement aussi. Entre nous, on s’est dit les choses. Maintenant, c’est le match qui compte.

– Était-il nécessaire de reposer certains principes ?


– Il ne faut pas oublier qu’il y a pas mal de nouveaux joueurs dans l’effectif. Il y a des habitudes à acquérir, surtout en défense, où il faut toujours un peu de temps pour trouver les automatismes. Il nous faudra encore quelques matches pour atteindre le maximum, mais on est sur la bonne voie.

– Contre Montpellier, vous allez être confrontés à un schéma atypique, puisque les Héraultais évoluent avec trois défenseurs axiaux. Cela nécessite-t-il un plan de jeu particulier ?

– Il s’agit de s’adapter, de penser un peu différemment, mais ça, c’est surtout l’affaire de l’entraîneur. De toute façon, le problème reste le même : il faut marquer des buts et ne pas en prendre !
« On peut être joueur et prudent »

– Faudra-t-il être moins porté sur l’offensive qu’à l’accoutumée pour y parvenir ?

– Moi, je suis d’un naturel joueur. Et le fait d’être joueur, ça n’induit pas forcément de la fragilité et ça n’empêche pas un bon résultat. On peut être joueur et prudent.

– On en oublierait presque que vous découvrez la Ligue 1 à 27 ans, après avoir pas mal bourlingué en Europe. Alors, quelles sont vos sensations ?


– C’est IN-CROY-ABLE (il se marre) ! Oui, c’est sympa, cette découverte de l’élite de son pays à mon âge. Mais l’objectif, c’est de faire quelque chose de bien avec le Racing…

– Et l’ambiance à la Meinau ?


– Ça, c’est extraordinaire pour un club en France. Franchement, je félicite nos supporters. À Montepllier, ce n’est pas pareil. Quand ils viendront ici, ils découvriront ce que c’est, un public, et ils apprécieront.


15 Sep 2018 13:04
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Carole le globe-trotter
Arrivé en Alsace en août, le défenseur latéral Lionel Carole, 27 ans, a eu un parcours marqué par les expériences à l’étranger. Retour sur sa trajectoire de globe-trotter du football européen.
Comme beaucoup de joueurs issus de la banlieue parisienne, Lionel Carole a commencé le foot au bas de son immeuble, à Neuilly-sur-Marne.

« C’est un peu comme Neuilly-sur-Seine mais en moins bien, ironise d’emblée le joueur d’origine martiniquaise. C’était comme dans toutes les cités, on se retrouvait après l’école au city stade ».

Les parents de Lionel Carole ne sont pas spécialement sportifs. Et pas “footeux” pour un sou. Mais ce n’est pas le cas de son cousin.

« Mon parcours est une fierté pour moi »

« C’est lui qui m’a donné le goût du foot. Enfin, je lui servais surtout de cobaye : il me mettait dans les cages et frappait comme un fou », se remémore Carole en se marrant.

À six ans, Lionel Carole prend sa première licence à Neuilly-sur-Marne, puis enchaîne les clubs de la région parisienne : Villemomble, Saint-Maur Lusitanos, puis l’UJA Alfortville.

« Là-bas, il y avait un gros travail fait pour la formation des jeunes », rappelle Lionel Carole. À 15 ans, le joueur fait des essais à Bastia, Rennes ou encore Montpellier. Avant de poser son baluchon à Nantes. « Je venais d’entrer au lycée, je faisais des essais à droite, à gauche, je ratais les cours… Ma mère m’a dit “stop, tu vas à Nantes, c’est bien” ».

S’ensuivent cinq ans, où Lionel Carole passe des formations jeunes à l’équipe pro. « C’est le FC Nantes qui m’a fait découvrir ce monde-là », souligne Carole, citant notamment Laurent Guyot en tête des formateurs qui ont compté pour lui.

En même temps, le latéral passe son Bac S. Mais celui qui a déjà enchaîné les clubs en jeune a la bougeotte.

« Je n’avais pas de plan précis concernant ma carrière, je n’en ai toujours pas d’ailleurs, mais quand Benfica s’est intéressé à moi, j’ai décidé de partir là-bas ».

Carole a alors 19 ans, peu d’expérience et découvre un tout autre monde. « C’était extraordinaire. Au Benfica, il y avait de grands joueurs, j’étais la doublure de Coentrao avant qu’il ne parte au Real. Il y avait aussi Pablo Aimar, Saviola… ». Sans oublier Nuno Gomes, « un exemple de professionnalisme, qui alliait humilité, talent et travail ».

Dans ce contexte, Lionel Carole grandit vite. Mais il a du mal à s’imposer. Et après un an et demi au Portugal, il retourne donc en France, à Troyes.

« La première saison était mitigée, mais la deuxième était fantastique : on monte en L 1, on termine champion et je suis élu meilleur arrière gauche de la saison », énumère Lionel Carole.

Suffisant pour se poser enfin et s’imposer en Ligue 1 avec l’ESTAC ? Et bien non. « Je voulais rester, mais Troyes avait des soucis avec la DNCG. Le club avait besoin d’argent », raconte Lionel Carole.

Mais quitte à partir, autant découvrir un nouveau pays. Ce sera la Turquie et le club de Galatasaray, pour une expérience que l’actuel latéral du Racing ne regrette en rien. « Là-bas, j’ai connu des fans fantastiques et une ville splendide », rappelle le défenseur en souriant.

Mais comme lors de son expérience portugaise, il joue par-ci par-là, mais peine à s’imposer en tant que titulaire. Le tour d’Europe reprend alors pour Carole, qui pose son balluchon en Espagne, à Séville, sous forme de prêt. « Encore un très gros club et encore une belle expérience », lâche-t-il quand on parle de l’Espagne.

Mais à 27 ans, le latéral est heureux de retrouver la France. « J’ai vadrouillé à gauche à droite, j’ai connu des choses incroyables et mon parcours est vraiment une fierté pour moi. Ces voyages m’ont forgé. Mais je voulais du temps de jeu, enchaîner les matches et retrouver un statut de titulaire ».

Et force est de constater que depuis son arrivée il remplit toutes ces cases.
« Je n’ai pas encore ma vitesse de croisière »

« Je suis très content d’être ici, le collectif est intéressant et on a une grosse marge de progression », avance-t-il.

Le latéral se montre plus sévère concernant ses performances personnelles. Et ce n’est pas sa place au sein dans le onze type de Ligue 1 de l’Équipe pour la 9e journée qui va y changer quelque chose.

« Je prends mes marques, mais je n’ai pas encore trouvé ma vitesse de croisière. Honnêtement, ce n’est pas suffisant, j’espère démontrer que je peux mieux faire », souligne celui qui se dit « perfectionniste, parfois même trop » et qui aime « placer la barre très haut ».

En attendant, cet aventurier du foot n’est pas mécontent d’avoir enfin posé ses valises. Car même les pigeons voyageurs apprécient parfois d’avoir un petit nid douillet…


11 Oct 2018 12:54
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dna a écrit:
Lionel Carole entre dans l'histoire
Personne n’a oublié le tir au but victorieux de Stéphane Collet en 1997 pour la première du Racing en coupe de la Ligue, face à Bordeaux. Ce fait de gloire a incombé cette fois à Lionel Carole, qui entre à son tour dans l’histoire du club.
Endossant volontiers la lourde responsabilité de cinquième et dernier frappeur strasbourgeois lors de la séance de tirs aux buts, Kenny Lala se voyait bien en ultime héros d’une soirée dont les principaux faits d’arme avaient jusque-là été l’œuvre de Bingourou Kamara.

Sauf qu’Alexandre Mendy a arrosé le mur bleu au lieu de trouver le cadre, que Kamara a parachevé sa prestation en stoppant le tir de l’ex pensionnaire du stade Pierre-Mauroy, Ronny Rodelin, et que les trois premiers Strasbourgeois s’étaient montrés infaillibles.

«Attends, c’est bon là ? C’est sûr, elle est à nous ?»


Si bien qu’à condition de ne pas se louper, l’honneur de ponctuer la formidable épopée bleue était dévolu à Lionel Carole, une des recrues phares de l’été dernier, entré en jeu au bout du temps réglementaire, à la place de Lamine Koné.

Se louper ? Oh que non. Sa frappe croisée du gauche à ras de terre et à ras du poteau n’a laissé aucune chance au spécialiste du genre, Marc-Aurèle Caillard, pour une fois impuissant. « Je me suis dit que j’allais tirer là, mais en général j’aime bien regarder le gardien s’il bouge un peu. J’ai vu qu’il restait vraiment jusqu’au dernier moment sur ses appuis, donc je me suis dit, “je la mets fort sur le côté et il n’aura pas le temps de voir ce qui se passe”.»

Cela paraît tellement simple. Le fardeau aurait pu être tellement difficile à porter. D’ailleurs, une fois qu’il s’en est débarrassé, il n’a pas tout de suite réalisé, alors que tous ses coéquipiers accouraient déjà depuis le rond central.

«J’ai mis une ou deux secondes, me disant, “attends, c’est bon là? C’est sûr, elle est à nous ?”. Ça fait plaisir, c’est un accomplissement. Maintenant, c’est fait, c’est écrit, on remporte ce trophée et on rend heureux, fier tout un peuple, toute une communauté qui sont venus nous supporter, y compris nos familles. C’est beaucoup de fierté.»
«Un beau contre-pied à l’histoire»

À froid, le latéral gauche formé au FC Nantes mesurait toutefois la portée de son dernier geste. «Je pense que c’est un beau contre-pied à l’histoire, pouvoir remettre Strasbourg au pied de l’Europe. Car ce n’est pas vraiment la coupe de l’UEFA ( il parle bien sûr de la Ligue Europa, NDLR ), il y a des tours préliminaires à passer. C’est vraiment important, mais maintenant, il y a une fin de saison à faire, il y a le championnat. On va profiter, on va savourer, mais dès mercredi, il y a un autre match ( devant Reims, 19h à la Meinau ).»

Celui de samedi n’était de loin pas le plus folichon, il en convient. «Un mal qui en valait la peine. Ce n’était pas le meilleur de nos matches. Un match assez compliqué. Les conditions, que ce soit le ballon, le terrain, n’ont pas été faciles pour les deux équipes. Au final, on n’a pas vécu tout ça pour rien.»
Une revanche sur le sort

À 13 jours de son 28e anniversaire, l’ex-international espoir (3 sélections) s’est offert une deuxième coupe, après celle de Turquie, en 1996. Mais celle-ci a une tout autre saveur. Voici trois ans, sous les couleurs de Galatasaray, il n’avait été que spectateur. Cette fois, l’ex-Stambouliote et Sevillan, où il était prêté l’an passé, fut bien acteur. Et avec un des rôles principaux.

Une belle revanche sur le sort pour celui qui, blessé à trois reprises, a été éloigné des terrains durant trois mois depuis sa signature au Racing.


1 Avr 2019 12:56
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Carole, semaine folle
Le latéral Lionel Carole, longtemps blessé cette saison, a vécu une dernière semaine un peu dingue : après avoir offert la coupe de la Ligue aux siens en inscrivant le dernier tir au but, le défenseur a aussi distillé deux passes décisives. Un retour canon.

Le latéral gauche Lionel Carole n’a disputé que 17 rencontres en 31 journées de Ligue 1. Mais après un début de saison haché par les blessures, le défenseur de 27 ans a retrouvé la forme au meilleur des moments.
« Le penalty ? J’avais la conviction que j’allais marquer »

L’Antillais de la région parisienne revient sur cette semaine un peu folle, où il a inscrit le penalty victorieux face à Guingamp, en finale de coupe de la Ligue, avant d’offrir deux passes décisives à Nuno Da Costa, à la Meinau face à Reims (4-0), puis au Parc des Princes, face au PSG (2-2).

– Vous avez vécu une semaine faste, à titre collectif comme à titre personnel…


– Tout le monde est content. Décroché ce titre (en coupe de la Ligue) c’était un de nos objectifs avec le maintien et on a réussi à l’avoir.

– Quelle saveur a pour vous cette coupe de la Ligue ?


– J’ai déjà été champion de France de Ligue 2 (avec Troyes, ) , j’ai gagné une coupe de Turquie et une supercoupe de Turquie. C’est mon 4e trophée, mais c’est toujours autant de plaisir. Ce sont des moments rares dans une carrière. Et là, c’est un titre acquis en France, c’est encore plus fort.

– Vous étiez longtemps blessé cette saison. Revenir sur les terrains pour vivre ce moment doit être une vraie satisfaction ?


– Je suis au revenu au bon moment, c’est clair (sourire). J’étais frustré de ne pas beaucoup jouer et la perspective de cette finale était une motivation supplémentaire pour revenir en forme, ça m’a donné la rage. Je voulais être là pour aider l’équipe.

– Vous avez débuté la finale sur le banc. Comment l’avez-vous vécu ?


– Bien sûr j’aurai préféré démarrer, comme tout le monde. Mais j’en ai profité pour observer Guingamp et regarder tous les petits détails, pour essayer de voir où il y avait des failles. Et j’ai essayé de trouver les bonnes paroles pour motiver mes coéquipiers.

– Qu’avez-vous ressenti à votre entrée en jeu, à la fin du temps réglementaire ?

– J’étais à fond dans le match et mon objectif, c’était de ne surtout pas encaisser de but. Tant que tu n’encaisses pas de but, il y a de l’espoir.

Le match n’était pas terrible, mais je me doutais que ce serait ce genre de scénario. Le ballon était bizarre, la pelouse pas géniale et tu rajoutes à cela l’enjeu d’une finale… Cela a donné un match moche à voir. Mais on l’a gagné !

– Vous avez participé à la séance de tirs au but et inscrit le penalty victorieux. Comment cela s’est décidé ?


– À la fin de la prolongation, le coach est arrivé avec une feuille et a demandé qui voulait tirer. Sanjin (Prcic) et Adri (Adrien Thomasson) ont tout de suite levé la main. Je voulais tirer en troisième position, mais Dim (Lienard) y tenait, donc j’ai levé la main pour être le quatrième tireur. Je n’avais pas d’appréhension, je me sentais prêt…

– Qu’avez-vous ressenti en marchant du rond central vers le point de penalty ?


– Franchement ? J’ai marché le plus lentement possible, pour savourer ce moment avec nos supporteurs qui étaient derrière le but. Je n’avais aucune peur, juste la conviction que j’allais marquer. Ça peut sembler prétentieux de le dire comme ça, mais je le sentais bien. J’étais concentré et à aucun moment je ne me suis dit que je pouvais rater.

Et quand j’ai marqué, je voulais retenir ma joie, attendre que les autres joueurs arrivent, mais tout a débordé (rires).

– Après ce succès, vous avez enchaîné avec deux prestations pleines, ponctuées de deux passes décisives. Satisfaisant ?


– Les passes, c’est important, car dans le foot moderne on regarde beaucoup les “stats”. Et faire une passe décisive, c’est toujours un plaisir, car tu contribues directement à l’apport offensif de ton équipe. Mais je suis un compétiteur et je sais que je peux encore mieux faire…

– Même si vous avez la coupe et le maintien en poche, on a l’impression que vous avez toujours faim…


– On est des compétiteurs avant tout. On veut bien finir la saison, gratter le plus de places au classement. Ici, on joue devant un stade plein, c’est un rêve pour tout footballeur. Et puis on veut respecter nos adversaires, le championnat, notre public…

– On imagine que vous visez la victoire face à Guingamp samedi…


– (Il coupe) Il faut être sérieux et rester humble. Guingamp, ça va être un match compliqué, surtout qu’ils seront revanchards. Il ne faut pas se voir trop beaux. Et il ne faut ne pas oublier que dans le foot, ça va vite dans un sens comme dans l’autre…


11 Avr 2019 16:58
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ZOOM - Lionel Carole et le Racing pas mécontent de s’être rassurés « Se faire violence »
Lionel Carole a hésité entre le verre à moitié plein et à moitié vide à Amiens. Si le Racing n’a pas brillé en un morne match du dimanche, il a récolté un point qui lui fait du bien.
Les observateurs ne se sont pas follement amusés en une rencontre qui a rappelé une autre purge dans la saison strasbourgeoise. Il y a deux mois, à Caen, les Strasbourgeois avaient débarqué en imperméable pour mettre fin à une série de deux défaites.

Ils ont à peu près fait la même chose pour construire un nul vierge de but, avant-hier, au stade de la Licorne. Ce n’était pas seulement pour faire tourner le compteur points. Il s’agissait d’abord de mettre à une opération portes-ouvertes qui commençait à contrarier chez les Bleus.
« L’objectif qu’on avait, c’était de consolider notre défense, a expliqué le latéral gauche du Racing Lionel Carole. Au final, cela a donné un match assez fermé. Mais on en avait besoin après les trois derniers matches. Passez-moi l’expression, mais toute l’équipe s’est levé le c... pour y arriver. »

Lui a respecté le plan à la lettre, notamment en première période quand il s’est cantonné dans son camp pour refroidir la moindre initiative offensive picarde. C’est d’abord du côté de son homologue du côté droit, Kenny Lala, que le Racing a pointé son nez pour ne pas se contenter de se calfeutrer.

« On aurait pu mieux faire offensivement »


Ensuite, en seconde période, l’ancien de Galatasaray a poussé le bouchon un peu plus loin mais quelques imprécisions techniques ont plombé les envies de marquer.

« L’important était de ne pas prendre de but, souligne-il avec en mémoire les huit pions encaissés sur les trois dernières sorties en L1. Après, c’est sûr, on aurait pu mieux faire offensivement. On aurait pu mieux combiner. »

Il ne désolidarise pas du tableau, un brin vilain et ses seulement 70% de passes réussies ne constituent pas un sommet individuel. Sa prestation quelconque, sans être infamante, s’inscrit toutefois dans un collectif en manque de confiance, confronté à la nécessité de terminer une saison sans une énorme timbale à aller chercher puisqu’elle est déjà dans la besace alsacienne avec la coupe de la Ligue décrochée il y a un mois, ni un dos à éloigner du mur.

Dans ce cadre, les Strasbourgeois sont plongés dans leur quotidien et le défi amiénois se suffisait à lui-même pour ne pas voir plus loin que le match du week-end et son contexte particulier.

« On n’avait pas les yeux sur l’arbitre ( Stéphanie Frappart, la première femme à avoir sifflé un match de L 1, ndlr ), on avait les yeux sur le ballon, garantit le joueur formé à Nantes qui s’est révélé à Troyes. De la même manière, ce match-là était important et on ne pensait pas à Marseille, qui vient après. On a d’abord envie de jouer le mieux possible même si tout le monde a vu que ce n’était pas super aujourd’hui ( avant-hier ). »

Une fin de saison en pente douce n’est peut-être pas idéale pour terminer en boulet de canon. Le Racing avance au petit trot ces temps-ci – une seule victoire en 12 matches de Ligue 1. « Il faut dire qu’on a rempli nos différents objectifs alors qu’on est à plusieurs matches de la fin, conclut le joueur de 28 ans. Ce n’est pas toujours facile, regardez Paris. On veut se faire violence, on veut montrer notre capacité à gagner les rencontres à venir. »

Vendredi, avec l’OM à la Meinau, il y a une soirée de gala et une occasion idéale de transformer le discours en réalité.


30 Avr 2019 13:32
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