DNA a écrit : Coulibaly de main de maître
RC STRASBOURG II 2
KOETZINGUE 0
Mi-temps : 2-0. Environ 70 spectateurs. Arbitre : M. Fuchs (Riedisheim), assisté de MM. Kokmen (Logelbach) et Ohl (Hilsenheim). Les buts ; Coulibaly (9 e’), De Jong (32 e’).
RACING : N’Tima – Noé, Decker, Bischoff, Keller, Coulibaly, Gisselbrecht, Venturini, Binder, De Jong (cap), Ounissi. Sont entrés en jeu Radisavljevic, Falk, Traoré.
KOETZINGUE : D’Alessio – Wojcik, Bertrand, Dietsch, Blanchard, Eglin (cap.), Fanchone, Schieb, Levêque, Dangel, Heinis. Sont entrés en jeu Fischer, Fehr, Schwob.
Le Racing a-t-il eu la main heureuse en s’attachant les services du milieu de terrain, Abdou Coulibaly ? Pour l’en convaincre, le joueur n’a pas hésité à utiliser la sienne, hier sur la pelouse du stade Jean-Nicolas Muller. De la fameuse « mimine » – rendue célèbre par Diego Maradona ou Thierry Henry –, il a coupé la trajectoire du ballon, à la réception d’un coup franc de Venturini, excentré sur le flanc droit à 25 mètres (1-0, 9 e’). L’arbitre et ses assistants n’y ont vu que du feu… « Tant mieux pour moi », souffle, dans un sourire, l’auteur de la filouterie. Et tant pis pour Koetzingue, qui a perdu sur cette action la bataille psychologique, avant de renoncer, par séquences, à mener celle du jeu. Ce que la fiche technique ne dit pas, c’est qu’Abdou Coulibaly a eu la main lourde pour les protégés de Gérard Beck 93 minutes durant. Difficile de déceler ne serait-ce qu’une infime part de déchet dans la production du milieu, qui s’est comporté en véritable aiguillon tout au long de la partie.
Sous les yeux de François Keller
À l’aise des deux pieds, la recrue du Racing a initié plusieurs décalages, distillant les transversales avec une précision d’horloger. Mais comme il est impossible d’être partout, Coulibaly est étranger au second but strasbourgeois (2-0, 32 e’), œuvre de Tommy De Jong sur un caviar de Robin Binder. Deux minutes plus tôt, l’attaquant koetzinguois Aurélien Levêque avait un peu trop appuyé son lob (30 e’), sur une remise à une touche de balle de Kévin Heinis. La frappe dévissée du gauche (47 e’) de Dominique Wojcik, en bout de course dans la surface de réparation, n’a pas davantage contribué à requinquer les visiteurs. Globalement, Koetzingue ne s’est pas montré suffisamment incisif. Faute de munitions, son avant-centre, Gérard Fanchone, s’est beaucoup dépensé… pour rien. Seul le missile du milieu strasbourgeois Frédéric Schieb (85 e’), aux vingt mètres plein axe, a quelque peu égayé une seconde période moins emballante que la première. Coulibaly, lui, a terminé sur les rotules, sans gaspiller pour autant. Venu en observateur, François Keller, l’entraîneur de l’équipe une, a certainement apprécié.
Amaury Prieur