Les Supporters

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Kaniber
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Re: Les Supporters

Message par Kaniber »

dna a écrit :Du vague aux âmes bleues
Le match entre le Racing et le Stade de Reims, ce dimanche (15h) à la Meinau, sera le quatorzième de rang qui se jouera à huis clos en raison de la crise sanitaire. Un crève-cœur pour les supporters, contraints de vivre leur passion par procuration.
Grégory Walter et sa petite famille font partie des derniers rescapés du peuple bleu à avoir vécu ce que les communicants des clubs de Ligue 1 appellent une “expérience stade”. Entendez par là qu’ils ont suivi un match pour de vrai, dans des tribunes qui ne sonnent pas désespérément le creux, quand il n’y a pas une bande-son de chants de supporters pour artificiellement tenter de meubler le vide.

C’était le 25 octobre dernier, au stade Francis-Le Blé de Brest où le Racing s’était imposé avec brio (0-3) devant 4 361 spectateurs. C’était la huitième journée de Ligue 1, la dernière où le public a été accueilli en “jauge réduite”, avant un nouveau tour de vis pour essayer d’endiguer la pandémie mondiale.
« On a kidnappé un gros morceau de ma vie »

Plus de trois mois se sont écoulés et treize journées de championnat ont été disputées à huis clos. « On a kidnappé un gros morceau de ma vie », dit dans une belle image Grégory Walter, l’homme qui n’avait manqué aucun match des Bleus depuis 2003, à la Meinau comme à l’extérieur.

Pour le plus assidu des fans du Racing, la situation est difficile à vivre. « On la subit et on s’y habitue même d’une certaine manière », s’étonne celui qui a eu « l’impression de trahir [ses] valeurs » en souscrivant un abonnement à la chaîne payante et mauvaise payeuse qui diffuse la Ligue 1 (*).

Pour ses deux enfants, Robin (6 ans) et Charlotte (4 ans), les dimanches devant la télé n’ont rien à voir avec ceux passés dans les tribunes. « Le grand regarde cinq minutes, la petite ne s’y intéresse pas », précise le papa. Mais c’est peut-être pour Anaïs, son épouse rencontrée… au stade, que « c’est le plus dur à vivre ».

« Ma drogue, c’est le Racing et les tribunes. Je suis en pleine crise de manque », avait-elle posté sur les réseaux sociaux.

Il suffit d’ailleurs de parcourir en quelques clics la toile pour se rendre compte que ce sentiment de vide est partagé par bon nombre de supporters. Et pas seulement par les plus fervents habitués à chanter torse nu par tout temps et qui constituent les piliers du “mur bleu” dans la tribune ouest.

« Le foot me manque. Les stades me manquent. La Meinau par – 2°C me manque […]. Ma vie me manque », écrit ainsi “Moha”, une jeune femme qui vibre « seulement pour toi, RC Strasbourg 1906 ».

« Voir les potes du stade, boire une bière, attendre la compo’ pour la commenter… », gazouille avec nostalgie Fanny sur le même réseau au petit oiseau.

« Ce qui manque le plus, c’est le partage, confirme Philippe Wolff, le président de la Fédération des Supporters qui regroupe 3 000 membres, encartés dans les associations actives (UB90, KCB, section Paris) ou indépendants.

« On n’a plus de lieux ni de motifs pour se rencontrer »


« Dans les bons comme dans les mauvais moments, on se retrouve pour partager nos émotions, développe-t-il. Là, on n’a plus de lieux ni de motifs pour se rencontrer. Notre local est inutilisé depuis le match de Brest, mais on continue à en payer le loyer sans plus avoir de rentrées d’argent… Comme partout ailleurs, la vie associative est à l’arrêt. Et c’est pénible. On est devenus des spectateurs plus que des supporters… »

Dans la grisaille ambiante, quelques petites lueurs d’espoir balisent toutefois la route des fans qui restent associés de loin à la vie du club (lire ci-dessous). En début de mois, les associations ont ainsi été conviées à la présentation du projet de rénovation de la Meinau.

« On a pu y participer et on est content de voir que cela se concrétise, apprécie Daniel De Almeida, président du KCB. Cela permet un peu de se projeter, même si personne ne sait quand on pourra revenir au stade. »

Le moral des troupes est aussi à la hausse grâce aux résultats sportifs, en progrès depuis le début de l’année. « Cet automne, il y avait la double tristesse de ne pas pouvoir vivre sa passion et de voir l’équipe s’enfoncer au classement, dit Philippe Wolff. Là, c’est quand même un soulagement de se dire que l’on a bon espoir de retrouver le Racing en Ligue 1 cet été. »

Pour ce qui est de retourner à la Meinau cette saison, aucun supporter n’y croit vraiment. Alors chacun fait le dos rond dans son coin en attendant des jours meilleurs. « On supporte la situation mais il ne faudrait pas qu’elle s’étire indéfiniment, sans quoi j’arrêterai tout », assure Grégory Walter.

Avant que Robin et la petite Charlotte puissent revivre la ferveur des grands soirs à la Meinau avec leurs parents, il faudra s’armer de patience. Et soigner au mieux le vague aux âmes bleues.

(*) Fin décembre, la LFP a récupéré ses droits de diffusion à la suite d’un accord avec Mediapro, groupe sino-espagnol qui a provoqué un des plus grands fiascos du foot professionnel français pour avoir fait miroiter des milliards d’euros sans avoir voulu les débourser.
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Kaniber
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Re: Les Supporters

Message par Kaniber »

dna a écrit :Comment le Racing maintient le lien
Au Racing, on s’évertue à garder le contact de proximité avec la base en ces temps de pandémie. Le numérique est actuellement privilégié pour éviter que le lien fort ne se distende. En attendant de revoir les supporters au stade...
Tous les matins de la semaine, ils sont une dizaine d’habitués et quelques curieux à franchir la porte qui mène à la nouvelle aire d’entraînement, rue des Vanneaux, à la Meinau.

En dehors de cette présence discrète et sympathique, Thierry Laurey et ses joueurs n’ont plus de contact avec les supporters du club, tenus à l’écart du stade par le Covid-19 et ses variants.
Pourtant, en début de saison, ils étaient encore près de 18 000 à souscrire un abonnement à la saison. Un contingent devenu “virtuel” mais qu’il s’agit quand même de soigner, ou tout du moins de ne pas perdre, puisqu’il constitue le socle du nouveau Racing porté par le président Keller.

« Le club s’est énormément adapté pour conserver le lien de proximité avec les supporters qui est très fort depuis des années, dit Romain Giraud, le responsable des opérations. Rien ne remplacera un match au stade, mais on essaye de pallier ce manque. »

Depuis le début du mois, quelques salariés du club appelent chaque abonné « pour lui présenter les vœux et prendre de ses nouvelles », dixit Romain Giraud.

Les services “communication” et “marketing” ont aussi mis le paquet sur les produits digitaux. « On a été les premiers en France à lancer notre application pour mobiles, précise Benjamin Guthleben, responsable marketing. En début de semaine, on avait déjà 5 000 téléchargements. »

Plus de vidéos, notamment via le canal Racing+, et de contenus écrits sont proposés « pour faire vivre la vie du club à nos supporters », comme le précise Giraud.

Les associations ne sont pas oubliées. À l’automne, elles ont pu rencontrer la direction quand la situation sportive était tendue. Une nouvelle entrevue a été organisée ce mois-ci pour leur présenter le projet de rénovation de la Meinau.

Et dans les bureaux, on planche sur la réouverture du stade dès que la situation le permettra. « D’août à octobre, on a montré que l’on pouvait accueillir 5000 spectateurs dans d’excellentes conditions, insiste Romain Giraud. On se tient prêt, que ce soit dans un, trois ou six mois. »

Alors que la Ligue de football professionnel a estimé à plus d’1,3 milliard d’euros les pertes pour la Ligue 1 cette saison, mieux vaut pouvoir s’appuyer sur une base solide quand tout redémarrera.
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Message par Dropsy »

Ils m’ont appelé ce matin et laissé un message, je n’ai malheureusement pas pu répondre car je n’ai pas osé dire à mon président que je dois lui raccrocher au nez pour répondre a un double appel du racing :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

Belle initiative en tous cas
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Re: Les Supporters

Message par Kaniber »

dna a écrit :Supporters : quelle vie hors du stade ?
Si les compétitions de football professionnel ont repris en France depuis l’été dernier, les supporters, eux, n’ont toujours pas accès à leur terrain de jeu : les tribunes. Entre déprime et espoirs de revoir bientôt les stades, ils continuent de prendre leur mal en patience.
Un stade rempli de plusieurs dizaines de milliers de spectateurs, se levant comme un seul homme pour célébrer un but, voilà une scène qui ne s’est plus produite en France depuis plus d’un an.

Le début de la saison 2020-2021 avait laissé planer l’espoir d’un retour progressif du public dans les enceintes sportives, avec des matches de football disputés avec des jauges de 1 000 à 5 000 personnes, mais le deuxième confinement fin octobre est venu replonger les groupes de supporters dans leur désarroi.
« Ce moment a forcément été un peu difficile à vivre, puisque les supporters avaient commencé à regoûter un peu à tout ce qu’ils aiment quand ils se rendent au stade », se souvient Kilian Valentin, membre du bureau de l’Association nationale des supporters (ANS) et qui s’exprime donc au nom de groupes de supporters d’une bonne partie des clubs de Ligue 1, Ligue 2, et même d’équipes évoluant dans les divisions inférieures.

« Maintenant, tout le monde commence à trouver que ça fait long, ajoute-t-il, ça nous manque de chanter, voir les amis, préparer les tifos… Tout ce qui fait la vie d’un groupe de supporters ».

Pour autant, ultras et supporters de tous les clubs n’entendent pas se laisser mettre sur la touche en cette période difficile. Ils restent même unis autour de l’idée qu’ils peuvent avoir leur mot à dire sur la façon d’organiser un retour au stade quand les conditions sanitaires le permettront.

« Via l’Instance nationale du supporterisme (INS), des choses commencent à se mettre en place pour réfléchir aux différents protocoles que nous pourrons mettre en place pour le retour du public, explique Kilian Valentin, ce sont ce genre de perspectives à moyen terme qui nous font espérer ».

Les supporters continuent donc de s’impliquer et tentent de faire entendre leur voix sur des sujets qui leur semblent importants comme la réforme de la Ligue des champions aujourd’hui envisagée par l’UEFA ou encore les questions relatives à l’attribution des droits télévisuels.
La télévision boudée
En attendant, le vide qu’a laissé le football dans la vie des amoureux les plus fervents est loin d’être comblé par les retransmissions à la télévision.

Kilian Valentin confesse même ne plus regarder beaucoup de matches. « Les chants fictifs qui ont été diffusés dans certains stades ou encore les tifos virtuels projetés sur les tribunes ont montré que rien ne remplaçait le vrai public. Sans compter le fait qu’en France, pouvoir suivre le foot à la télévision coûte cher », avance-t-il. Il voit d’ailleurs d’un très bon œil le fait que les joueurs sont les premiers aujourd’hui à réclamer un retour des supporters. « On observe que lorsqu’ils marquent, ils simulent souvent une célébration avec du public », se réjouit-il.
Et si le monde du football avait pris conscience de l’importance des supporters ?
Quand ça va mal, une frustration renforcée ?

Pas facile pour les groupes ultras d’exprimer leur mécontentement quand l’accès au stade est impossible.

En Ligue 1, deux clubs vivant une saison compliquée ont souvent vu leurs situations être mises en parallèle : le FC Nantes et l’Olympique de Marseille. Dans ces deux clubs, les supporters ont dû trouver des moyens détournés et inhabituels pour exprimer leur mécontentement.

À Nantes, déjà en conflit depuis de nombreuses années avec le président Waldemar Kita, les supporters ont multiplié les opérations visant à manifester leur insatisfaction à l’égard de la gestion du club. Sportivement à la peine, le club a décidé en fin d’année 2020 de faire appel à Raymond Domenech, pour succéder à Christian Gourcuff sur le banc.

Ce choix d’entraîneur a immédiatement suscité les inquiétudes des supporters, qui ne se sont pas privés de le faire savoir en se rassemblant en marge des entraînements du FC Nantes.
À Marseille, une situation qui dérape

Mais c’est à Marseille que la situation a été la plus explosive. Mécontents des résultats sportifs de l’OM ainsi que de la gestion de l’équipe, 300 supporters ont violemment investi le centre d’entraînement en s’en prenant notamment aux joueurs et causant des dégâts matériels estimés à 90 000 euros, le 30 janvier. Deux leaders des groupes ultras du virage sud du Stade Vélodrome, Rachid Zéroual et Christophe Bourguignon, ont été condamnés lundi dernier à neuf mois de prison dont cinq avec sursis. Outre les deux leaders, plusieurs supporters ayant pris part à l’invasion ont écopé de peines de prison.
PLUS DUR DE GAGNER SANS SON PUBLIC ?

Bénéficier du soutien de ses supporters en jouant à domicile aide-t-il à gagner? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre certaines études menées depuis le début de la pandémie. Parmi elles, celle du Centre International d’Étude du Sport montre que le pourcentage de victoires à domicile, au sein des 66 ligues européennes, est passé de 45,1 % entre le 1er janvier 2019 et le 31 mars 2020 à 42 % entre le 1er avril 2020 et le 18 janvier 2021. L’influence des supporters sur la rencontre semble donc réelle, mais de là à qualifier le public de véritable 12e homme… le débat reste ouvert.
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Message par Kaniber »

dna a écrit : Dans un climat national tendu, les supporters du Racing se comportent bien
Dans un climat tendu, les incidents se succèdent en ce début de saison dans les stades de Ligue 1. Les supporters strasbourgeois se comportent plutôt bien et se tiennent à distance des pugilats. Au club, on se garde bien de fanfaronner et on continue de privilégier le dialogue.
En ce mercredi de Ligue 1, la tension est encore montée crescendo autour de quelques terrains. Des excités de Montpellier ont ainsi tendu un “guet-apens” aux supporters bordelais pour s’avoiner à coups de barre en fer au pied du bus sur une bretelle de sortie d’autoroute. La rixe a fait seize blessés légers…

Plus tard dans la soirée, plusieurs dizaines de fadas marseillais ont répondu à une “provocation” de la tribune d’Angers alors que le match était fini (1-1) et ont tenté d’en découdre en traversant la pelouse avant d’être refoulés manu militari par les stadiers.
À Metz, enfin, la frustration a gagné Saint-Symphorien lorsque le Parisien Hakimi a inscrit le but du succès (1-2) sur le gong. Quelques supporters échaudés ont essayé de prêter main-forte à leur gardien Oukidja qui voulait faire une tête au carré à ce chambreur de Mbappé…

Ces trois nouveaux épisodes pathétiques viennent allonger une liste déjà longue comme le bras d’incidents qui salissent l’image de la Ligue 1 depuis la reprise, début août, et le retour du public dans les stades. Après un an et demi de huis clos sanitaire, c’est comme si la moindre étincelle pouvait provoquer à tout moment un embrasement incontrôlable.

« On ne fait pas les malins et on ne donne surtout pas de leçon »

« Dès la remise en route des infrastructures, on s’est préparé à cette problématique, dit Alain Plet, le directeur général adjoint du Racing. Le climat social au sortir de la pandémie est sous tension. Or le stade n’est rien d’autre que le réceptacle de la société et de ce que vivent les gens. »

À Strasbourg, le feu est jusque-là contenu à quelques fumigènes dans les tribunes, ce qui est interdit mais constitue un moindre mal eu égard aux débordements précités. « On ne fait pas les malins et on ne donne surtout pas de leçon », s’empresse d’ajouter Alain Plet, dont les équipes ont passé avec succès le test du derby de l’Est contre Metz, l’autre vendredi.

« Il y a eu une tentative d’intrusion d’une cinquantaine de supporters messins frustrés par la défaite pour aller défier les nôtres dans le stade, précise le directeur général adjoint. Alors, oui, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher le face-à-face, mais il n’y a pas eu de caillassage de bus, comme cela a été rapporté. »

Pour pacifier les relations avec ses propres fans, le club strasbourgeois a embauché voilà trois ans un OLS (officier de liaison supporters) en la personne d’Arnaud Szymanski, lui-même ex-Ultra du Racing. « Un métier aussi difficile qu’ambassadeur », sourit Alain Plet.

« Le Racing est dans le dialogue permanent, donc je suis en contact régulier avec les associations de supporters, la préfecture, les agents de sécurité, dit l’OLS. C’est un travail au quotidien pour que le lien de confiance ne soit jamais rompu et que tout le monde puisse être accueilli dans les meilleures conditions, à domicile comme à l’extérieur. »

S’il y a toujours de la tension dans la tribune Ouest dévolue aux plus fervents des supporters, en particulier les UB90, celle-ci est « positive », aux dires d’Arnaud Szymanski.

Lors des deux premiers déplacements, à Paris et Lyon, les fans alsaciens se sont aussi bien comportés. Dix-huit d’entre eux sont même allés ce mercredi à Lens, alors que les tribunes de Bollaert étaient fermées après les incidents intervenus samedi lors du derby du Nord. Pour y faire quoi, au juste ?

« Ils avaient prévu de longue date de s’y rendre pour déjeuner avec les Red Tigers lensois, supporters dont ils sont proches, précise Arnaud Szymanski. Du coup, ils ont maintenu le déplacement pour faire une banderole commune avec eux et dénoncer les sanctions collectives. »

On les a revus bien plus tard dans les rues désertes de Lens, bras dessus, bras dessous avec leurs “amis” du Pas-de-Calais. Si chaque match pouvait se terminer de cette manière-là, il y aurait évidemment moins de soucis. Une douce utopie, à Strasbourg comme ailleurs...
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