Sport24 a écrit :Marc Keller n’est plus le directeur général de Monaco, annonce Nice-Matin.
Marc Keller a été licencié mercredi soir de son poste de directeur général de l’AS Monaco. L’Alsacien paye la descente du club en Ligue 2 et un recrutement guère satisfaisant ces dernières années. Keller était arrivé à Monaco en 2006 et y était revenu en 2009, après avoir été renvoyé une première fois en 2008 par le président de l’époque, Jérôme de Bontin.
Marc Keller
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Re: Marc Keller
"Il n'est pas concevable que Strasbourg, capitale européenne, n'accueille pas l'Euro-2016" (Roland Ries, Jacques Bigot, juillet 2009)
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Re: Marc Keller
C'est de loin pas le pire directeur qu'on ait eu : au moins il fichait la paix aux gens et savait recruter autre chose que des chèvres par dizaines !
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lunada
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Re: Marc Keller
Je suis à 200% pour son retour. Il a été, quoiqu'on dise , celui qui a su redresser le club après la lamentable gestion américaine.
Son retour, même si les conditions ne sont plus les mêmes, ne pourra être que bénéfique.
Keller, en plus de connaître le foot est aussi un homme intelligent et dans le milieu il est rare de cumuler ces deux qualités.
Son retour, même si les conditions ne sont plus les mêmes, ne pourra être que bénéfique.
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Dropsy
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Re: Marc Keller
Euh, je voudrais pas venir comme un cheveu sur la soupe mais vous voulez que Keller revienne où ?????
Le Racing est mort et même si on lui trouvait une porte de sortie entre DH et CFA, je vois pas Keller jouer les bons samaritains à titre grâcieux...
On se cotise pour ses indemnités ???

Le Racing est mort et même si on lui trouvait une porte de sortie entre DH et CFA, je vois pas Keller jouer les bons samaritains à titre grâcieux...
On se cotise pour ses indemnités ???
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Re: Marc Keller
Il doit pouvoir racheter le club
"Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" Nietzsche.


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Re: Marc Keller
Foot-L2-ASM
Keller : «J'aurais dû arrêter les frais»
Il s'était muré dans le silence depuis son départ de Monaco, le 8 juin dernier. Dans un entretien accordé à L'Equipe, Marc Keller a finalement décidé de répondre aux attaques dont il se sent victime. «La façon dont les dirigeants dépeignent la situation me choque», s'insurge-t-il. L'ancien DG de l'ASM reproche à la direction en place de vouloir lui faire endosser à lui, ainsi qu'à Jean petit et Guy Lacombe, la responsabilité de la descente du club de la Principauté en L2. «La vérité, c'est que j'ai pris des positions qui allaient à leur encontre et on me l'a fait payer». Son seul regret : ne pas être parti de lui-même. «C'est ce que je me reproche. J'aurais dû arrêter les frais».
Marc Keller : «On m'a pourri la vie». Un entretien à lire en page 9 de L'Equipe
Keller : «J'aurais dû arrêter les frais»
Il s'était muré dans le silence depuis son départ de Monaco, le 8 juin dernier. Dans un entretien accordé à L'Equipe, Marc Keller a finalement décidé de répondre aux attaques dont il se sent victime. «La façon dont les dirigeants dépeignent la situation me choque», s'insurge-t-il. L'ancien DG de l'ASM reproche à la direction en place de vouloir lui faire endosser à lui, ainsi qu'à Jean petit et Guy Lacombe, la responsabilité de la descente du club de la Principauté en L2. «La vérité, c'est que j'ai pris des positions qui allaient à leur encontre et on me l'a fait payer». Son seul regret : ne pas être parti de lui-même. «C'est ce que je me reproche. J'aurais dû arrêter les frais».
Marc Keller : «On m'a pourri la vie». Un entretien à lire en page 9 de L'Equipe
Sans la liberte de blamer il n'y a point d'eloge flatteur.
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lunada
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Re: Marc Keller
Cela a toujours été mon avis.
Keller n'a jamais eu les moyens de ses ambitions et s'est heurté à l'hostilité d'un environnement puissant.
Il aura effectivement eu le tort ne n'avoir pas claqué la porte avant.
Keller n'a jamais eu les moyens de ses ambitions et s'est heurté à l'hostilité d'un environnement puissant.
Il aura effectivement eu le tort ne n'avoir pas claqué la porte avant.
- argueti
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Re: Marc Keller
L'Alsace a écrit :Les Keller, frères de jeu
Entre François et Marc Keller, la fraternité n’est pas un vain mot. Le cadet, entraîneur du Racing Strasbourg, se nourrit de l’expérience et des conseils de son aîné, après avoir si longtemps admiré sa carrière... au Racing.
C’est le second qui le dit : Marc et François Keller ont été éduqués « dans le respect de la hiérarchie à la maison. » Claude (né en 1966), Marc (68), Marie (71) et François (73), les quatre frères et sœur, n’ont jamais dérogé à ces préceptes. « Les conseils du paternel sont paroles d’Évangile », poursuit le petit dernier, « Ceux des plus grands aussi. J’ai énormément de respect pour mes aînés et suis toujours demandeur. Je raconte souvent à mes filles cette anecdote : quand nous étions gamins, mes frères tondaient la pelouse. Pendant des années, je leur ai demandé de le faire. Ils m’ont longtemps répondu que j’étais trop jeune. Puis un jour, ils ont fini par accepter. Il m’a fallu un moment pour comprendre qu’après, c’est moi qui le faisais tout le temps (rires) . »
Depuis, les gamins ont grandi. Mais les liens familiaux ne se sont jamais distendus. Entre Marc et François, ils se sont même resserrés quand leur arrivée dans le monde des adultes a atténué leur différence d’âge (cinq ans). « Il n’y a jamais eu la moindre virgule de jalousie entre nous quatre », raconte Marc en élargissant sa réflexion à toute la fratrie : « Ainsi François a-t-il toujours été mon premier supporter comme je suis le sien aujourd’hui. Ma présence n’a pas vraiment été facile pour lui, d’abord comme joueur, ensuite comme entraîneur. Son nom a été lourd à porter. Pendant quelques années, ça a freiné son ascension. Mais il a toujours su avoir son équipe derrière lui. L’an dernier, après le titre de la réserve en CFA 2, il a invité ses joueurs et l’encadrement chez mes parents à Balgau. Je n’étais pas là, mais j’ai vu les photos. Quand tu les regardes, tu comprends pourquoi son équipe a été championne. Il a su créer un état d’esprit qui a fait la différence. »
Le tout dit avec cette forme d’admiration que lui a souvent vouée son jeune frère : « J’admirais la carrière de Marc. Au Racing, à Karlsruhe ou West Ham. C’était formidable quand nous allions voir des matches là-bas. Peut-être cette admiration a-t-elle effectivement constitué un frein psychologique pour moi, parce que je me disais que je ne pourrais pas faire aussi bien. Mais Marc a été un guide dans mes choix professionnels. Ce n’est pas un copain. Je le vois plus comme un grand frère protecteur ou un conseiller. D’ailleurs, il me traite parfois plus comme un fils que comme un frère. Cette relation que nous avons dans le foot, nous l’avons aussi dans la vie. »
Chacun n’en délimite pas moins son périmètre. Non par volonté. Mais parce que les aspirations de l’un ne sont tout simplement pas celles de l’autre, comme le reconnaît Marc : « François a toujours été porté sur la partie technique du foot. Je lui donne des outils de compréhension générale, mais je ne m’immisce pas dans ses décisions. Du reste, sur le terrain, notre jeu était très différent. Jacky Duguépéroux a toujours dit que François avait plus la grinta que moi qui jouais sur d’autres qualités. Moi, j’ai plus une vision de la gestion d’un club. »
Ça tombe bien : son frère recherche moins sa connaissance du jeu que son approche des sphères dirigeantes. « Marc connaît la problématique des patrons de clubs. En revanche, il ne me donne aucun conseil sur l’aspect technique ou le choix des joueurs pour une compo d’équipe, car il estime que j’ai dans la gestion humaine d’un groupe une sensibilité qu’il n’a pas. Quand il me parle d’un joueur, il me donne son ressenti sur l’individu. Mais sur le plan tactique, j’échange davantage avec Jacky Duguépéroux, Jean-Marc Furlan ou Noureddine Bouachera. »
Marc n’en prend nullement ombrage, convaincu que son frère a un bel avenir de technicien devant lui. « François est quelqu’un qui prend son temps. Il ne brûle pas les étapes. On lui donne sa chance maintenant dans une période très difficile – il n’avait pas d’équipe à la mi-août – et les leçons tirées depuis dix ans auprès de tous les techniciens qu’il a côtoyés, comme Jacky Duguépéroux, Nasser Larguet ou Jean-Marc Kuentz, lui servent. Ces dernières saisons, il travaillait avec les mêmes jeunes et c’était plus facile, parce qu’ils connaissaient sa vision. Cette fois, il est parti d’une page blanche. Mais semaine après semaine, l’équipe s’est mise en place. François a cette qualité de faire progresser son effectif. »
Une famille unie
L’entretien a duré deux bonnes heures chez Marc, à Eschau. Une interview enrichie d’anecdotes par les deux « frangins » qui baignent dans le foot depuis 30 ans. En voici quelques-unes, brutes de décoffrage.
François Keller :« Je suis arrivé au Racing en 1992. Marc en était déjà l’une des vedettes. Le club venait de remonter en Division 1 avec Gilbert Gress. J’appartenais à la génération des moins de 19 ans avec Valérien Ismaël, Olivier Dacourt, Martin Djetou, Yannick Rott ou Kelly Coutenay. Ils étaient au centre de formation depuis un moment. Moi, j’étais juste l’étudiant nourri, logé, blanchi qui venait de prépa maths sup à Mulhouse. Marc m’a dit que j’étais aussi capable d’y arriver que les autres, mais que mon chemin serait plus long. »
Marc Keller :« Je suis venu deux ou trois fois à la Meinau cette saison. Mais jusqu’à ce que le Racing assure sa victoire, je n’y ai pris aucun plaisir, parce que je sais trop la difficulté d’avoir des résultats et combien, souvent, ça tient à rien. Nous sommes une famille unie et même à distance, nous vivons les choses. Je sais qu’à Strasbourg, la pression est aussi forte en CFA 2 qu’en Ligue 1 ou L 2. »
F.K. :« Pendant des années, mes parents et moi nous sommes angoissés pour Marc. Aujourd’hui, c’est pour moi que la famille s’inquiète et ça fait bizarre. Marc vit par procuration ce que nous avons éprouvé pour lui lorsqu’il était joueur ou dirigeant. À Canal +, il réapprend à voir des matches sans parti pris, ni pression, et c’est pour ça qu’il s’éclate. Je n’ai pas l’impression qu’il veuille replonger comme dirigeant très vite. De toute façon, il est comme mon père : aujourd’hui qu’il n’a plus de fonctions dans un club, il a encore moins de temps qu’il n’en avait avant. Il n’est pas homme à faire une seule chose à la fois, mais dix. »
M.K. :« J’espère que le Racing va se stabiliser pour que François ne subisse pas les conséquences de ce qui se passe autour. Il aime ce club depuis vingt ans. Comme Jean-Marc (Kuentz), Guy (Feigenbrugel, l’intendant), Thierry (Wendling), Eric (Moerckel, l’ex-kiné licencié après la liquidation) , tous ceux qui étaient vraiment impliqués dans ce club en ont vécu la descente aux enfers. Ça leur a fait mal, mais ils n’ont jamais tenu les rênes pour stopper cette descente. »
Marc, un homme enfin libre
Depuis son départ de Monaco en fin de saison passée, le Haut-Rhinois Marc Keller garde à la fois du temps pour sa famille et un pied dans le monde du football comme consultant sur Canal +. Son histoire a commencé sur un petit terrain de foot, derrière le cimetière de Balgau. Marc Keller, ses frères aîné Claude et cadet François, y ont, avec des copains, usé quelques crampons et fonds de culotte. « Jamais je n’aurais imaginé faire la carrière qui a été la mienne, à Mulhouse, au Racing (1991-1996) , à Karlsruhe, West Ham ou en équipe de France », sourit l’ancien international (1) retiré des terrains depuis 2001.
Il a alors 33 ans et estime qu’il aurait pu jouer « encore deux ou trois saisons. » Mais l’appel de l’ex-tennisman Patrick Proisy, président d’IMG/France et du Racing qui lui propose le poste de directeur général, fait pencher la balance. « J’ai été pro durant 15 ans. J’ai arrêté le 6 mai 2001 à Blackburn. Le lendemain, j’étais à la Meinau. Gérer un club m’a toujours intéressé, sans doute parce que j’ai mené des études commerciales(2). J’ai pris plaisir à remonter le Racing (Ndlr : à son arrivée, il venait de tomber en Ligue 2) . On peut dire ce qu’on veut de Patrick Proisy et IMG/Mc Cormack qui ont été très critiqués, mais ils m’ont laissé bosser comme je l’entendais et ont toujours assumé financièrement. Ensuite, avec Egon (Gindorf) , Patrick (Adler), Pierrot (Pierre Schmidt) et Thierry (Wendling) , j’ai aimé notre travail d’équipe (3). La période avec Egon, c’est ma grande histoire au RCS, avec, en point d’orgue, le sacre en Coupe de la Ligue 2005 au Stade de France contre Caen. »
On connaît la suite. Des divergences avec le nouvel actionnaire majoritaire Philippe Ginestet conduisent à son départ au printemps 2006. « Je voulais déjà partir l’année précédente, mais beaucoup de personnes, dont François, m’ont demandé de rester. Nous étions, à mon sens, l’un des clubs les mieux structurés de France. J’ai toujours essayé de mettre les bonnes personnes aux bonnes places pour être le plus efficace possible. L’exemple parfait, c’est Jacky Duguépéroux. Quand je suis parti en 1996 alors qu’il était l’entraîneur du RCS, mes relations avec lui étaient très tendues. À mon retour, il était toujours là, mais sur une voie de garage. Nous ne nous étions pas vus pendant cinq ans. Contre l’avis de beaucoup, j’ai décidé de le relancer au recrutement des jeunes, puis des pros. Avec Freddy (Zix, ex-directeur du centre), Nasser (Larguet, son successeur), Jean-Marc (Kuentz, qui occupe le poste depuis 2007), François et Claude (Fichaux, son ami colmarien adjoint de Rudi Garcia à Lille) , nous disposions d’un des meilleurs centres de formation en termes de rapport qualité-prix. Egon me laissait travailler, mais prenait part aux discussions et, éventuellement, tranchait en bon patriarche. Les débats ont parfois été chauds. Mais même quand il y avait des divergences ponctuelles, tout le monde œuvrait dans l’intérêt du Racing et, une fois la décision prise, s’y rangeait sans aigreur. Le fonctionnement était top. »
Monaco, qui lui avait déjà fait du gringue en 2005, lui tend les bras. Entre l’Alsace et la Principauté, il vivra une décennie sous pression. « Ça m’a plu et je n’en retiens que les bons moments. Mais sur l’échelle des sentiments, la joie de la victoire pesait beaucoup moins que la douleur de la défaite. À l’époque, ce que j’ai raté dans certains aspects de ma vie ne m’a pas manqué. Mais aujourd’hui, je me dis qu’il est bon de rattraper le temps perdu. Je m’occupe de ma famille et moi. »
Il n’a pas pour autant rompu avec le foot. Canal +, pour qui il avait déjà travaillé, lui a offert un poste de consultant. « J’ai signé un an avec possibilité de continuer. Je vais à Barcelone, Milan, Manchester United où j’échange avec Rio Ferdinand ou Yaya Touré, Arsenal où je peux parler une heure avec Arsène (Wenger) . Je ne prends que le bon côté du foot, tout en m’occupant de mes autres activités (Ndlr : des investissements patrimoniaux). Mais à toutes les vacances scolaires, nous partons en famille. Nous venons d’aller aux sports d’hiver. Joueur, je n’en avais pas le droit. Dirigeant, je ne pouvais jamais le planifier. Là, j’ai l’impression de vivre normalement. C’est nouveau pour moi. Je profite vraiment de ce que m’a apporté ma carrière. »
À 44 ans, Marc Keller peut s’offrir un luxe qui n’a pas de prix : la liberté de choisir.
(1) Six sélections, un but à Gerland contre le Brésil au tournoi de France 1997. Le 3 juin, Marc Keller répond à l’extraordinaire coup franc de Roberto Carlos face à Fabien Barthez (1-1).
(2) Il est titulaire d’une licence en sciences économiques.
(3) Ils étaient tous coactionnaires après le départ d’IMG/Mc Cormack.
Stéphane Godin
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Re: Marc Keller
Si certains veulent revoir le match de 1995 contre Innsbruck (6-1) pendant lequel il avait marqué suivez le lien 
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Re: Marc Keller
DNA a écrit :Marc Keller en tête de pont
Le projet de relance du Racing avance, difficilement mais sûrement. Un pool d’investisseurs alsaciens, réunis autour de Marc Keller, serait sur le point de relancer la machine.
Beaucoup de noms ont circulé ces derniers temps, autour du Racing. Certains farfelus, d’autres beaucoup moins. Mais alors que le club strasbourgeois est attendu le 26 juin devant la DNCG (*), il est devenu plus qu’urgent de trouver celui, ou plutôt ceux, qui vont pouvoir redonner vie au club strasbourgeois, promu en CFA.
François Keller, l’entraîneur du Racing, se montrait plutôt confiant sur le sujet ces derniers temps. Alors que sportivement, il avait décroché la montée avec ses joueurs, en coulisses, le refus de Frédéric Sitterlé d’assumer ses responsabilités esquissait pourtant une impasse.
Marc Keller et un pool d’investisseurs de la région
Mais un projet autour de plusieurs investisseurs alsaciens serait (enfin) en train d’aboutir. Avec un homme qui serait la cheville ouvrière de ce projet, Marc Keller, le frère de l'actuel coach, qui retrouverait un club qu’il a quitté à la fin de la saison 2006, alors qu’Egon Gindorf venait de passer la main à Philippe Ginestet. On avait d’ailleurs vu l’ancien international dans les salons de la Meinau lors des derniers matches de la saison.
Bien sûr, celui qui est sorti l’an dernier d’une expérience de cinq ans en tant que dirigeant de l’AS Monaco ne serait pas seul à bord. Il n’a d’ailleurs pas l’intention de s’engager si « le projet n’est pas solide », dit-on dans son entourage. Reste qu’il est la tête de pont du projet de rachat soutenu par la Mairie. Et autour de l’ancien joueur maison s’est regroupé un pool d’investisseurs locaux prêts à mettre au pot.
Egon Gindorf ancien président (2003-2006), est attendu aujourd’hui à Strasbourg pour avancer encore sur ce dossier. Alors qu’une réunion s’était tenue il y a une dizaine de jours place de l’Étoile pour organiser le projet de reprise, Roland Weller, Pierre Schmidt et d’autres ont annoncé leur intention de permettre au Racing de repartir comme prévu en CFA.
Et une nouvelle tête devrait aussi faire son apparition, en l’occurrence Christian Constantin, le truculent président du FC Sion, qui serait lui aussi prêt à s’investir financièrement. Un premier contact avait été noué il y a quatre semaines via Henri Ancel, un proche de la municipalité. L’homme fort du club suisse connaît de toute façon bien le Racing, notamment par le biais de Jean-Luc Witzel, l’ancien directeur sportif.
En revanche, Bernard Graeff, toujours candidat à un engagement après avoir fait machine arrière à l’été dernier, n’apparaît pas comme une priorité des décideurs, ses soucis judiciaires rencontrés en Suisse se révélant rédhibitoires.
Une solution dans les prochains jours ?
Tous ces gens seraient donc en passe de trouver un accord. Resterait ensuite aux nouveaux investisseurs la tâche de discuter avec Frédéric Sitterlé pour finaliser le rachat de la SASP. « Une solution devrait être trouvée dans les prochains jours », évoque un proche du dossier. Et si cela semble traîner, « c’est parce qu’il faut faire la répartition financière, mettre en place une gouvernance… Comme il y a du monde, ça prend du temps, surtout qu’il y a encore des hésitations ».
Il y a aussi le dossier Sitterlé à régler définitivement étant donné que le sauveur déclaré du Racing (à l’été 2011) ne devrait pas faire cadeau d’une marque qu’il a achetée 150 000 euros au tribunal.
Forcément, avec plusieurs investisseurs autour de la table, il faut tout mettre à plat, tout négocier. Pas simple, surtout que le temps presse. Mais une solution régionale et sérieuse est peut-être au bout.
(*) L’audience était initialement prévue au 4 juin mais le Racing a obtenu un délai
Ba. Sch. et Fr. N.,
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