c'est du gagnant-gagnant
maintenant, quand je lis toutes les critiques envers khirat, dites-moi si elle est fondée sur autre chose que la rancoeur d'un licencié
qui d'autre au racing critique khirat
ne vous laissez pas mener par le bout du nez
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Strasbourg/Papin: divorce après une saison mouvementée mais réussie
Malgré une mission de remontée en L1 réussie, Jean-Pierre Papin, a officialisé lundi "avec beaucoup de tristesse" son départ du Racing Strasbourg au terme de luttes internes.
"C'est avec beaucoup de tristesse que je me vois contraint de quitter le Racing (Strasbourg). J'aurais aimé vivre la prochaine saison en L1", a affirmé à l'AFP "JPP" à qui il restait un an de contrat.
Le président Philippe Ginestet a lui rappelé dans la foulée "que les conditions n'étaient plus réunies" pour une "nouvelle saison avec la sérénité nécessaire".
Cette séparation était une évidence depuis quelques jours et la double annonce ne fait que mettre un point final à un feuilleton qui s'est terminé par des négociations sur les modalités de départ de l'ancien avant-centre et de son adjoint Sébastien Migné (départ encore non officiel). De source proche du dossier, le Racing devrait débourser 500.000 euros environ.
Comment expliquer ce divorce au terme d'une saison réussie? Il faut bien constater que "JPP" n'a jamais fait l'unanimité.
Les relations entre la cellule de recrutement, dirigée par Pierre Ginestet, le frère du président et l'ancien Ballon d'or étaient mauvaises. La cellule n'a par exemple guère apprécié que Papin noue des contacts avec Vikash Dhorasoo, licencié du PSG, alors que des joueurs, comme Dimitar Rangelov, l'attaquant bulgare, prêté au mercato hivernal, recrutés par le frère du président, étaient éconduits.
Les cadres du centre de formation estimaient que JPP tirait trop la couverture à lui lorsqu'il se targuait d'avoir fait signer huit néo-pros, en oubliant le travail de fond.
De plus, il existait une franche animosité entre le coach et le coordinateur sportif, Fehrat Khirat, accusé d'être "l'oeil du président" dans le vestiaire. Il y a quelques jours, Jean-Pierre Papin soulignait que Khirat avait "sans cesse cherché à décrédibiliser mon travail en dressant les joueurs les uns contre les autres (et) a contacté Jean-Marc Furlan dès le mois de décembre".
Les joueurs? "Je remercie les joueurs qui ont fait preuve tout au long de la saison d'une volonté sans faille" a affirmé Papin.
Pourtant, le vestiaire était loin de faire bloc derrière lui. Si JPP avait su gagner les faveurs de certains cadres, plusieurs joueurs et non des moindres ont eu à un moment ou à autre des différends avec lui. Ahmed Abou, Pascal Johansen, Yacine Abdessadki, Romain Gasmi... Une fois la montée acquise, le défenseur Jean-Christophe Devaux avait mis le feu aux poudres: "Cette saison, il faut être réaliste, on a eu de la chance. Une chance énorme. Tactiquement, JPP n'a rien apporté. Si JPP reste, je ne serai plus Strasbourgeois. On m'a vraiment pris pour un con".
Fin mai, le différend opposait Ginestet à l'entraîneur. Celui-ci reprochait à Papin une entrevue avec les dirigeants lensois en quête d'un successeur à Francis Gillot, démissionnaire alors que Papin estime que cette entrevue est une "manipulation"...
Il reste que le Racing se prive d'un entraîneur médiatique qu'il a lancé dans le grand bain. En cas de début de saison difficile, les supporteurs à qui JPP a rendu un hommage "particulier" pour "leur soutien inconditionnel" et auprès de qui il était très populaire, demanderont des comptes.
Jean-Marc Furlan, son probable successeur, arrive en terrain miné: il devra faire oublier les différends et séduire. Pour Papin, selon ses propres mots "une page se tourne". L'ancien attaquant, qui a été approché par de nombreux clubs, s'est malgré tout affirmé comme un entraîneur crédible.

L'Alsace a écrit :Papin, c'est bel et bien fini
Jean-Pierre Papin et le Racing Club de Strasbourg ont officiellement mis fin à leur collaboration. Le résultat attendu d'une longue semaine de négociations qui devrait conduire Jean-Marc Furlan à devenir le nouvel entraîneur strasbourgeois.
Le 48e bail d'un entraîneur sur le banc strasbourgeois a donc pris fin hier. Si les deux parties, aux prises depuis une bonne dizaine de jours pour aboutir au départ dans les conditions les plus avantageuses, ont fait montre de la plus grande politesse à l'heure de proclamer la séparation, l'ex-entraîneur, comme le président, ont manifesté une réelle volonté d'en finir dans leur rapidité d'officialiser le divorce, une fois qu'il fut définitivement entériné, dans la matinée. « Une page se tourne, je n'en fais pas une montagne, je reste supporteur du Racing », indiquait « JPP », en début d'après-midi, tandis que Philippe Ginestet soulignait vivre « un déchirement personnel », tout en nourrissant la satisfaction « de protéger le Racing et Jean-Pierre, qui garde l'image d'un entraîneur victorieux », dans un communiqué officiel. Au-delà de ces ronds de jambe et de ces discours de circonstances qui tendraient à faire croire que l'on a abouti à un accord gagnant-gagnant entre gentlemen, la réalité se révèle moins indulgente. Le Racing devra bel et bien signer un chèque de l'ordre de 500 à 600 000 euros pour se débarrasser de son technicien, ainsi que de son adjoint, en disgrâce, tandis que les bancs de l'élite comme de L2 sont désormais pourvus ce qui devrait contraindre « JPP » à patienter avant de rebondir.
« Une journée difficile »
Plus problématique, à moyenne échéance, la paralysie constatée sur le marché des transferts a empêché le Racing de se renforcer jusqu'à présent. On imagine que les différentes pistes privilégiées par Jean-Pierre Papin (Civelli, Abardonado…) resteront lettres mortes. Elles ne prennent pas nécessairement le club strasbourgeois au dépourvu, mais donnent un incontestable temps de retard pour boucler les dossiers. Accessoirement, l'intronisation du successeur, Jean-Marc Furlan, dont le débarquement en Alsace est prévu au mieux dans 48 heures au pire dans une semaine, supposera une nouvelle période de réglages. Quid des ajustements annoncés lors de la confirmation de Jean-Pierre Papin il y a une douzaine de jours ? Fehrat Khirat, qui avait été invité à prendre du recul par rapport au groupe pro, réintégra-t-il le vestiaire ? Jean-Claude Thiry retrouvera-t-il ses fonctions initiales de préparateur physique ? Quel avenir pour un Jean-Christophe Devaux, en fin de contrat, qui, parmi les joueurs, n'a pas été le moins courageux pour pourfendre la manière de fonctionner de « JPP » ? Et le trio d'espoirs strasbourgeois éconduits, Norredine Assami, Tommy De Jong et Stéphane Tritz, ce qui n'avait pas manqué de provoquer quelques tiraillements entre l'ex-entraîneur et le centre de formation, auront-ils finalement un avenir alsacien ? En privilégiant une forme plus discrète – un communiqué d'une dizaine de lignes — pour s'en séparer que pour lui manifester sa confiance, lors de la conférence de presse le 31 mai dernier, les dirigeants strasbourgeois ont sans doute préféré gagner encore (un peu) de temps pour répondre à ces questions qui ressurgissent naturellement. En fait, hier, l'heure n'était visiblement pas à regarder au-delà du divorce officialisé. « Je viens de vivre une journée très difficile, car un lien existait entre Jean-Pierre et moi », préférait conclure le numéro un du club. « Je garde un profond respect pour lui et la première chose qui me vient en tête, ce sont des remerciements ». Sans nier les différends incontestables au sein de la boutique Racing, dont « JPP » n'était pas le moins responsable, on nous accordera de penser que le limoger est tout de même d'une drôle de façon de lui dire merci.
François Namur



DNA a écrit :Papin, clap de fin
C'est officiel depuis hier matin. L'inéluctable rupture entre Jean-Pierre Papin et le Racing est consommée. Celui qui a ramené le club strasbourgeois en Ligue 1 libère sa place sur le banc pour Jean-Marc Furlan, qui sera intronisé en milieu de semaine prochaine.
Voilà , c'est fini. L'interminable telenovela de cette fin de printemps a connu son épilogue hier matin. Revenu à Strasbourg ce week-end, après un petit crochet revigorant du côté du Bassin d'Arcachon, Jean-Pierre Papin a rencontré une dernière fois Philippe Ginestet, histoire d'apposer sa griffe au bas d'un document qui scelle la rupture.
« C'est un déchirement »
« Nous sommes parvenus à un accord définitif ce matin (hier), précise le président. En ce qui me concerne, ça a été une décision très douloureuse à prendre. Mais celle-ci a été dictée par la raison. Les conditions n'étaient plus réunies pour que Jean-Pierre puisse aborder la nouvelle saison sereinement. C'est un déchirement. » Vendredi 5 mai 2006 - lundi 11 juin 2007 : l'idylle entre le Racing et l'un des trois Ballons d'Or français aura donc été brève, mais passionnée. Et comme dans toute histoire marquée par le sceau de la passion, le divorce ne s'est pas fait sans bris de vaisselles. En un an, JPP a pourtant gagné ses galons « d'entraîneur victorieux », comme le dit Ginestet. Séduit par le projet ambitieux échafaudé par l'entrepreneur alsacien, celui qui entraînait dans l'anonymat les amateurs du FC Bassin d'Arcachon n'a pas hésité un instant au moment de relever le gant.
« Je marche à l'affectif, comme le président »
Marié en moins d'une heure, comme à Las Vegas, Papin n'avait peut-être pas pris toute la mesure de la « spécificité » strasbourgeoise. « Moi aussi, je marche à l'affectif, comme le président », disait le successeur de Duguépéroux dans ces mêmes colonnes en mai 2006. Passion, affection et tension : voilà le cocktail explosif qui a infusé toute la saison avant d'exploser brutalement une fois l'objectif atteint. Tous les différends, tiraillements et querelles latents ont surgi au grand jour. Soudain, les règlements de compte ont commencé à alimenter la chronique. Papin s'est ainsi vu reprocher beaucoup de choses. Les principaux griefs concernant la faible qualité de jeu et le manque de psychologie envers certains joueurs qui sont d'un coup devenus intarissables. Quoi qu'en dise le président Ginestet, le fil était définitivement rompu. Deux semaines durant, l'incertitude la plus totale, ainsi que l'ombre de Jean-Marc Furlan, l'entraîneur de l'ESTAC, ont plané sur la Meinau. Finalement, c'est Papin qui a fourni le prétexte à son propre départ, dînant avec un dirigeant lensois au lendemain de sa confirmation dans ses fonctions. Conscient, certainement, que tout ce remue-ménage nuisait fortement à l'image du club, Ginestet s'est alors évertué à trouver une porte de sortie honorable. Pour s'extirper de ce salmigondis, les deux hommes ont adopté un gentleman agreement et ont rangé l'artillerie lourde au profit d'un discours entendu qui verse parfois dans la flagornerie.
Fehrat Khirat, seule victime collatérale
« Toute la vie, je remercierai Philippe de m'avoir mis le pied à l'étrier », expliquait ainsi Papin vendredi dernier. « En prenant cette décision, j'ai vraiment le sentiment d'avoir protégé Jean-Pierre, lui a répondu en écho Ginestet. Nous avons eu la sagesse de nous dire qu'il valait mieux en rester là . Je lui souhaite bonne chance pour la suite de sa carrière. » Tout est donc bien qui finit bien. Mais cette passe d'arme aura quand même fait une victime collatérale : Fehrat Khirat. Le coordinateur sportif, mis en cause de manière véhémente par Papin qui le considère comme seul responsable dans la dégradation de l'ambiance (lire notre édition de samedi dernier), aura du mal à s'en relever. « Je n'aime pas régir sur l'instant, précise Philippe Ginestet quand il s'agit d'évoquer le sort de Khirat. Je vais analyser la situation à tête reposée. Mais l'essentiel est de se pencher sur notre projet d'avenir. A savoir ancrer durablement le Racing en L 1. » C'est donc Jean-Marc Furlan qui va s'y coller. Dès qu'il sera rentré de ses vacances en Nouvelle-Calédonie. Rendez-vous est pris en milieu de semaine prochaine. « C'est une nouvelle page qui va s'écrire », conclut le président. Furlan : juin 2007 - ...
Sébastien Keller