DNA a écrit :Eloge de l'insouciance
RC STRASBOURG II 3
COMPIEGNE 2
Stade Jean-Nicolas Muller.- Mi-temps : 2-2. Environ 70 spectateurs. Arbitre : M. Pouget assisté de MM. Grimm et Antoni. Les buts : Lourde (6e'), Carlier (14e'), Krebs (74e') pour Strasbourg. Chretien (10e'), Aulon (13e') pour Compiègne. Les avertissements : Krebs (51e'), Faty (77e') à Strasbourg.
RC STRASBOURG II : Gurtner, Celestini, Moog, Lourde (Barume Imani, 75e'), Schneider, Faty, Risser, Boutasgount, Carlier (N'Diaye, 90e'+4), Krebs, N'Kambule (Alcino, 70e').
COMPIEGNE : Morandais, Niquet (Savesvong, 78e'), Aaneba, Camara (Nyenge, 31e'), Chretien, Amrane (Brocard, 78e'), Jegouzo, Dobrzynski, Mortreux, Karlamoff, Aulon.
Parfois, on se lance dans des prévisions, basées sur la foi de statistiques incontestables, que l'on croit évidentes. Et parfois, on se plante.
Ce Racing II-Compiègne-là devait ainsi être l'opposition entre deux des meilleurs défense du championnat. Un match où les attaquants trépassent et se rongent les crampons face à l'imperméabilité de l'arrière-garde adverse. On a été bien naïf.
Moins d'un quart d'heure après le début du match, 14e' pour être exact, ce qui n'est fait qu'une minute de moins qu'un quart d'heure, en fin de compte, il y avait 2-2. Ah ! Elles étaient belles les défenses soi-disant invincibles... On taquine.
Hier, Strasbourg et Compiègne ont régalé. Et il y en a eu pour tout le monde. Entre une formation strasbourgeoise ultra-rajeunie et donc insouciante (tous les espoirs qui forment l'ossature habituelle du groupe de François Keller étaient mobilisés pour la Gambardella) et un adversaire costaud, bien campée dans la partie haute du classement, c'était football champagne.
Lourde, dès la 6e' et sur un amour de centre de Boutasgount, expédie le cuir de la tête dans la lucarne opposée du gardien visiteur. 4' plus tard, Chrétien égalise de la tête et sur corner. On respire ? Non, pas tout de suite. 13e', retourné acrobatique de Aulon qui donne l'avantage à Compiègne (1-2).
Alors cette fois, ça y est, on respire ? Toujours pas. 14e' : Faty dévie pour Carlier, auteur d'un gros match, qui contrôle de la poitrine et fusille Morandais de volée (2-2). Ouf, plus rien n'a été marqué avant la pause, mais Carlier et surtout Krebs (fauché en pleine surface) ont failli donner l'avantage aux Bleus.
En 2e mi-temps, les minots strasbourgeois ont serré les dents et les grands gars de Compiègne ont pêché dans la construction. Risser, l'un des plus jeunes Racingman hier, à bout de souffle pendant 90', touche le poteau (55e'). C'est finalement de Krebs, véritable joueur d'instinct, que viendra la délivrance sur une très belle pichenette (74e').
Coach Keller ne pouvait qu'être ravie de cette victoire, lui qui a défié toutes les lois de la jeunesse cette saison.