Marc Keller
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L'Alsace a écrit :Marc Keller s'en va
Le directeur général a officialisé hier son départ du Racing-Club de Strasbourg qui sera effectif à la fin de la saison. Albert Gemmrich tient la corde pour lui succéder comme directeur sportif.
C'est tout sauf une surprise. Hier matin, Marc Keller, directeur général du Racing-Club de Strasbourg, a annoncé à Philippe Ginestet, son président, qu'il quitterait le club strasbourgeois à la fin de la saison pour donner une nouvelle orientation à sa carrière. Cinq ans après avoir arrêté de jouer et sa reconversion unanimement appréciée, l'ancien international a donc choisi de quitter un navire qui a dangereusement tangué ces derniers mois, où tout ce qu'il a mis patiemment en place est passé au second plan derrière les difficultés sportives et la succession mouvementée, pour ne pas dire plus, d'Egon Gindorf, son complice des dernières années. Son départ semblait évident, puisqu'il avait déjà entamé le processus en revendant à la mi-janvier les 4 % d'actions qu'il détenait dans « Sportinvest », histoire d'être libre de rebondir ailleurs, un salarié d'un club ne pouvant être actionnaire d'un autre.
« Mon coeur sera toujours ciel et blanc »
« Il n'y a pas de raison plus forte qu'une autre pour expliquer mon départ, témoigne Marc Keller. Il y a eu des divergences avec Philippe Ginestet dont tout le monde a parlé, mais nos relations s'étaient normalisées. Cela fait cinq ans que j'avais de lourdes responsabilités dans ce club, j'estime que j'arrive au bout d'un cycle. Depuis cinq ans, je ne faisais que ça. J'ai mangé, pensé, dormi Racing sans interruption, je n'ai jamais calculé. J'y ai mis une énergie folle. J'en étais peut-être encore plus heureux qu'au cours de ma carrière de joueur, car il y a un épanouissement intellectuel qui n'existe pas sur le terrain. C'est sûr, c'est un moment difficile pour moi, car on ne peut pas rester cinq ans et partir comme ça… Mon coeur sera toujours en ciel et blanc. » En analysant un peu ces dernières années, Marc Keller se dit « très fier du travail accompli. Patrick Proisy m'a fait confiance très jeune, entraînant l'arrêt de ma carrière de joueur. Egon Gindorf est arrivé pour foncer, mais il m'a posé deux conditions : un club équilibré et sain financièrement, ainsi qu'une bonne image. Nous sommes partis d'un déficit de 11 millions d'euros pour parvenir au 4e rang des clubs les mieux gérés en France. Nous avons prouvé qu'il était possible de gérer un club de manière pérenne. Ensuite, nous avons effectué un rapprochement spectaculaire avec le public, accueillant 11000 abonnés. La déception concerne uniquement l'équipe première, qui est frappée d'une incroyable malchance depuis le début de la saison. Il y a rarement eu une équipe aussi malheureuse ». Parmi les projets que Marc Keller aurait aimé conduire à terme, le stade tient une bonne place. « Nos relations avec les collectivités se sont normalisées. Dans mes projets figurait la construction d'un nouveau stade d'ici cinq ans, nécessaire au développement du club. C'est Philippe Ginestet qui poursuivra les contacts que j'ai pris sur le sujet ». Quant à son avenir à court ou moyen terme, il reste pour l'heure assez flou. « Je suis quelqu'un d'exclusif, toujours loyal avec le club. Mais moralement, je suis désormais libre de rencontrer les gens qui me contacteront. Aujourd'hui, il n'existe aucune piste, j'attends donc les coups de fil… »
Contrat pro pour Gameiro
Philippe Ginestet a pris acte de la décision de Marc Keller hier matin. « Nous n'avons pas toujours été d'accord sur tout, indique le président strasbourgeois, mais c'est logique dans une entreprise. Cela fait partie de la vie des sociétés et des hommes de se fixer de nouveaux challenges. L'important est que nous soyons ensemble pour aller arracher le maintien. On a fait un petit bout, il reste encore du chemin à accomplir. Ce serait bien que l'équipe reste en Ligue 1 avant son départ ». L'après-Keller a donc déjà débuté, même s'il sera encore présent au club ces trois prochains mois. L'idée d'un nouveau directeur général le remplaçant est évanouie, puisque Jean-Luc Herzog chapeautera les secteurs administratifs, financiers et marketing (quid alors d'Alain Plet ?). Reste à présent à Philippe Ginestet à s'entourer d'un directeur sportif, qui pourrait bien être Albert Gemmrich. « C'est prématuré d'en parler, souligne le président, qui ne dément pourtant pas cette hypothèse. Il y aura un nouvel organigramme pour la future saison mis en place vers la fin du mois de mars. Aujourd'hui, nous sommes concentrés sur le sujet principal qui reste la lutte pour le maintien en Ligue 1, ainsi que le défi d'aller le plus loin possible en Coupe de l'UEFA, une épreuve qui nous tient à coeur pour notre public et nos partenaires ». Seule certitude pour la saison prochaine, outre le fait que Jacky Duguépéroux sera toujours l'entraîneur : Kevin Gameiro, qui sera opéré aujourd'hui des ligaments croisés du genou gauche, signera prochainement son premier contrat professionnel. « Il l'a bien mérité, il a démontré ses capacités », indique Philippe Ginestet. Qui espère fermement le revoir en L1 dès l'été prochain.
Ca restera pour moi la personne qui connait mieux le Racing et l'Alsace depuis des années ...DNA a écrit :Keller, clap de fin !
Comme attendu, Marc Keller ne sera plus le manager du club strasbourgeois à la fin de la saison. Il l'a annoncé hier matin à Philippe Ginestet qui s'est mis en quête d'un directeur sportif et d'un directeur général pour le remplacer.
Cette fois, pas d'éclats de voix. Pas de portes qui claquent, de réunions interminables et houleuses. Pas de psychodrames non plus, comme en juin dernier quand le divorce entre les deux hommes était devenu inéluctable et que Ginestet avait choisi d'abdiquer au terme d'un bras de fer aussi bref que dévastateur.
Neuf mois après, c'est sans heurts que Marc Keller a annoncé son départ. Il est vrai que depuis cette guerre pichrocholine, la main a changé. Le contexte aussi.
Les fleurets ont donc été consciencieusement mouchetés et c'est côte à côte que Philippe Ginestet et Marc Keller ont paru pour officialiser ce divorce annoncé. Mal emmanchée, leur relation ne pouvait durer, ils le savent, tout le monde le sait.
« Même si la cohabitation était cordiale, elle ne pouvait être plus que ça »
Même si la cohabitation était « cordiale », elle ne pouvait être plus que ça. Et ça ne pouvait suffire dans le contexte actuel. Surtout depuis le départ effectif ou à venir des proches de Keller. Les actionnaires "historiques" avec lesquels il avait sauvé le club de la faillite il y a trois ans et qui ont tiré les conséquences du retour de Philippe Ginestet au sortir de la rocambolesque vraie-fausse arrivée d'Alain Afflelou. Patrick Adler et Egon Gindorf démissionnaires de leurs postes, Pierre Schmidt sur le départ, Marc Keller se retrouvait de plus en plus isolé.
D'autant que Philippe Ginestet a commencé, logiquement, à placer ses hommes. Et que ceux-ci empiètent largement sur ce qui était le terrain des employés mis en place par la précédente direction. Ce qui a provoqué au passage quelques dégâts "collatéraux" comme la récente mise à pied de Pierre Brochet, le directeur marketing, que n'a pas dû goûter l'ancien international. D'autres couvent en coulisses.
L'issue de cette cohabitation forcée ne pouvait donc être autre, même si hier le propos était lissé à l'extrême et les sourires de rigueur. Un peu tendus et crispés, mais de rigueur.
« J'aurais aimé continuer avec Marc, mais je peux comprendre... »
Philippe Ginestet dira ainsi qu'il n'avait « aucun a priori. Avec Marc, nous n'avons plus aucun problème. Ça fait trois ans qu'on bosse ensemble et nous avons parcouru beaucoup de chemin, réglé nombre de dossiers. Depuis décembre, tout se passait très bien et pour moi, tout était envisageable. Qu'il poursuive ici avec nous ou décide de réorienter sa carrière ».
Même son de cloche pour Marc Keller qui précise : « j'avais un engagement jusqu'à la fin de saison. J'ai décidé de l'honorer jusqu'au bout. C'est simplement la fin d'un cycle de cinq ans pour moi ».
Cinq années riches avec une remontée, un titre (la coupe de la Ligue), deux participations européennes et parfois tumultueuses, même si elles correspondent sans doute aux années les plus "calmes" de l'histoire récente d'un club passablement agité du bocal. Cinq années qui se termineront peut-être par une descente en L2 aussi.
« C'est ce que nous devons à tout prix éviter », dira Keller. « Dans les semaines qui viennent, nous allons travailler ensemble pour arracher le maintien », répondra en écho Ginestet qui va désormais se mettre en quête d'un homme. Ou plutôt de deux.
« Je vais remplacer un manager général qui assumait la gestion administrative et sportive par un directeur général et un directeur sportif, explique-t-il. C'est une tâche très lourde, je suis bien placé pour savoir le travail qu'effectuait Marc. D'ici son départ, il participera activement à la réflexion visant à structurer le club ».
Quant au nom des successeurs de Keller et en réponse au fait qu'on voit beaucoup ces temps-ci Albert Gemmrich dans son entourage pendant les déplacements du club, le président du Racing s'est voulu évasif. « Je n'ai pas de noms à donner pour l'instant, mais j'aimerais bien que tout soit calé d'ici le mois d'avril ». Au moment de la prochaine assemblée générale.
« J'ai vécu une grande passion »
Les traumas sportifs, le centre de formation, le départ de Niang, le projet de nouveau stade... Marc Keller dresse un premier bilan de ses cinq années au Racing.
- Pourquoi annoncer votre départ si tôt ?
- Pour que Philippe ait le temps de se retourner. C'est pour ça qu'ensemble nous avions fixé cette période. Pour que les choses ne fassent pas dans l'urgence.
- Quand avez-vous pris cette décision ?
- J'ai pris quelques semaines de réflexion et je suis arrivé à la conclusion qu'après cinq ans, j'arrivais à la fin d'un cycle. J'ai toujours dit que je n'étais que de passage. Aujourd'hui, il est temps de passer à autre chose, même si cette décision a été dure à prendre. Depuis cinq ans, je vis, dors, pense et mange Racing. Même si je quitte le club, il restera toujours en moi...
- Vos démêlés passés avec Philippe Ginestet sont-ils la raison de votre départ ?
- Philippe et moi avons eu des divergences dans le passé, mais c'est la vie de n'importe quelle entreprise. C'est le passé. Depuis décembre, nous travaillons très cordialement ensemble. Alors non, ce n'est pas la raison.
« Le centre de formation porte ses fruits »
- On vous a annoncé à Rennes, en Angleterre puis récemment à Monaco, alors où irez-vous ?
- Mais je n'en sais rien. A partir de maintenant, je suis libre de rencontrer des gens et d'évoquer mon avenir avec eux s'ils me proposent quelque chose. Mais pour l'instant, je n'ai aucune piste. Si on me présente un projet qui me passionne, je replonge tout de suite, sinon...
- Quel bilan dressez-vous de ces cinq années ?
- Elles ont été intenses. Quand je pense à tout ce qui s'est passé... J'ai arrêté ma carrière de joueur le 6 mai 2001 et le 7 j'étais à Strasbourg. En juillet, je prenais mes fonctions, sans expérience. Nous venions de descendre en L2. Ensuite, il y a eu la mort de Marc McCormack et la vente du club qui accusait 11 M € de déficit et était au bord de la faillite. On a fait un tour de table et on a réussi à le racheter.
- C'est ensuite que vous avez été seul à bord, quelles missions vous étiez-vous fixés ?
- Egon (Gindorf) m'avait demandé d'amener le club à l'équilibre, qu'il n'y ait plus de cassure avec les supporters et qu'il progresse sportivement. Financièrement nous avons réussi le pari puisque de moins 11 M€ nous sommes passés à un bénéfice de plus de 2 M€ cette année. Sur le plan de l'image, les supporters se sont, je crois, retrouvés dans le message et les valeurs que nous voulions faire passer. Nous sommes ainsi passés de moins de 2 000 abonnés à près de 11 000. Je suis fier de ça, oui.
Nous nous sommes rapprochés de notre public sans engager Zidane ou Henry, mais en parlant aux gens.
Et puis, le centre de formation, construit par Proisy, commence à donner des résultats. Il est repassé en catégorie 1 et des joueurs comme Gameiro, Krebs, Carlier, Bellaïd, Schneider, Faty ou Gurtner ont rejoint les pros. Nous avons aujourd'hui six jeunes en équipe de France et 13 présélectionnés. C'est une énorme satisfaction.
« C'est toujours facile, après... »
- Sur le plan sportif, en revanche, les résultats ne sont pas là ...
- L'objectif était de placer le club les bonnes années dans la première moitié du classement, de ne pas lutter pour le maintien les mauvaises. Cette année c'est raté. L'équipe paraissait intéressante, la mayonnaise n'a pas pris.
- Quelles erreurs avez-vous commises ?
- Je ne sais pas. plusieurs, sans doute, qui n'en commet pas ? Vous savez, on prend une décision en son âme et conscience en nous demandant toujours ce qui est bon pour le club. Après, c'est toujours facile de dire plusieurs mois plus tard, il aurait fallu faire ceci ou cela.
« Un nouveau stade pour grandir »
- De ne pas avoir recruté Koné alors que Niang allait partir, d'avoir été trop frileux à ce moment-là ?
- Avec Koné, on était d'accord, mais me fallait des feux verts, je ne les ai pas eus. Je suis solidaire de cette décision, mais il est faux de dire que nous avons laissé partir Niang sans nous battre. Avec Philippe nous sommes en désaccord là -dessus car moi je pense qu'on ne pouvait pas le retenir. Il voulait à tout prix partir à Marseille.
Le cas Niang est symptomatique du quotidien d'un club intermédiaire comme le notre. On achète des joueurs et quand les grands clubs les veulent on ne peut s'y opposer. Maintenant, quand on a pu garder un garçon, on l'a fait. Nous avons repoussé des offres pour Pagis, Haggui, Niang (West-Ham), Boka ou Alex Farnerud.
- Pourquoi ne pas avoir pris la présidence comme on vous la proposait ?
- Parce qu'il était trop tôt. En 2001 comme l'an dernier. Ma fonction me demandait beaucoup de travail et elle me plaisait. Il me fallait un président au-dessus, que nous formions un binôme. J'ai bien bossé avec Patrick Proisy et nous étions main dans la main, en totale harmonie avec Egon. C'était un travail d'équipe, un bon équilibre.
- Y'a-t-il un chantier que vous auriez aimé mener à bien avant de partir ?
- Celui du nouveau stade, parce qu'il faudra bien y venir. Nous avons commencé à y réfléchir et il y a des gens qui étaient intéressés pour le financer. Si le club veut grandir, il va devoir en passer par là comme l'ont fait Nice ou Rennes. Il faudra que ça se fasse dans les cinq ans.
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mouais... alors autant c'était de toute manière une évidence qu'il partirait à la fin de la saison, autant je trouve çà limite de l'annoncer là maintenant vu la situation actuelle du club...
On est pas l'OM de l'est, c'est plutot l'OM qui est le Racing du sud...
T'as pas un mois qui passe sans des remous de cet ordre... 
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Matthieu
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c'est rare que c'est pérenne quand meme, comme deja dit les supporters passent le club restelolo a écrit :Là où il se fourre le doigt dans l'oeil, c'est sur l'aspect reconquête du public. C'est "réussi" pour cette saison, en tout cas d'un point de vue "comptable", mais ce n'est pas pérenne...
L'histoire est en marche ...
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