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 Histoire du Racing 
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Inscription: 16 Juin 2005 8:46
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Très bel article, merci Kaniber ;)

Pas forcément les vedettes dont on se souvient le plus qui portent tellement et si longtemps après notre racing dans le coeur. Émouvant , bravo !


7 Aoû 2017 16:18
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Sympa oui même si MGhoghi n a pas laissé un souvenir impérissable comme ses amis belges Miceli ou Kinet :oops:

_________________
Vade retro Rudi Garcia...bouh t'es moche quand tu chouines


7 Aoû 2017 18:47
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dna a écrit:
Dans le rétroviseur -

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Le Racing fête les quarante ans du titre historique : retour sur l'apothéose lyonnaise
Le 1er juin 1979, le Racing décrochait le seul et unique titre de champion de France de son histoire. À la faveur d’une victoire écrasante à Lyon (0-3), il a atteint un sommet rare, inédit, éternel.
C’est évidemment une autre époque. Il n’est plus question d’envisager une saison professionnelle à seulement 13 joueurs payés pour jouer. Il n’est pas concevable de défier les concurrents de l’élite avec… un seul étranger dans son effectif. Il n’est plus l’heure d’une trêve hivernale de cinq semaines. Il n’est plus le temps de suivre les exploits de ses champions grâce à quelques lignes dans le journal ou quelques voix dans un poste de radio.

Mais les Bleus d’ici ont bel et bien été les auteurs d’une immense conquête il y a quarante ans, dominant un championnat quand la France se divisait entre le Vert stéphanois et le jaune canari.

« On se sentait vraiment costaud »


Ils ont réussi un exploit retentissant en tenant tête, dix mois durant, à ce qui se faisait de meilleur en D1. Troisièmes la saison précédente, mais regardés avec condescendance, ils ont pris la tête du championnat dès la cinquième journée, au mois d’août, à la faveur d’un nul à Reims.

Le Racing ne la perd plus jusqu’au terme de l’avant-dernière journée et une éclatante victoire face au Paris-SG (3-0) dans une Meinau pleine jusqu’à la gueule.

Le capitaine Novi et ses copains conservent leurs deux points d’avance avant le déplacement à Lyon, ultime étape de leur formidable aventure.

Dans le sillage du onze très alsacien ( sept sur les 12 joueurs ayant participé au Lyon - Racing sont originaires de la région) et “made in France” (seul Toko le Tchadien est étranger parmi les 16 éléments ayant participé à la saison ), la meute n’a pas lâché la pression.

Le leader, en ce matin du vendredi 1er juin 1979, est sous la menace de Nantes et Saint-Etienne. Mais la pression glisse sur le groupe arrivé à Lyon, pour la traditionnelle mise au vert à la veille de la rencontre.

« On était bien préparé, on se retrouvait dans de bonnes conditions avant ce dernier match, souligne Albert Gemmrich, le buteur patenté. On affrontait le 7e du championnat mais on aurait pu affronter le Real ou le Barça, cela aurait été pareil. Tu es premier et il n’est pas question de lâcher. Gilbert Gress, l’entraîneur, avait fait sa causerie en fin d’après-midi, comme d’habitude. Mais il ne disait pas grand-chose généralement. Ce dont je me souviens, c’est que cela a paru long jusqu’au coup d’envoi. »

Les Bleus avaient quand même rendez-vous avec l’Histoire. Leur parcours au long cours avait forgé un mental et une conviction.

La saison 1978-1979 avait débuté presque onze mois auparavant par une victoire face à… Lyon (1-0) à la Meinau.

« En fait, c’est la victoire face à Saint-Etienne, au mois de septembre, qui m’est apparue comme le déclic, rappelle Léonard Specht, le pilier de la défense alsacienne. Il y avait presque 37 000 spectateurs à domicile, c’était un match au sommet. Et on avait dominé les Verts, la référence à l’époque (2-1). Le président Rocher et l’entraîneur Herbin avaient dit qu’on les avait impressionnés. »

Sept mois et demi après, la dynamique ne s’est pas essoufflée. Et dans leurs beaux maillots bleu marine estampillés, le capitaine Duguépéroux ( Jacky Novi, habituel porteur du brassard s’était blessé lors du match précédent) et ses coéquipiers n’ont pas l’intention de laisser passer l’immense occasion.

« On se sentait vraiment costaud, c’était l’accomplissement d’un groupe, considère Jean-Jacques Marx. En fait, ce titre vient consacrer deux saisons exceptionnelles. On est notamment resté invaincu pendant deux ans à la Meinau. »

Le 18 mai dernier, quelques uns des anciens champions étaient de passage à la Meinau, un soir de match...

Roland Wagner signe un doublé


« Il y avait des milliers de supporters à Gerland », rappelle Léonard Specht. « Effectivement, il y avait du monde pour nous soutenir, prolonge Jacky Duguépéroux. Mais il y avait la conviction aussi qu’on constituait une équipe de qualité. C’est la grande leçon que j’ai retenue de cette saison. Il n’y a qu’avec des bons joueurs que tu peux aller loin. »

Sur les coups de 20h30, le Racing a pour seul objectif d’atteindre la ligne d’arrivée invaincu pour sa dernière sortie.

Dominique Dropsy bloque un coup franc cadré de Chiesa. La suite se passe comme dans un rêve. Un long “une-deux” Specht-Wagner aboutit à l’ouverture du score du second sur un centre du premier (22e ).

« Ce n’était pas complètement inédit, explique le passeur. On développait un football total, avec des défenseurs qui attaquaient et des attaquants qui défendaient. D’ailleurs, dans la saison, j’avais mis quelques passes décisives. Et notre jeu était l’expression d’une énorme confiance en nous. »

D’ailleurs, “Léo” est même l’auteur d’un doublé de passes décisives puisque sa remise de la tête trouve le même joueur, auteur d’un doublé (26e ).
« On n’a pas vraiment douté »


Ces deux buts, son auteur s’en souvient bien. « Sur le coup, je suis une fois au premier poteau, une fois au second, et j’ai vécu le moment tout à fait normalement, se souvient Roland Wagner. En fait, cette victoire, comme ce titre, c’est le fait d’une équipe de copains. Il y avait sept Alsaciens dans l’équipe, il y avait des liens forts. »

« Il y avait même deux Haut-Rhinois », en rigole Yves Ehrlacher. Le blond du milieu a paraphé le succès pour le transformer en démonstration.

Sur un centre de… Roland Wagner – décidément en état de grâce ce jour-là – à l’entrée de la surface, il décoche une volée qui fait mouche.

« J’avais mis trois-quatre buts avant dans la saison (cinq en tout, ndlr) mais celui-là était sans doute le plus foireux, indique le troisième buteur du jour béni. L’important, c’est qu’il était au fond. D’un autre côté, on était largement au-dessus de Lyon. Cela a peut-être soulagé tout le monde mais on n’a pas vraiment douté. »

La préparation d’avant-saison qui reste dans l’esprit de tous les héros a permis au Racing de terminer comme un avion de chasse. « On avait ce niveau parce que Gress nous avait mis minable à Grünberg, considère encore Yves Ehrlacher. On en avait vu de toutes les couleurs. »

La fin du match se déroule dans une atmosphère surréaliste. Des milliers d’Alsaciens sont le long de la ligne de touche et attendent impatiemment le coup de sifflet final.

Quand il retentit, « c’était bizarre car il y a eu envahissement du terrain, rappelle Raymond Domenech, le dur parmi les durs en défense. Dans ces cas-là, tu te réfugies dans le vestiaire. On n’a pas trop eu le temps d’apprécier. »

Au micro, Gilbert Gress évoque la suite, annonce les mouvements du prochain marché d’été comme le départ de Jacky Duguépéroux qui venait de vivre son dernier match pro.

La fête est collective, le public lyonnais se réjouissant de l’échec des Stéphanois. « C’est un peu comme quand le PSG a perdu contre Bordeaux au Parc, il y a vingt ans, ce qui avait privé Marseille du titre, poursuit l’ancien sélectionneur de l’équipe de France. Moi, en tant que pur Lyonnais, j’avais gagné deux fois car Saint-Etienne était battu. »

Avec un retour triomphal, avec une empreinte inoubliable, le Racing s’est révélé ce jour-là un gagnant pour l’éternité. Au moins une année.

Les champions de France


➤ Dominique Dropsy (né le 9 décembre 1951, à Leuze, décédé le 7 octobre 2015, à Bordeaux

➤ Albert Gemmrich (né le 13 février 1955, à Haguenau)

➤ Francis Piasecki (né le 28 juillet 1951, à Talange, décédé le 6 mars 2018)

➤ Léonard Specht (né le 16 avril 1954, à Mommenheim)

➤ Raymond Domenech (né le 24 janvier 1952, à Lyon)

➤ Roland Wagner (né le 22 décembre 1955, à Drusenheim)

➤ René Deutschmann (né le 17 novembre 1951, à Strasbourg)

➤ Joël Tanter (né le 5 février 1951, à Vannes)

➤ Jean-Jacques Marx (né le 23 mai 1957, à Fegersheim)

➤ Jacques Novi (né le 18 juillet 1946, à Bellegarde)

➤ Yves Ehrlacher (né le 6 octobre 1954, à Sundhoffen)

➤ Jacky Duguépéroux (né le 2 janvier 1948, à Saint-Malo)

➤ Roger Jouve (né le 11 mars 1949, à Marseille)

➤ Toko (né le 21 août 1952, à Ndjamena)

➤ Jacques Vergnes (parti à Bordeaux au mois d’août 1978, né le 21 juillet 1958, à Malagas), ➤ Rémi Vogel (né le 26 novembre 1960, à Strasbourg, décédé le 17 octobre 2016)

➤ Bernard Tischner (né le 9 septembre 1959, à Soultz-les-Bains)

➤ Arsène Wenger (né le 22 octobre 1949, à Strasbourg)

➤ André Wiss (né le 8 mai 1959, à Colmar)

➤ Jacques Glassmann (né le 22 juillet 1952, à Mulhouse)

➤ Eric Mosser (né le 19 janvier 1959, à Roppenheim)
Les buteurs

Albert Gemmrich 17 ; Francis Piasecki, Roland Wagner 14 ; Jean-Jacques Marx 6 ; Yves Ehrlacher 5 ; Joël Tanter 3 ; Raymond Domenech, Léonard Specht 2 ; René Deutschmann, Toko, Jacques Vergnes 1
Lyon 0 / Racing 3

Stade Gerland. 25 959 spectateurs. Mi-temps : 0-2. Arbitre : M. Verbecke

Les buts : Wagner (22e , 26e ), Ehrlacher (65e )

Avertissements : Wagner (26e ), Domenech (50e )

LYON : Cheveau - Paillot, Jodar, Desbouillons, Genet - Carrié, Tigana, Valadier - Chiesa (cap.), Gallice, Ferrigno (Maroc, 59e ). Entraîneur : Aimé Jacquet.

RACING : Dropsy - Marx, Duguépéroux (cap.), Specht, Domenech - Deutschmann, Ehrlacher, Piasecki (Vogel, 46e ) - Tanter, Gemmrich, Wagner. Entraîneur : Gilbert Gress.



1 Juin 2019 11:31
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