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« Toute l'actualité du Racing Club de Strasbourg Alsace vue par ses supporters »
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 Jean-Marc Furlan 
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dna a écrit:
L’AJ Auxerre en stage à Munster jusqu’à samedi Furlan :
« En France, on te colle très facilement une étiquette »

Son passage mouvementé au Racing (2007-2009) l’a marqué au fer rouge. Dix ans plus tard, Jean-Marc Furlan (61 ans) est le seul entraîneur à être monté en L1 à quatre reprises. Le technicien est un peu attendu comme le messie à l’AJ Auxerre, où il vient de signer un contrat de trois ans.
Moribonde depuis sa relégation en Ligue 2 en 2012 (sept saisons d’affilée entre la 8e et la 17e place), l’AJ Auxerre a peut-être trouvé la solution à tous ses maux. Ce remède miracle est aujourd’hui incarné par Jean-Marc Furlan, l’homme que toute l’antichambre s’arrache. Inutile de chercher meilleur spécialiste de ce championnat : il n’en existe pas. Le stratège de 61 ans vient de décrocher la quatrième accession en L1 de sa carrière, sous les couleurs de Brest, améliorant par là même son propre record, établi avec Troyes (2005, 2012, 2015).

La magie opérera-t-elle à nouveau dans l’Yonne ? Francis Graille et Cédric Daury, respectivement président et directeur sportif de l’AJA, l’espèrent sans doute secrètement. « Ils ne me l’ont pas signifié ainsi, mais je pense que mes états de service ont dû jouer », sourit le technicien, engagé jusqu’en 2022 pour « réécrire l’histoire » du « prestigieux club » bourguignon.

« J’ai vu des gens en pleurs me réclamer de rester… »


Pour Jean-Marc Furlan, exercer dans l’élite n’est plus une fin en soi. Le natif de Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) observe que plusieurs confrères au CV bien rempli –Christophe Pélissier (Lorient), Frédéric Antonetti (FC Metz), Philippe Montanier (RC Lens) ou encore Paul Le Guen (Le Havre) – n’hésitent plus à descendre d’un échelon pour retrouver le plaisir de mener à bien un « projet » à long terme. « 70 % des entraîneurs de L1 disparaissent au bout de 4-5 ans, estime le stratège auxerrois. Beaucoup ont arrêté complètement. Le problème, dans cette division, c’est que tu as besoin de joueurs de talent pour t’en sortir. Or, que ce soit à Strasbourg (2007-08) ou à Troyes (2012-13, 2015-16) , je disposais de l’une des masses salariales les plus basses de France. »

Il ne serait donc pas possible, pour un coach, de s’épanouir dans la durée au plus haut niveau hexagonal, sauf à officier pour « l’un des dix premiers budgets » du championnat. Ne souhaitant plus être un fusible, « à un âge » où ses priorités ont changé, Jean-Marc Furlan a décliné, au printemps, la prolongation de contrat soumise par les dirigeants brestois. Un cadeau empoisonné, selon lui.

« Ils m’ont proposé une saison supplémentaire, plus une en option, détaille l’entraîneur. En d’autres termes, ça veut dire : ‘‘Si tu perds deux matches, tu dégages’’. J’ai compris qu’ils ne voulaient plus de moi. »

Quitter le Finistère, après trois années émotionnellement très riches, n’en a pas moins été « très douloureux ». « Là-bas, j’étais en fusion avec les ultras et les employés du club. Dans le stade, les fans scandaient ‘‘Furlan, t’es Brestois’’, alors que je suis de Bordeaux (sourire). J’ai vu des gens en pleurs me réclamer de rester… »
« A Strasbourg, les supporters ne me supportaient pas »

De ce point de vue-là, le contraste avec l’expérience vécue au Racing (2007-2009), par exemple, est saisissant. « A Strasbourg, les supporters ne me supportaient pas », grimace le technicien, dont le nom restera à jamais associé à cette invraisemblable série de onze défaites qui a conduit le RCS au purgatoire, en 2008. « Je suis blessé », confie-t-il.

Sur le moment, l’emploi du présent interpelle. Le coach serait-il encore meurtri par son passage en Alsace ? « Ma famille l’a été beaucoup plus que moi, corrige-t-il. Pourtant, quand je suis arrivé (en provenance de Troyes) , j’avais la cote. J’avais envoyé balader Bordeaux et Marseille, qui m’avaient relancé, simplement pour tenir ma promesse au président Philippe Ginestet, à qui j’avais donné mon accord verbal la veille. »

Deux ans après, Jean-Marc Furlan s’en allait par la petite porte, après avoir perdu le ‘‘match de la remontée’’ en L1, lors d’un funeste déplacement à Montpellier (2-1). Une décennie plus tard, l’ex-défenseur central de Bordeaux (1973-76) préfère « garder le positif ».

Il énumère spontanément ces serviteurs du Racing avec qui il s’est lié d’amitié, à l’ombre de la Meinau. De Robert Lohr à Claude Fichaux, en passant par Jean-Marc Kuentz, François Keller, Léonard Specht ou encore Eric Vogel, la liste est longue et non exhaustive. « Strasbourg demeure la ville où je me suis le plus promené », ajoute-t-il.
Il revient en Alsace dans la peau d’un gagnant

L’entraîneur évoque une « région merveilleuse », qu’il est heureux de retrouver cette semaine, à l’occasion du stage d’avant-saison de l’AJ Auxerre à Munster. Il y revient dans la peau d’un gagnant : ses réussites en L2 supplantent, désormais, son passif en L1, où il a connu trois rétrogradations (une avec le Racing, donc, et deux avec Troyes en 2007 et 2013). « En France, on te colle très facilement une étiquette », souffle-t-il.

Certaines sont agréables à porter, d’autres moins… Mais une chose est sûre : Jean-Marc Furlan n’a pas à rougir de sa carrière.


Thierry Laurey, « un excellent entraîneur »


Jean-Marc Furlan n’est pas surpris outre mesure par le retour en grâce du Racing en Ligue 1. Le coach de l’AJ Auxerre suit avec attention l’évolution du jeune milieu des Bleus, Ibrahima Sissoko, qu’il a « fait débuter à Brest en professionnel ». Il apprécie également Marc Keller, « un président qui a de grosses compétences et connaît très bien le milieu ». Enfin, il dit admirer le « travail » de son homologue strasbourgeois Thierry Laurey, « un excellent entraîneur » avec qui il partage une certaine « vision du jeu ».

« Pour ma part, je me demande constamment comment remplir un stade. C’est ça le sens de ma mission, synthétise l’ex-technicien du RCS. Le foot doit devenir de plus en plus spectaculaire. Les gens qui achètent leur billet ne te demandent pas simplement de gagner des matches. »


24 Juin 2019 17:22
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dna a écrit:
Furlan, la passion intacte
Tourneboulé par le confinement, Jean-Marc Furlan, l’entraîneur auxerrois, s’est demandé s’il aurait la « force de repartir » à l’assaut de la L2, du haut de ses 62 ans. La « passion » a finalement pris le dessus. Comme l’an passé, l’ex-coach du Racing (2007-2009) a choisi Munster pour son stage d’avant-saison.

Jean-Marc Furlan n’est jamais avare en anecdotes et, comme souvent, il raconte celle-ci dans un éclat de rire : depuis le début de la crise sanitaire, son fils François rechigne gentiment à lui « faire la bise ». Aux yeux de son rejeton, l’entraîneur de l’AJ Auxerre est désormais une personne potentiellement vulnérable.

Le sexagénaire s’en amuse : s’il respecte scrupuleusement les mesures barrières, il n’est pas du genre à se tourmenter pour sa santé. Le technicien n’était en revanche pas sûr d’avoir la « force de repartir », au bout d’une coupure exceptionnellement longue. « Je me demandais si je reviendrais avec le même enthousiasme », confie-t-il.

Quand l’actionnaire chinois de l’AJA ravitaille l’hôpital d’Auxerre…


Confiné dans sa maison à Villefargeau, un petit village situé à sept kilomètres d’Auxerre, l’ancien coach du Racing (2007-2009) s’est adonné à son activité favorite : la lecture, aux côtés de sa femme. « Quand je déménage, le plus lourd, ce sont les bouquins que j’ai à transporter », sourit-il.

Le stratège bourguignon s’est aussi « occupé en appelant en permanence [ses] joueurs ». Et pour cause, il a longtemps nourri l’espoir de « disputer les derniers matches » de l’exercice écoulé. Le recordman du nombre d’accessions en première division (en 2005, 2012 et 2015 avec Troyes, puis en 2019 sous les couleurs de Brest) aurait « été heureux » d’observer encore un peu la progression de son groupe, 11e de L2 à l’arrêt du championnat.

L’interminable break n’a finalement pas eu raison de sa « passion ». Malgré la « pression » qui règne à Auxerre, un « club historique » vivant dans l’obsession de retrouver l’élite, Jean-Marc Furlan a « replongé » dans le bain « avec plaisir ». « Restrictions économiques » obligent, son effectif est « passé de 29 à 23 joueurs », mais à l’entendre, il a gagné en qualité.

L’entraîneur ne tarit pas d’éloges au sujet de James Zhou, l’actionnaire principal de l’AJA, en qui il voit un investisseur fiable. Le milliardaire chinois soigne sa cote de popularité dans l’Yonne. Au plus fort de la crise, il a expédié « des masques, des blouses et des tests à l’hôpital d’Auxerre », avant de reproduire le même geste en faveur du Département. « En termes d’image, c’est beau. »

Les joueurs et le staff auxerrois sont également choyés. Le week-end dernier, pour la deuxième année consécutive, ils ont pris leurs quartiers dans le confortable hôtel de la Vallée Verte, à Munster, alors même que l’AS Nancy-Lorraine venait d’y renoncer pour « raisons budgétaires ». Le terrain du stade communal du Leymel, toujours « en très bon état », séduit les clubs professionnels. L’AJA y affrontera ce samedi Épinal (N2), en clôture de son stage estival (entrée gratuite). « Je n’aurai aucune exigence, prévient Jean-Marc Furlan. Je veux juste voir comment les gars ont digéré les trois premières semaines de préparation. »
« Toi, petit, tu n’as jamais travaillé ! »

Après « quatre mois de trêve » forcée, le technicien a repensé ses séances d’entraînement, dépourvues de « duels » dans un premier temps, sachant que « le foot est le sport qui génère le plus de blessures, derrière le ski et le rugby ». Dans une période où « une pandémie met en danger la santé de la planète entière », le natif de Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) entend surtout rester fidèle à son tempérament « humain et convivial ». Du haut de ses 62 ans, il se sait privilégié. « Je suis originaire d’une famille de maçons italiens, rappelle-t-il. Mes oncles me disaient toujours : “Toi, petit, tu n’as jamais travaillé !” »

Nouvel éclat de rire. Comme toujours, Jean-Marc Furlan a envie de partager sa joie de vivre. On comprend mieux pourquoi son fils s’est finalement laissé aller à une petite bise, jeudi soir dans le hall de l’hôtel de la Verte Vallée…


18 Juil 2020 15:24
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