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« Toute l'actualité du Racing Club de Strasbourg Alsace vue par ses supporters »
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 Marc Keller 
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dna a écrit:
Marc Keller : « C’est tout simplement incroyable ! »
Il a dû attendre une longue minute avant de pouvoir parler. Accueilli comme une “rock star” par les milliers de supporteurs présents samedi matin à la Meinau, Marc Keller a reçu une interminable ovation lors de son entrée en scène.

Alors que le football français est régulièrement secoué par des conflits de gouvernance (comme récemment à Nantes ou encore à Caen), le club strasbourgeois fait figure de (très) bon élève. Après les sombres années marquées par les soucis financiers, il fait désormais grand bleu sur le Racing.

Et pour les aficionados alsaciens, le président Keller est l’incarnation de cette stabilité retrouvée et des succès actuels.

Un soutien « indispensable »


La tribune sud n’a donc pas manqué de rugir de plaisir quand le “prési” a égrainé quelques chiffres toujours sympas à entendre.

« La saison dernière, vous étiez près de 19 000 abonnés. Cette année, on s’est arrêté à 19 200, a rappelé Marc Keller. Il y a eu plus de 25 000 spectateurs de moyenne et 18 matches sur 19 ont été disputés à guichets fermés. C’est incroyable ».

L’occasion, aussi, pour le président de rappeler que le Racing a terminé meilleur public de Ligue 1 pour l’exercice 2018/2019.

Et Marc Keller a gardé son sourire au moment de dresser un rapide bilan sportif.

« De notre première saison de Ligue 1, on retiendra ce coup franc de Lienard (face à Lyon, qui a permis de maintenir l’équipe en L1). La saison passée, on voulait avoir une équipe plus consistante. Et cela a été le cas, on a terminé 11e ce qui est un très bon classement pour nous », a-t-il exposé.

Avant d’ajouter : « Et il y a la parenthèse enchantée de la coupe de la Ligue. Je ne pensais pas que gagner un titre en France était possible actuellement. C’est historique. Et on gardera tous en tête ce fameux samedi à Lille, lors de la finale. Cette ambiance en ville, dans le stade, c’était tout simplement incroyable ».

Mais le président s’est aussi efforcé de tempérer les ardeurs des uns et des autres, rappelant qu’une « saison difficile » s’annonce, surtout si le Racing se qualifie pour la phase de poules de la Ligue Europa.

Comme souvent dans ce genre d’exercice, Marc Keller en a terminé en exhortant les supporteurs à continuer à apporter leur soutien. Un soutien « indispensable » pour grandir encore et entretenir « le miracle » alsacien.


28 Juil 2019 6:11
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Marc Keller semble avoir appris de ses échecs des années 2000 (recrutements exotiques), tout en ayant réussi à conserver ses qualités (pragmatisme, gestion saine, confiance dans les valeurs et les personnes sûres ...). Depuis qu'il est de retour aux commandes et plus particulièrement que le Racing a retrouvé le monde pro, j'ai parfois l'impression qu'il ne s'agit plus du même club qu'il y a 10-15 ans, au sens positif du terme.


28 Juil 2019 11:49
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L'Alsace a écrit:
« Notre recrutement a été ciblé »
Le président Marc Keller dresse le bilan du mercato estival d’un Racing qui, deux ans après son retour en Ligue 1, a privilégié la stabilité. Au sortir d’une très belle saison 2018-2019 (11e et sacre en Coupe de la Ligue), l’ex-international invite à la vigilance.

Marc Keller, que répondriez-vous à ceux qui jugeraient le mercato du Racing minimaliste ?
Que nous avions décidé d’investir avant d’avoir vendu. C’est pour ça qu’on a vite levé l’option d’achat de Lamine Koné, puis recruté un défenseur central, Alexander Djiku, à la place de Pablo Martinez et un jeune milieu à potentiel issu de Ligue 2, Jean-Ricner Bellegarde. S’ajoutent deux blessés presque toute la saison passée : Abdallah Ndour, qui l’a même pratiquement été deux ans, et Mohamed Simakan, stoppé par des blessures au genou et à l’épaule. Avec le coach (Thierry Laurey) et Loïc (Désiré, responsable du recrutement), nous savions que nous avions cinq nouveaux joueurs. Nous savions aussi qu’il pouvait y avoir une grosse vente et que nous serions peut-être amenés à aménager notre recrutement. C’est ce que nous avons fait à la fin en remplaçant Jonas Martin par Sanjin Prcic.

« 32 millions investis en deux ans et demi »

Avez-vous estimé opportun de marquer une pause dans le renouvellement de l’effectif pour travailler dans la continuité ?

Depuis deux ans et demi, nous avons injecté 32 millions d’euros dans le recrutement. Nous avons vendu pour 20. En 2017 et 2018, le changement a été massif. Cette année, notre recrutement a été plus ciblé afin de stabiliser l’effectif. Nous nous étions fixé entre 6,5 et 8 millions d’investissements, hors ventes de joueurs. C’était prévu dans notre budget. Evidemment, si nous avions réalisé une grosse vente, nous aurions ajouté un joueur. Et nous en aurions recruté un ou deux si nous nous étions qualifiés pour la phase de poules de la Ligue Europa. Mais il ne faut pas oublier que les jeunes issus de notre formation ou post-formation, les Caci, Fofana, Simakan, Zohi, Sissoko ou Bellegarde, qui vient d’arriver, montent en puissance. Nous voulons accompagner leur montée en puissance par de l’expérience. Nous l’avons fait en levant l’option de Koné et en enrôlant Djiku.

L’augmentation des droits télé à compter de 2020, qui dopera vos recettes, et les dépenses à venir pour la rénovation du stade et du centre de formation vous ont-elles freiné cet été ?
Encore une fois, avec le coach et Loïc, nous étions calés sur la stratégie. En 2018, nous avions investi 16 millions et là, nous ne souhaitions pas être en sureffectif. Bien sûr, il nous a fallu réagir au départ de Jonas. Dans un premier temps, nous avions fermé la porte. Elle a été rouverte après l’élimination à Francfort, parce que Jonas souhaitait signer trois ans à Rennes, mais également parce que le Racing a été bien indemnisé et a pu le remplacer par Sanjin. Nous aurions aussi pu saisir une opportunité sur un attaquant (Ndlr : l’international ghanéen Majeed Waris, finalement prêté par Porto à Alaves, a été approché en vain), mais il n’y avait pas d’obligation. L’occasion aurait juste fait le larron.

« Notre budget doit rester sain »

2019-2020 doit-elle être la saison de la stabilisation ?

La première année (2017-2018), nous nous sommes maintenus en Ligue 1 avec un effectif majoritairement venu de Ligue 2, voire du National. La suivante, nous avons, par une forte hausse de nos investissements, donné plus de consistance à notre effectif - en quantité et qualité - et avons vite compris que nous ne serions pas soumis au même stress. Depuis 2012, notre travail est lié à un budget qui doit rester sain.

Le bruit court que vous disposez d’un pécule de secours…
Nous voulons être le plus ambitieux possible dans un budget maîtrisé. Mais s’il faut faire un petit effort au mercato d’hiver, nous le ferons. J’ai déjà dit que la saison serait passionnante, mais difficile. Nous sommes dedans. Notre expérience européenne nous a beaucoup appris. Elle a été superbe et très enrichissante. Mais elle a nécessité une grosse débauche d’énergie, à tous les niveaux, pas seulement sportive. Nous voulions vraiment nous qualifier pour les poules et ne pas avoir de regrets. Malheureusement, nous sommes tombés en barrage sur Francfort et ses 200 millions de budget. Aujourd’hui, nous repartons sur le championnat.

« On a progressé, mais on repart à zéro »

Le départ comptablement assez moyen (3 points en 4 matches) et la rude série à venir, avec quatre déplacements lors des six prochaines journées, aiguisent-ils votre vigilance ?
Bien sûr. Je n’ai pas attendu pour le dire : la Ligue 1 est difficile et tant que nous resterons à 40-45 millions de budget - ce qui est déjà un beau budget -, nous n’aurons pas de marge de manœuvre. Le calendrier est difficile, mais nous allons nous accrocher comme nous l’avons toujours fait.

Le plus difficile n’est-il pas de faire comprendre à un public qui attend toujours plus que la saison passée, entre un maintien assuré très tôt et un sacre en Coupe de la Ligue, a été exceptionnelle ?
En L1, il y a trois catégories de clubs : les très gros, les intermédiaires avec des budgets de 70 à 100 millions, comme Saint-Etienne, Nice, Bordeaux, Lille ou Rennes, et une dizaine, dont nous faisons partie et à laquelle s’ajoutent quelques clubs de Ligue 2 qui font des aller-retours, qui doit se battre chaque année pour rester en L1. On a progressé lors de cette superbe année dernière. Mais les compteurs sont remis à zéro quand redémarre le championnat. Le public le sait : le staff et les joueurs ont besoin de lui pour gagner des matches. La page européenne est refermée. L’année sera exigeante, mais j’ai confiance. On fera le chemin, mais pas sans travail, ni remise en cause.


11 Sep 2019 9:25
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Marco est fidèle à son image de gestionnaire rigoureux, il sait compter les sous. Dans le décompte des
joueurs nouveaux annoncés je le trouve un peu moins fiable. Koné, N'Dour et Simakan faisaient déjà partie
de l'effectif. A ce tarif j'aurais ajouté Liénard, meilleur joueur de début de saison et peu utilisé la saison
dernière pour en faire la sixième recrue. En sachant que Prsic remplace numériquement Martin, le mercato se
limite à deux arrivées. On peut toujours espérer que les jeunes prometteurs ( Sissoko, Fofana, Caci, Zohi )
cassent la baraque, ce n'est pas impossible. Pour l'instant je n'en vois qu'un qui sort vraiment du lot, Simakan.
Je n'ai pas eu à forcer mon talent de connaisseur pour arriver à ce constat.
Les autres ont encore tout à prouver en espérant qu'ils relèvent le défi.
Je ne suis pas satisfait en tant que supporter légitime comme beaucoup d'autres du recrutement. Bellegarde
est un espoir non confirmé, Djiku n'a pour moi pas remplacé qualitativement Martinez. J'attends la suite.
N'Dour ne sera jamais un vrai joueur de foot du moins au niveau actuel qu'on peut exiger.
Le match de samedi sera un test sans être un révélateur, il n'y a pas de vérité établie dans un match contre
le PSG. Je sais bien que Laurey ne me lit pas mais si j'ai un conseil à lui donner j'alignerais l'équipe suivante.
Sels
Lala-Mitrovic-Koné-Djiku-Carole
Bellegarde-Simakan-Corgnet
Thomasson-Da Costa


11 Sep 2019 23:14
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entièrement du même avis sur le recrutement de cette année :yes:

par contre la compo face à Paris avec Corgnet et Bellegarde j'en vois pas l’intérêt du tout ;)


13 Sep 2019 10:38
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Citation:
Marc Keller, président du Racing : « Notre gestion me permet d’être confiant »

Marc Keller a tenu à attendre que le rideau tombe pour de bon sur la saison 2019/2020 de Ligue 1 avant de s’exprimer. En ces temps incertains, le président du Racing délivre un message positif : les lendemains seront durs, mais le club va encaisser le coup.

La petite histoire retiendra que le Racing a finalement été désigné dixième de Ligue 1 à l’indice de performance – mode de calcul retenu par la LFP – ce qui lui permet de dépasser Angers et d’améliorer d’une place son classement par rapport à l’an dernier. « C’est anecdotique par rapport à la situation dramatique que l’on vit depuis deux mois », indique Marc Keller.

En ce 1er mai, journée internationale des travailleurs, le président du Racing a choisi de sortir du silence qu’il s’était lui-même imposé pour évoquer la situation du club. Entretien.


« On peut tabler sur 10 millions d’euros de manque à gagner »

Comment avez-vous vécu les derniers jours, entre l’annonce mardi du plan de déconfinement du Premier ministre Édouard Philippe, qui a exclu la reprise du championnat, et son arrêt définitif prononcé jeudi ?
La crise sanitaire provoque une vraie révolution dans la vie de tout le monde. À mon niveau, ça fait quasiment deux mois que le confinement a chamboulé ma manière de travailler. Il y a eu beaucoup de réunions téléphoniques avec les autres présidents et les instances dirigeantes de la Ligue et de la Fédération. En interne, on a planché sur tous les scénarii, dont celui du pire, à savoir l’arrêt du championnat. Au moins l’annonce du Premier ministre puis celle du conseil d’administration de la Ligue ont-elles permis d’acter une décision importante. Il y a de la déception, parce que l’on aime le sport et la vie. Mais c’est une forme de soulagement car la France, le Grand Est, l’Alsace et notre ville sont particulièrement impactés par la pandémie. C’est donc une solution de sagesse. La priorité, ce n’est pas le foot, mais la santé.

La présidente de la LFP Nathalie Boy de la Tour a parlé de « cacophonie assez indécente » alors que certains présidents défendaient leurs intérêts. Vous en pensez quoi ?
Je comprends la position de la présidente. Si cacophonie il y a eu, je ne vais pas en rajouter. Je me suis refusé à m’exprimer tant qu’une décision majeure n’était pas prise. C’est désormais chose faite. Maintenant que l’on sait où on va, on peut évoquer en connaissance de cause la saison 2019/20 et ses conséquences.

L’arrêt du championnat va engendrer des pertes d’exploitation. Les avez-vous chiffrées ?
Entre le non-versement des dernières parts des droits TV et l’impact sur les recettes en sponsoring et billetterie, on peut tabler sur 10 millions d’euros de manque à gagner.

Le Racing est-il en danger ?
On va être sévèrement impacté, évidemment. Mais notre saine gestion financière depuis quelques années me permet d’être confiant. Le résultat positif envisagé à la fin de la saison doit aussi permettre d’absorber en partie ce manque à gagner.

« Remboursement, avoir ou soutien au club »

Qu’avez-vous envisagé pour les abonnés et les partenaires ?
Concernant les abonnés, qui sont quand même au nombre de 20 000, et les VIP, on va proposer soit un remboursement au prorata des matches qu’il restait à disputer à la Meinau, en l’occurrence le 6/19e du prix, soit un avoir du même montant pour la saison prochaine. Il existe aussi un troisième choix : renoncer au remboursement ou à l’avoir et soutenir ainsi le club pour financer nos investissements. Concernant les sponsors, on proposera aussi des ajustements. Pour l’heure, j’ai le plaisir de constater qu’aucun partenariat n’a été remis en question.

Pensez-vous que cette pandémie va contraindre le foot pro à se réinventer ?
Avec la crise économique qui risque de suivre la crise sanitaire, il est évident que le modèle économique va être remis en question, notamment le marché des transferts.

Vous pouvez agir sur quels leviers ?
Ces dernières saisons, nous avions 20 millions d’euros garantis par l’exploitation du stade (sur un total de 48M€ de recettes, hors mutation). Si la prochaine saison recommence avec du huis clos, il y aura des répercussions… Cela vient aussi souligner que le projet de rénovation de la Meinau est plus que jamais indispensable. Mon credo depuis huit ans, c’est d’être ambitieux tout en garantissant une pérennité financière. On a aujourd’hui 13 millions d’euros de fonds propres. Mais pour être “serein”, un club comme le Racing doit parvenir à 20 millions d’euros. Ça permettrait d’anticiper un éventuel “accident industriel” comme une relégation en Ligue 2. Mais personne ne pouvait imaginer que l’accident serait d’ordre sanitaire.

Quelle est la situation des 120 salariés du club ?
Nos joueurs sont au chômage partiel depuis un mois. Idem pour une partie du personnel administratif, l’autre étant en télétravail. Seuls quelques cadres sont physiquement présents à la Meinau, tout en respectant les règles de distanciation sociale. On œuvre tous à la reprise de l’activité, histoire d’être prêt le Jour J.

Les joueurs vivent aussi une situation inédite, avec une coupure de plusieurs mois, la date de reprise étant envisagée au 23 août. Comment la gérer ?
Thierry Laurey et son staff planchent sur la question. Depuis début mars, les joueurs ne sont plus à l’entraînement. On se laisse encore quinze jours pour établir un protocole en fonction des directives gouvernementales. Ensuite, il s’agira d’établir un rétroplanning dès que la date de la première journée sera fixée. Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra plus que les cinq semaines habituelles de préparation pour retrouver la condition.

Comment préparez-vous la saison 2021-2022 ?
On a eu une première réunion avec Thierry Laurey et Loïc Désiré (responsable de la cellule recrutement). La priorité va déjà à nos joueurs en fin de contrat (Ndour, Corgnet et Grimm). On va les recevoir et clarifier notre position dans les jours à venir.

Est-il envisageable de recruter ?
On va déjà s’appuyer sur notre groupe de joueurs. Pendant le confinement, on a quand même avancé : Thierry Laurey a prolongé (jusqu’en 2021) , Adrien Lebeau aussi (jusqu’en 2022). Et Mehdi Chahiri (le milieu offensif du Red Star) va nous rejoindre puisqu’il a signé dès cet hiver. Pour le reste, Loïc Désiré et son équipe continuent à travailler. À son sujet, je suis par ailleurs heureux qu’il soit resté avec nous, alors que Rennes et Lyon l’ont sollicité. Cela prouve que le Racing a grandi et que l’on ne s’est pas trompé sur son potentiel en le faisant venir au début de la reconstruction.

À titre personnel, comment traversez-vous cette période ?
Comme un citoyen normal face au confinement. Moi qui ai toujours eu l’habitude d’avoir une vie chargée, avec beaucoup de déplacements, ça fait bizarre quand tout s’arrête d’un coup. C’est un moment très particulier. Mais je veux croire que cette période difficile mettra en lumière le meilleur de chacun. J’ai pu le voir à travers les actions solidaires menées par le Racing, via l’association “Femmes de Foot” à travers tout le territoire alsacien.


2 Mai 2020 0:13
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Nous avons la chance de l'avoir à la tête du club.
Et comme il le dit si bien, la priorité est la santé, pas le foot, à bon entendeur.....


2 Mai 2020 8:52
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Lequipe a écrit:
"Parlons de l’avenir »

Alors que son club n’est pas épargné par la crise financière, le président de Strasbourg ne veut plus ressasser les dernières semaines compliquées et se concentre sur la saison qui arrive, avec une principale attente : le retour des spectateurs.

Ultra discret depuis l’arrêt des compétitions mi-mars et la fin actée de la saison de Ligue 1 le 30 avril, Marc Keller (52 ans) n’a pas été inactif pour autant. Membre du Comex de la FFF, le président de Strasbourg œuvre sans bruit pour la remise sur pied du foot français, et s’active pour que son club continue de grandir malgré le coup d’arrêt. Un sujet le préoccupe particulièrement, celui du retour des spectateurs à la Meinau, alors que les recettes de billetteries sont vitales pour le Racing. Droit dans ses bottes et uniquement tourné vers l’avenir, il appelle à l’unité.

« Vos joueurs ont poussé pour retrouver l’entraînement en mai (seul club de L1 à reprendre avec Rennes). Quel bilan dressez-vous de cette reprise ?


Au début du confinement, les joueurs ont fait des séances en visio et de la muscu. Mais au bout d’un moment, beaucoup ont fait part de leur envie de retrouver les terrains. C’était un manque physique mais surtout psychologique. Du 12 au 29, on a organisé deux ou trois séances par semaine. Ils n’avaient jamais été arrêtés si longtemps, et tout le monde a ressenti un grand plus mentalement. Tout était organisé avec une sécurité sanitaire totale, et ça a été une expérience positive et instructive. On a constaté qu’il y a eu peu de prises de poids, mais de grosses pertes musculaires et 10 à 20% de pertes de puissance.

Avec ce retour du foot au Racing qui s’est bien déroulé, on imagine que l’arrêt anticipé de la saison de L1 vous laisse un goût amer…


Il faut replacer l’histoire dans le contexte. Le 13 mars, il y a eu suspension des compétitions. Très rapidement, différents groupes de travail entre les présidents de L1, L2 et la LFP ont été créés, dont un sur le calendrier dont je faisais partie. On s’est réuni cinq-six fois plusieurs heures pour travailler sur la conséquence de la suspension du Championnat. Il y avait deux principes, établir plusieurs scénarios de reprise avec une sécurité sanitaire absolue, tout en sachant qu’à la fin, ce serait toujours les pouvoirs publics qui décideraient. La priorité était de préserver la saison 2020-2021, et d’envisager tous les scénarios de reprise. On partait d’une date pivot de fin de saison qui ne devait pas perturber l’exercice suivant. On a travaillé avec les autorités compétentes, la FFF, le ministère des Sports, l’UEFA… Et on arrive au 28 avril où le Premier ministre déclare que le football ne peut pas reprendre. Le 30 avril, le CA de la Ligue a voté pour l’arrêt à l’unanimité, excepté une voix. Moi je suis légaliste et solidaire de la décision que les administrateurs de la LFP ont prise en fonction du contexte sanitaire de l’époque.

Mais votre avis propre sur la question ?


Eu égard au travail qui avait été fait, j’étais évidemment déçu qu’on ne puisse pas reprendre. On l’espérait tous. Mais je reconnais que c’était une décision sage et cohérente par rapport à la situation sanitaire du moment. Il faut se replacer il y a plus d’un mois…

La voix du foot français a-t-elle été suffisamment forte ? On a l’impression qu’elle a été plus entendue en Allemagne, par exemple.


Un travail important a été fait, mais en Allemagne, l’ensemble des acteurs ont été beaucoup plus unis pour obtenir un résultat positif. Ça c’est clair. Chez nous, à partir du moment où les pouvoirs publics ont décidé l’arrêt, on devait en tirer des conséquences. Ce qui m’importe maintenant, ce n’est plus de parler du passé, mais comment préparer la suite. La prochaine étape que le gouvernement a fixée est le 22 juin. Il faut tirer des enseignements de la première période et se dire “soyons collectivement plus organisés et forts pour apporter au gouvernement toutes les garanties pour accueillir dans les meilleures conditions sanitaires nos spectateurs”. Il ne s’agit plus de ressasser, le Championnat ne reprendra pas.

Le manque d’unité et les multiples prises de parole vous ont-ils agacé ?


Ce n’est pas dans ma nature de commenter les interventions de mes collègues ou des gens de la Ligue. Je ne l’ai jamais fait, je ne vais pas commencer maintenant. J’ai vécu ça peut-être un peu différemment, parce que j’habite Strasbourg dans une région très impactée. J’ai vu au plus proche de moi les conséquences. Je ne ferai aucun commentaire, mais ce qui est sûr, c’est qu’on aurait gagné en général à être plus unis. Je reprends l’exemple de l’Allemagne, où Christian Seifert (PDGde laLigue)a tiré tous les clubs derrière lui. Tout le monde a parlé d’une seule voix, sans prises de parole différentes chaque jour. Et à la fin, ce sont quand même les Allemands qui ont réussi à redémarrer.

En tant que membre du comité exécutif de la Fédération, vous êtes proche du président Le Graët, qui a semblé la seule voix à s’imposer…


Je fais partie du Comex depuis quatre ans, et je le considère comme un grand président. Pour moi, c’est le patron du foot français, et il l’a encore prouvé ces dernières semaines. Il était au-dessus de la mêlée et a fixé le cap.

Comment avez-vous vécu, depuis l’intérieur du Comex, l’annulation du passage de la Ligue 2 à 22 clubs, proposé par la LFP ?


C’est important de l’aborder, car j’ai beaucoup d’amitiés pour les présidents Gomez(LeMans) et Boutron (Orléans). Lors du Comex, le président a laissé chaque membre exprimer sa sensibilité. Une décision collégiale a été prise à une très forte majorité. Je connais particulièrement le National, la L2, car je suis passé par là. Mais en même temps, on ne pouvait pas faire de différences entre les règles appliquées pour l’ensemble des Championnats (L1 et amateurs) et la Ligue 2. Ça n’empêche pas d’être triste pour ces clubs.

Vous suivez avec attention la Bundesliga, est-ce un exemple à suivre pour notre reprise ?


J’ai été impressionné par le respect du protocole mis en place avec les Landers. Sportivement, j’ai été frappé par l’intensité et surtout le faible nombre de victoires à domicile. L’absence du public est un vrai handicap pour les “petits”. Mais il faut attendre quelques semaines pour tirer des enseignements de l’étranger, voir comment ça va évoluer, en termes de blessures, de propagation possible du virus… C’est clair que c’est plutôt un handicap de ne pas reprendre chez nous, si tous les autres pays vont au bout. Mais la décision a été prise, concentrons-nous suraoût.,

Vous insistez particulièrement sur la question du retour des spectateurs…


Ça va être le gros sujet. À Strasbourg, on vient de terminer notre troisième année en L1 avec le stade toujours plein et 20 000 abonnés. On a créé une ambiance autour des rencontres. Le challenge, c’est comment rassurer nos supporters pour les faire revenir, en toute sécurité, et avoir l’aval des pouvoirs publics. Quand on construit un budget, on le fait en fonction des recettes, et chez nous elles dépendent en grande partie du stade. On est obligés de travailler sur différents scénarios. Ce ne sera pas pareil si on reprend à huis clos, avec 5 000 personnes, 15 000 ou un stade plein. D’où l’importance d’avoir un foot français uni pour convaincre les pouvoirs publics de notre capacité à accueillir le public dans les meilleures conditions. Chaque saison, nos recettes étaient quasi garanties par la billetterie, et on construisait notre masse salariale en fonction. Pour la première fois, on a des incertitudes à ce sujet.

Entre l’absence de la dernière part de droits télé, les pertes sponsoring et billetterie, à combien s’élève le manque à gagner ?


Sur 2019-2020, on table sur 10 M€ de manque à gagner. On est très impactés, maintenant la saine gestion et le résultat positif prévisionnel envisagé doivent permettre d’absorber en partie ce manque. On a toujours veillé à la pérennité financière, on se prépare toujours au risque de tomber en L2, mais on n’aurait jamais pu imaginer que l’accident serait d’ordre sanitaire. Le Racing est touché, durement, mais il n’est pas en danger. On est confiants sur le fait de s’en sortir. Je veux préciser qu’on a bénéficié de deux aides importantes, le recours au chômage partiel (les joueurs y sont jusqu’au 15 juin) et la mise en place du prêt garanti par l'État (PGE)via la Banque publique d'investissement (BPI).Plutôt que de remettre en cause le gouvernement, on doit aussi reconnaître sa réaction pour aider les PME, dont les clubs de foot.

Est-ce que la crise remet en cause les investissements prévus (rénovation de la Meinau, nouveau centre d’entraînement) et la croissance de l’équipe première ?


Pour le stade, les collectivités ont signé pour financer le projet à hauteur de 100 M €, et pour l’instant, on reste dans le timing fixé, on n’a pas d’autres informations. De notre côté, on s’est engagé à financer sur nos fonds propres le centre d’entraînement des pros (10M€)etla rénovation totale de l’académie (15M€). La première phase concernant les nouveaux terrains a débuté ce matin, et nous avons décidé de ne pas reculer les travaux malgré la crise. Pour l’évolution de l’équipe, sans la crise sanitaire, on attendait l’augmentation des droits télé en fin de saison. Mais la pandémie est arrivée et va obliger à travailler de manière plus prudente. On va être tenus d’être plus pointus sur la masse salariale, principale charge du club. » .


4 Juin 2020 8:06
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toujours aussi clair et cohérent dans ses propos le père Marco

que ça fait plaisir d'avoir un tel président, j'espère qu'il restera le plus longtemps possible.


4 Juin 2020 8:19
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Entièrement de ton avis.


4 Juin 2020 21:52
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