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 [Ex] Yves Deroff 
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3 Mar 2011 3:28
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Au chomage depuis cet été, il va s'engager avec Blois (DH)

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5 Oct 2012 15:14
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L'Alsace a écrit:
Yves Deroff, œnologue d’Honneur

Après quinze années en Ligue 1 et Ligue 2, l’ancien latéral droit du Racing Strasbourg, marié à Aurore, Haut-Rhinoise pur jus, a, à 34 ans, tourné la page du professionnalisme. Il évolue depuis octobre en Division d’Honneur, à Blois (Loir-et-Cher), et prépare en parallèle un diplôme en œnologie pour assurer sa reconversion.

Amilly (Loiret). Dimanche 3 février. Il est un peu moins de 14 heures et l’équipe de Blois Foot 41, 3 e de la DH du Centre (Ndlr : 2 e depuis), vient d’arriver au stade Georges-Clériceau où elle se prépare à affronter la J3S locale, 11 e. Il fait froid. Un vent du Nord glace les sangs.

Dans l’enceinte, il n’y a pas foule. « On fait en moyenne 60 à 80 entrées, dont 20 payantes », glisse un dirigeant de la J3S. Ils seront 80 exactement à s’installer dans la grande tribune. 80 qui ignorent que dans les rangs blésois évolue un homme qui, moins de quatre ans plus tôt, jouait devant mille fois plus de public. Le 9 mai 2009 au Stade de France, devant 80 056 spectateurs (record de l’époque), Yves Deroff remporte avec Guingamp et Guillaume Gauclin, le nouveau gardien du Racing Strasbourg, sa 3 e Coupe de France contre Rennes (2-1). Quatre ans après y avoir enlevé la Coupe de la Ligue avec le RCS. Une décennie après son 1 er sacre en Coupe de France avec Nantes (1).

Le changement pourrait sembler brutal. L’ex-latéral droit strasbourgeois (2002-2007), qui s’est adjugé les trois compétitions majeures du foot français (voir « Bio »), sait amortir ce choc des mondes. « Je fais abstraction du contexte et reste concentré sur mon rôle d’encadrement des jeunes. Parce que sinon, peu importe que tu aies joué quatre ou cinq niveaux au-dessus, tu commets des erreurs. »

Trois heures plus tard, les deux équipes se sépareront sur un score vierge. Pour Blois Foot 41, émanation de l’AAJ Blois (9 saisons en Division 2 entre 1970 et 1982), la lutte pour la montée en CFA 2, sévère avec les réserves d’Orléans (National) et Tours (Ligue 2), se poursuit. L’accession est l’un des pans du projet qui a attiré Yves Deroff dans le Loir-et-Cher.

En fin de contrat à Angers (Ligue 2) en juin dernier, le défenseur de 34 ans a vainement attendu l’offre d’un club pro. Jusqu’au début août, il a participé au stage de l’UNFP (Union Nationale des Footballeurs Professionnels) sous les ordres de Pascal Janin (2). « Physiquement et dans la tête, je me sentais bien. J’avais encore du jus. Je m’attendais à devoir tourner la page, mais j’ai eu envie d’y croire. Malheureusement, la conjoncture dans le foot français est terrible et même des joueurs de renom restent sur le carreau. Les clubs n’ont pas d’argent. Avec l’équipe de l’UNFP, nous avons battu deux promus en Ligue 1, Reims et Troyes. Nous aurions tenu la route en Ligue 2. »

Après une saison compliquée à Angers SCO, Yves Deroff était pourtant prêt à des concessions. « J’étais même disposé à aller en National. Je pensais sincèrement pouvoir aider un club. À l’UNFP, j’ai tout fait pour mettre tous les atouts de mon côté. Mais quand j’ai vu que même les plus jeunes ne trouvaient pas de club, je me suis dit que ma situation était sans doute moins due à mon âge qu’au contexte économique. J’ai espéré jusqu’à fin août. J’ai appelé mon ancien club, Nantes, sur recommandation de Loïc Amisse. Mais rien ne s’est décanté. À un moment, il faut te faire une raison. »

Dans l’intervalle, Blois s’est manifesté. « Maurice Bouquet, l’ex-capitaine du Stade brestois qui est directeur technique de Blois Foot, m’a appelé début août. Je voulais attendre une opportunité dans un club pro. Mais le 14 août, je me suis déplacé pour voir comment Blois était installé. Le siège du club, récemment refait, est nettement plus fonctionnel que celui d’Angers. Le président (François Jacob) marche à l’ancienne, à la confiance. Il est très attaché à certaines valeurs auxquelles j’ai été élevé. Les choses ont un peu tardé, parce qu’il n’est jamais facile de quitter le monde pro (3). »

Fin septembre, La Flèche (CFA 2) entre bien dans la danse. Trop tard. « Pour moi, ç’aurait été plus pratique, puisque c’est à seulement 20 minutes de chez moi (à Sermaise dans le Maine-et-Loire), contre 1 h 40 pour Blois où je fais l’aller-retour trois à quatre fois par semaine. Mais le club sarthois ne pouvait pas me garantir le financement de ma reconversion. »

Cette reconversion, le désormais ex-pro y songe depuis quelque temps et l’avait déjà évoquée avec l’UNFP. Le foot a été sa première passion. Le vin est, au fil des ans, devenu la deuxième. Il entend bien y goûter, dans tous les sens du terme. « Jusqu’à 21 ou 22 ans, je n’y connaissais rien et n’aimais pas ça. J’ai appris à l’apprécier, même si je suis loin d’en boire tous les jours. Je suis maintenant un amateur averti et un passionné, même si je n’ai pas encore d’idée précise de la fonction exacte que je souhaite exercer. J’ai identifié un BTS d’œnologie à Argenton-sur-Creuse. Ce diplôme, reconnu et recherché dans le monde viticole, m’ouvrira des portes. Blois a pris cette formation à sa charge. C’est pour ça que j’y ai signé deux ans. »

Pour lui, ce plongeon en DH n’a toutefois rien d’un saut dans l’inconnu. « J’y ai joué à 15 ans en région parisienne. C’est un retour aux sources. Le danger quand on arrive du milieu pro, c’est de vouloir trop en faire. Je ne suis pas là pour tirer la couverture à moi, ni jouer les cadors, mais pour aider le club à progresser. Les gars l’ont bien vu. Je suis sérieux et dispute tous les matches comme si c’étaient des matches pros. »

L’humilité aidant, il n’a eu nul besoin, pour y parvenir, de mettre de l’eau dans son vin.

« Moins de rapaces autour »

Aurore Deroff a rencontré Yves il y a dix ans lorsqu’il jouait au Racing. Philosophe, elle vit bien l’arrêt de la carrière pro de son mari et constate sans surprise que le vide s’est fait autour d’eux.

Avant leur rencontre il y a dix ans, Yves Deroff avait déjà remporté une Coupe (de France, avec Nantes en 1999) et Aurore Rota en faisait tous les jours ou presque à Colmar. La future M me Deroff était en effet coiffeuse et comptait parmi ses clients un certain Fabrice Ehret, ailier gauche du Racing grâce à qui elle allait bientôt croiser son mari.

Originaire de Breitenbach, près de Munster, Aurore Deroff, mariée depuis le 11 juin 2004 à Yves à qui elle a donné trois filles (Yséa, Hélina et la petite dernière, Livia), avoue qu’elle n’était « pas du tout passionnée de foot. Mais j’ai commencé à aller au stade avec des copines, parce qu’on connaissait Fabrice. C’était le prétexte à une sortie et un dîner au resto entre filles. À l’époque, j’étais assez souvent sur Strasbourg. » Elle y sera de plus en plus souvent. Et pour cause : « Avec Yves, on a passé du temps en terrasse place du marché Gayot. »

Un an et un mariage plus tard, Aurore Rota devient « femme de footballeur. » Le qualificatif, connoté péjorativement, la fait d’autant plus sourire qu’elle ne s’est jamais considérée comme telle. « Le professionnalisme faisait partie de la fonction d’Yves, c’est tout. Durant sa carrière, je n’allais d’ailleurs pas très souvent au stade. Qu’il ne soit plus pro ne change rien pour moi. Je ne me suis pas mariée avec Yves Deroff, mais Yves tout court. Finalement, ce sont nos filles qui ont le plus de mal à comprendre. Elles disent : ‘‘Papa, pourquoi dois-tu partir au foot si tu ne joues plus vraiment ?’’ On aurait bien aimé qu’il poursuive sa carrière professionnelle un ou deux ans. Mais c’est ainsi. Ça nous permet d’être plus souvent ensemble. Retrouver un club pro ? Au vu de la conjoncture économique, du nombre de chômeurs dans le foot et de son âge, c’est juste impossible. Nous avons tourné la page. D’une certaine façon, nous revenons dans la ‘‘vraie’’ vie, même si Yves et moi ne nous en sommes jamais éloignés. »

Parce que le défenseur s’était préparé à cette issue, sa femme n’a même pas eu besoin de lui offrir une épaule réconfortante. « Peut-être a-t-il traversé des moments plus difficiles, mais il ne montre rien quand ça ne va pas. Il ne veut pas nous stresser, les filles et moi. »

« Le tri s’est fait naturellement »

La transition vers l’amateurisme s’est donc effectuée en douceur. Mais la Haut-Rhinoise reconnaît certains changements radicaux. « Financièrement d’abord, même si Yves touchera son chômage jusqu’en juillet 2014 », lâche-t-elle sans fausse pudeur. « J’ai accouché récemment, mais je compte retravailler dès septembre. Je le faisais déjà quand il était pro : dans une chocolaterie à Guingamp ; chez un producteur de pommes, puis à la cantine de l’école à Angers. Je me verrais bien ouvrir des chambres d’hôtes. »

Elle qui n’a pas souhaité déménager du Maine-et-Loire dans le Loir-et-Cher ( « A Sermaise, j’ai mes repères et mes amis ») assiste sans amertume à la disparition de petits privilèges, mais aussi de quelques « amis » moins empressés. « Avant, nous avions accès à tout facilement. Trop sans doute, comme un rendez-vous chez le médecin ou le kiné. Désormais, nous attendons comme tout le monde. Le tri s’est aussi fait naturellement autour de nous et nous savons maintenant qui sont nos vrais amis. Il y a moins de rapaces autour, mais nous n’en sommes pas surpris, car nous n’étions pas dupes. »

Pas de retour en Alsace

Malgré ses ascendances alsaciennes, Aurore Deroff n’envisage pas à court terme un retour dans sa région natale. « Pour le moment, il n’en est pas question. Nous sommes venus y passer une dizaine de jours en juin. Ça faisait cinq ans, depuis notre départ de Strasbourg, que nous n’étions pas rentrés. Nous avons fait le tour de la famille, des amis aussi, comme Cédric Liabeuf (le milieu offensif de Colmar), que nous avons connu à Guingamp. Ma mère, qui vit toujours à Breitenbach, et ma soeur, qui travaille à la cave de Turckheim, nous rendent visite régulièrement. C’est plus simple. »

« Un mec exceptionnel »

Frère aîné de Sonia, ex-capitaine de l’équipe de France féminine, Pedro Bompastor, Blésois bon teint qui entraîne Blois Foot depuis 2011, admire autant la simplicité d’Yves Deroff que ses qualités footballistiques.

« Quand Yves est arrivé, les joueurs ont craint pour moi : ils redoutaient qu’il ne prenne ma place à terme. Mais ce n’est pas du tout son intention. » À l’évocation de sa recrue automnale Yves Deroff, Pedro Bompastor est intarissable. S’il apprécie sa polyvalence sur le terrain, le frère aîné de Sonia, ex-capitaine de l’équipe de France féminine, aime aussi sa mentalité. Un critère prioritaire lorsque Blois Foot s’est mis en quête d’un défenseur d’expérience. « Nous avions déjà dans notre effectif très jeune un gardien expérimenté (Romain Dolléans, revenu dans sa ville natale après des passages à Thouars, en National, Lille, en réserve, Baulmes, en D3 suisse, Romorantin, en National à nouveau, et Andrézieux) et un milieu chevronné (Hamid Rhanem, vu en D1 chypriote) », détaille l’entraîneur, « Yves était l’un des chômeurs dont le profil correspondait. Mais dans le foot, tout le monde cherche des gars avec un bon état d’esprit et ce n’est jamais évident. Notre directeur sportif Maurice Bouquet (ancien pro à Brest, Saint-Etienne et Martigues) a fait fonctionner son réseau. Tous les échos allaient dans le bon sens. »

D’entrée, le président François Jacob lève toute ambiguïté avec le staff et l’équipe. « Il leur a dit : ‘‘Ne croyez pas qu’Yves vienne prendre la place de qui que ce soit’’, se souvient Deroff, ‘‘Il n’a pas ses diplômes d’entraîneur, n’entend pas les passer et va préparer un BTS dans le milieu du vin.’’ Au début, les joueurs se sont demandé ce que je venais faire là. Ensuite, ils ont compris ma démarche. »

Bompastor a ainsi découvert un personnage exemplaire. « C’est un grand bonhomme qui me sert de relais et grâce à qui je peux faire passer des messages aux jeunes. Ces derniers ont été surpris par sa simplicité. Yves a eu la grande intelligence d’arriver sur la pointe des pieds et de se fondre dans le groupe comme n’importe quel autre joueur. C’est un mec exceptionnel. »

Bio

Né le 29 août 1978 à Maisons-Laffitte (34 ans).Marié depuis le 11 juin 2004 à Aurore (née Rota). Père de trois filles : Yséa (8 ans), Hélina (6 ans), Livia (2 mois). Domicilié à Sermaise (Maine-et-Loire). Clubs pros. Nantes (1997-2002), Strasbourg (2002-2007), Guingamp (2007-2010), Angers (2010-2012). Carrière. Défenseur latéral droit. 157 matches de Ligue 1 (2 buts), 162 de Ligue 2, 7 de Ligue des champions, 12 de Coupe de l’UEFA. Premier match en L1 le 8 août 1998 : Marseille - Nantes (2-0). Palmarès. Champion de France de Ligue 1 en 2001 (Nantes). Vainqueur de la Coupe de France en 1999, 2000 (Nantes) et 2009 (Guingamp), de la Coupe de la Ligue en 2005 (Strasbourg) et du Trophée des Champions 2001 (victoire de Nantes 4-1 à la Meinau face au Racing).

(1) En 2000, il était dans le groupe nantais victorieux de Calais en finale de la Coupe de France, mais n’était pas entré en jeu.
(2) P. Janin, aujourd’hui coach du Stade malien de Bamako, caracole en tête du championnat du Mali.
(3) Une raison personnelle l’a aussi amené à retarder sa décision.


Stéphane Godin

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21 Fév 2013 8:04
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dna a écrit:
Nantes vu par Deroff
Formé au FC Nantes, puis Strasbourgeois de 2002 à 2007, Yves Deroff, retraité depuis 2012, vit en région nantaise. En spectateur assidu de la Beaujoire, l’ex-latéral droit juge le jeu des “Canaris” peu sexy, mais diablement réaliste.
« Nantes est 7e de Ligue 1 (6e ex aequo même) avec trois buts inscrits en six journées. Ça veut tout dire. » La conversation téléphonique avec Yves Deroff, l’ancien Racingman (2002-2007) formé au FC Nantes et révélé au monde professionnel sur les bords de l’Erdre, aurait pu s’arrêter là pour résumer le début de saison des “Canaris”.
« On ne s’amuse pas beaucoup à la Beaujoire »

Mais l’ex-latéral droit, qui a mis un terme à sa carrière pro en juillet 2012, à près de 34 ans, avait évidemment bien d’autres choses à raconter sur son club formateur avec lequel il a – excusez du peu ! – décroché un titre de champion de France (2001), deux Coupes de France (1999, 2000) et deux Trophées des Champions (2000, 2002).

Depuis qu’il s’est, en décembre 2014, installé à Sucé-sur-Erdre, quinze kilomètres au Nord de la capitale des ducs de Bretagne, celui qui a aussi enrichi son palmarès d’une Coupe de la Ligue (2005, avec Strasbourg), d’une autre Coupe de France (2009 avec Guingamp) et d’un 3e Trophée des Champions (2010, toujours avec En Avant) est un grand habitué de la Beaujoire.

« Selon mes disponibilités, je vois chaque saison entre la moitié et les trois-quarts des matches. J’ai d’ailleurs commenté le dernier Nantes-Lyon (0-0) sur l’antenne régionale de France Bleu. »

Consultant sur Eurosport pour la Coupe de France la saison passée (il a notamment livré son expertise lors des 16es et 8es de finale du Racing au Poiré-sur-Vie et à Avranches, ndlr) et, plus occasionnellement, sur France Bleu, il fréquente donc assidûment son ancien terrain de jeu.

Et analyser avec clairvoyance un début de championnat au cours duquel les hommes de Claudio Ranieri, battus 3-0 à Lille en ouverture, puis 0-1 à domicile par l’OM, viennent de récolter 10 points sur 12, grâce à trois succès 1-0 à Troyes, à Montpellier et contre Caen, entrecoupés d’un nul vierge à la maison face à Lyon. C’est peu dire que les “Canaris” ont verrouillé l’accès de leur cage.

« Ils les ont écrasés à l’italienne », se marre Yves Deroff en référence à l’arrivée du réputé technicien transalpin cet été. « Moi qui ai connu quelques-unes des grandes heures du jeu à la nantaise, je peux vous dire qu’on ne s’amuse pas beaucoup pour l’instant à la Beaujoire. Ces grandes heures, avec de la confiance, du pressing haut et de l’entrain, on les avait par moments retrouvées l’an dernier avec l’entraîneur portugais Sergio Conceiçao, parti depuis au FC Porto (*). Mais avec le changement de coach et le chamboulement de l’équipe à l’intersaison, Nantes se cherche encore. Jusqu’à maintenant, son recrutement offensif n’est – c’est le moins que l’on puisse dire – pas très concluant (19e et dernière attaque ex aequo, à égalité avec Metz, avec trois buts marqués, ndlr). Il manque un meneur de jeu, des joueurs de côté vraiment efficaces. C’était déjà le cas avec Conceiçao », note Yves Deroff avant de poursuivre sa réflexion à haute voix.
« La défense tient la route »

« Heureusement, la défense tient la route, sachant que Djidji, Dubois et Diego Carlos étaient déjà là l’an dernier et que le grand gardien roumain, Ciprian Tatarusanu (1,96m), est une bonne pioche. La grande question est de savoir comment Nantes réagira le jour où il sera mené. »

Le champion d’Europe des moins de 19 ans en 1997 souhaite néanmoins bien du plaisir aux Bleus. « Ranieri adapte ses ambitions de jeu au matériel humain à sa disposition. Il fait avec ce qu’il a et… n’a pas trop le choix. À la Meinau, les Nantais vont fermer la baraque comme ils l’ont fait ces derniers matches. Ils ne vont pas se découvrir et vont procéder en contre. Pour le Racing qui va devoir jouer le coup à fond pour glaner les trois points dont il a un besoin impérieux, ça sent le piège. »

Pour le déjouer, Kader Mangane et les autres vont devoir trouver la clef et ouvrir la porte fermée à double tour de la cage nantaise.

Sous la conduite du technicien lusitanien, Nantes a obtenu son meilleur classement en Ligue 1 (7e ) depuis 2003-2004.


22 Sep 2017 4:23
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