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 Jean-Ricner Bellegarde 
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dna a écrit:
Jean-Ricner Bellegarde, de l’autre côté du “périph”
Originaire de Seine-Saint-Denis, Jean-Ricner Bellegarde s’apprête à découvrir le Parc des Princes, écrin de lumière pour tout jeune footballeur de banlieue, ce samedi avec le Racing. Le milieu de terrain (21 ans) en parle avec timidité mais envie.
Il est né à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, a grandi un peu plus à l’Est, à Villetaneuse, dans une cité sans joie du “neuf-trois”, où il aurait pu « faire des conneries » s’il n’avait pas été « bien entouré » par sa famille. Pas brillant à l’école, timide et introverti, Jean-Ricner Bellegarde s’exprime balle aux pieds.

« C’est le club de Paris, quoi… »


Au CS Villetaneuse, ses éducateurs décèlent en lui un sacré potentiel. « Quand tu vis aux portes de Paris, tu rêves forcément du PSG, dit le Franco-Haïtien de sa voix fluette. C’est le club qui a les moyens de s’acheter des joueurs de classe mondiale, qui a un grand stade. C’est le club de Paris, quoi… »

Si Villetaneuse est distant de moins de vingt kilomètres de la Porte de Saint-Cloud et du Parc des Princes, il ne suffit pas juste de franchir le périphérique pour effacer le monde qui les sépare.

Dans la pépinière de son club d’enfance, ses éducateurs ont de toute façon d’autres projets. « Mon coach avait des entrées au centre de formation de Lens et à celui du Mans. À quatorze ans, je suis parti au Mans. »

Jean-Ricner, dit “Jean-Jean”, n’a toutefois pas le temps de se faire à sa nouvelle vie dans l’Ouest. À l’été 2013, l’ex-MUC-72 met la clé sous la porte, emporté par la folie des grandeurs et des errements coupables, comme le Racing l’avait été deux ans plus tôt.

Le petit Bellegarde rebondit alors à Lens. Il y dispute la finale de la Coupe Gambardella 2016, perdue contre l’AS Monaco d’un autre prodige des cités, Kylian Mbappé. Puis s’impose rapidement chez les pros, en Ligue 2 (72 matches, 7 buts), où son jeune âge ne l’empêche pas de prendre le brassard de capitaine.

Quand l’autre Racing, celui d’Alsace, jette son dévolu sur lui durant l’été – contre deux millions d’euros –, c’est pour pallier le départ du guerrier Anthony Gonçalves et fournir à Thierry Laurey du matériau pour façonner l’entre-jeu à son image, aux côtés d’autres espoirs comme Fofana ou Sissoko.

L’entraîneur strasbourgeois loue alors son « efficacité et sa capacité à se projeter vers l’avant ». Des qualités affichées dès le tout premier match officiel, en tour préliminaire de la Ligue Europa contre le Maccabi Haïfa (3-1).

Après seulement quatorze minutes de jeu, Bellegarde met le gardien israélien au supplice. La Meinau est sous le charme de ce petit gabarit (1,70 m) doté d’un bagage technique haut de gamme.

« Pourquoi avoir peur, ce sont les matches que l’on veut jouer »


La suite est plus délicate, avec la péripétie messine – en ouverture de la Ligue 1 (1-1) – qui aurait pu plomber son moral. Lancé après vingt minutes de jeu au relais de Fofana, sorti blessé à la suite d’un tacle à l’ancienne, Bellegarde est rappelé sur le banc en seconde période, au profit de Da Costa, après avoir erré comme une âme en peine sur la pelouse de la Meinau.

« Sur le moment, ce n’est pas évident, mais j’ai bien accepté la décision, assure-t-il. Le coach m’a expliqué pourquoi. C’est un choix tactique et je le comprends. »

Titularisé dans la foulée à Reims (0-0) et contre Rennes (0-2), apparu en fin de match contre Monaco (2-2), Jean-Ricner Bellegarde sait qu’il lui reste encore du travail à abattre avant de devenir indiscutable dans le “onze” strasbourgeois.

« Quand tu viens de Ligue 2, tu sens tout de suite la différence de niveau, précise-t-il. Les joueurs ont plus de qualité, c’est plus technique, tu ne peux pas te relâcher. Mais je me sens bien. Mon intégration se passe bien. Et je peux compter sur mon “grand frère”, Kenny Lala, pour me montrer la voie. On se connaît depuis l’époque lensoise. Il m’a pris sous son aile. »

Sans crainte ni appréhension, le “Titi” parisien se prépare désormais au sommet du Parc, samedi (17h30). « Pourquoi avoir peur, ce sont les matches que l’on veut jouer, face à des “top” joueurs. »

Du CS Villetaneuse – où deux autres gamins de sa promotion, Modibo Sagnan (Real Sociedad) et Diedie Traoré (Los Angeles Galaxy), ont aussi percé – ils seront certainement quelques-uns à franchir le “périph” et à traverser les beaux quartiers pour voir le petit “Jean-Jean” Ricner à l’œuvre. À Paris comme ailleurs, les cités ont du talent.


12 Sep 2019 6:05
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