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« Toute l'actualité du Racing Club de Strasbourg Alsace vue par ses supporters »
Voir les messages sans réponses | Voir les sujets actifs Nous sommes le 28 Juil 2017 21:05



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 Anthony Gonçalves 
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dna a écrit:
Le grand saut de Gonçalves
Le milieu de terrain a été le premier de cette intersaison à s’engager au Racing. Anthony Gonçalves a décidé de changer de vie, à 30 ans, par l’atmosphère de la Meinau alléché.

Il faut croire que le public strasbourgeois a largement contribué au recrutement de cet été. Khalid Boutaïb a joué sous les ordres de Thierry Laurey ces deux dernières saisons, au Gazélec Ajaccio mais admet que la perspective de jouer devant un public nombreux lui a aussi mis l’eau à la bouche pour mettre le cap au nord. Pour Anthony Gonçalves, traverser une partie de la France d’Ouest en Est est également lié à l’engouement populaire autour d’un club qui se relève.
«On parlait du phénomène strasbourgeois en L2»

«Jouer avec 25000 douzièmes hommes, cela va compter dans la saison, plante le milieu de terrain. On parlait du phénomène strasbourgeois en Ligue 2 la saison passée. L’objectif, c’est de réussir à domicile. Cela devra nous aider dans les moments difficiles de la saison. Parce que franchement, le championnat de L2, c’est dur.»

Et le Mayennais sait de quoi il parle. Il a fait le grand saut pour un «grand club». Mais ses quinze dernières saisons de footballeur se sont forgées dans une écurie qui n’a rien d’anodin pour les suiveurs du foot français. Le Stade lavallois, son maillot tango et ses épopées du passé, notamment dans les années 80, ont marqué. Anthony Gonçalves est un héritier des Brisson, Souto et autre Delamontagne qui avaient renversé le grand Dynamo Kiev en coupe d’Europe. Au passage, on se remémorera la fameuse déclaration du gardien de l’époque, Jean-Michel Godart, après l’exploit: «Ils nous ont pris pour des Schtroumpfs et on les a bien schtroumpfé».

Depuis, le chef-lieu de la Mayenne qui est un peu rentré dans le rang après l’ère Le Millinaire. Mais une présence quasi invariable en Ligue 2 plante un décor et permet l’émergence régulière de joueur de valeur. Avec plus de 200 matches de Ligue 2, Anthony Gonçalves a fait preuve d’une fidélité avérée avant de s’en aller, l’envie de voir ailleurs s’avérant trop pressante.

«Je voulais partir en 2015, Nancy m’avait sollicité», rappelle le tatoué. Le Stade lavallois avait refusé le départ et comme l’intéressé n’est pas du genre «à dégoupiller», il a respecté son contrat jusqu’au bout.

Il arrivait à son terme cet été. «J’ai eu des contacts avec plusieurs clubs, explique-t-il. Mais tant que tu n’as pas le contrat. Après, il y a le coach qui m’a fait part de son intérêt, de son projet. Quand tous les facteurs ont été réunis, j’ai accepté. À Strasbourg, je me retrouve dans un environnement qui fera changer de dimension.»

Il y a une première étape, l’acclimatation, qui n’est pas anodine pour celui qui n’avait jamais quitté le cocon originel. «D’habitude, c’est moi qui accueillais les nouveaux, là, c’est moi le petit nouveau, sourit-il comme dans une cure de jouvence en optant pour le grand saut en 2016. J’ai de la maturité mais je ne suis pas non plus très extraverti. Et là, c’est à moi d’aller vers les autres, de prendre les devants et de me faire un peu violence. Mais franchement, jusqu’ici, il n’y a aucun problème.»

Le Racing est, il est vrai, sur une dynamique positive, revenu d’entre les morts ou tout du moins de certains disparus. Dans ce cadre, Anthony Gonçalves entend mettre son expérience dans la balance subtile qu’il s’agit d’équilibrer pour une saison réussie. «Je le répète, la Ligue 2 c’est compliqué avec des matches difficiles tous les week-ends, indique-t-il. Il n’y a pas de petits. Sochaux, qui avait des ambitions, a lutté pour son maintien jusqu’à la fin. Evian est tombé. Mais dans le vestiaire ici, il y a des joueurs qui viennent d’en dessous et qui ont les crocs, et il y a des joueurs qui peuvent apporter de l’expérience. Et ça peut donner quelque chose de sympa.»

Être plus précis? Cela s’avère compliqué alors que les Strasbourgeois en sont à suer sang et eau pour se construire un physique destiné à les mener le plus loin possible. «Il faut encore du temps pour apprendre à se connaître, précise celui qui s’est engagé jusqu’en 2018. L’objectif, c’est de décrocher le maintien le plus tôt possible, être humble sans manquer d’ambition. Mais le présent c’est de travailler sur la fatigue, en accumulant les efforts. En ce moment, ça pique mais il faut en passer par là, pour progressivement se rapprocher de la vérité et être prêt le jour J.» À 30 ans, Gonçalves exprime une envie juvénile d’aider un club plus que centenaire à définitivement se relever. La jeunesse n’a pas d’âge.


11 Juil 2016 11:42
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dna a écrit:
Un taureau dans l’arène
Anthony Gonçalves, arrivé cet été en provenance de Laval, a déjà trouvé ses marques au sein du groupe strasbourgeois. Portrait d’un milieu de terrain à l’état d’esprit irréprochable, qui sait tout (bien) faire...

Le public strasbourgeois aime les joueurs qui mouillent le maillot. Les habitués de la Meinau ne devraient donc pas tarder à tomber sous le charme rugueux d’Anthony Gonçalves.

Le natif de Chartres, 30 ans, fait en effet partie de cette catégorie de joueurs qui ne trichent pas. Les arabesques et autres passements de jambes, très peu pour lui. «Je suis un guerrier, un chien», lance d’ailleurs l’ancien joueur de Laval en rigolant, quand on évoque son profil.

Une fois sur le pré, Anthony Gonçalves perd son sourire et devient un véritable taureau. Du genre dur sur l’homme. Du genre à se relever sans grimacer –ou presque– après un vilain tacle adverse.
«Respecter mes partenaires, c’est ce qui me fait avancer»

Un joueur “à l’ancienne”, donc, dans toute la noblesse du terme. «J’aime travailler pour l’équipe. Mon premier rôle est de récupérer la balle et de la donner proprement», avance l’ancien “Tango”.

Mais Anthony Gonçalves n’est pas un simple ratisseur. À Tours, il a ainsi été préposé aux coups de pied arrêtés –en l’absence de Vincent Gragnic – et s’est payé le luxe de délivrer deux passes décisives.

De quoi lui donner le sourire. «Faire marquer les autres, c’est jubilatoire, savoure le milieu de terrain. C’est encore mieux que de marquer...»

On l’aura compris, Anthony Gonçalves est un homme de devoir, qui a fait du mot “respect” un credo. «J’ai la confiance du coach, la confiance de mes coéquipiers et je n’ai pas envie de trahir ces gars... Respecter mes partenaires, c’est ce qui me fait avancer et tout donner est ma façon d’être», poursuit-il encore.

Le très expérimenté joueur de Ligue 2 préfère donc la jouer “collectif” plutôt que de s’épancher sur son cas personnel. Et ne cesse d’évoquer «l’état d’esprit» pour expliquer le bon début de saison du Racing.

«Ceux qui étaient là la saison dernière n’oublient pas toutes les galères du National, expose Gonçalves. Et les nouveaux arrivants ont aussi été choisis pour leur état d’esprit, pas seulement pour leur niveau de jeu. La clé, c’est de garder cette envie d’être conquérant.»

Et le milieu de terrain d’enchaîner: «Après trois matches, c’est un peu compliqué de faire un bilan, car on sait que la saison va être très longue. Mais bon, démarrer comme on l’a fait est positif. Du point de vue comptable, on a pris des points importants».

Reste qu’en bon briscard de Ligue 2 – il entame sa 8e saison à ce niveau – Anthony Gonçalves sait que tout peut aller très vite. Dans un sens comme dans l’autre...

«Dans une saison, il y a toujours des moments difficiles, on sait très bien qu’il y aura des hauts et des bas, raconte “Antho”. Il faut donc savourer ces moments de ciel bleu, qui nous permettent de travailler sereinement, mais sans tomber dans la routine ni la suffisance. On a encore des lacunes et il faut rester sérieux, rigoureux et solidaire si on veut continuer à avancer».

Pas question, du coup, de prendre à la légère l’équipe nîmoise qui va débarquer à la Meinau vendredi. Même si les “Crocodiles” n’ont qu’un point au compteur, Anthony Gonçalves se méfie de l’équipe sudiste.

«En Ligue 2, le niveau est très homogène et il n’y a pas de “petit” match. Nîmes est une très bonne équipe de L 2, très accrocheuse... Je connais pas mal de joueurs qui évoluent là-bas et ils viendront à la Meinau pour prendre au moins un point», avance le joueur du Racing.

La clé du match, selon le milieu, sera de se montrer «patient» et intraitable. «La Meinau, c’est notre maison et celle des supporteurs strasbourgeois. Et je n’ai pas envie que des intrus entrent chez moi», lâche-t-il avec le sourire.

Et si le fervent public de la Meinau est un formidable moteur pour Anthony Gonçalves, le milieu de terrain trouve aussi la motivation au sein de sa famille.

«Quand je monte sur le terrain, je ne veux pas la décevoir... J’ai besoin de ma famille, c’est elle qui me pousse à me dépasser», souffle-t-il encore.

Les supporters strasbourgeois peuvent donc se rassurer. Vendredi, l’épouse et les deux enfants d’Anthony Gonçalves seront dans les tribunes. Gage, s’il en est, que le joueur est fin prêt «à tout donner»...


17 Aoû 2016 5:11
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Gonçalves: «Il y a un sentiment de honte»

Anthony Gonçalves, le milieu de terrain, veut vite effacer la vilaine impression laissée par le Racing à Orléans.

– Comment tourner la page après l’échec que vous venez de vivre dans le Loiret ?


– Il faut déjà dire que l’on y pense, à cette défaite. Mais comme on ne s’enflammait pas après la victoire, on ne va pas tout remettre en cause après cet échec.

En tant qu’homme, on veut montrer de la fierté et repartir de l’avant. On ne doit pas se mettre plus bas que terre mais faire un constat : quand le collectif va moins bien, ça se répercute sur la performance. On n’a pas de marge de manœuvre.

– Le rythme des matches, avec ce rendez-vous face au Red Star, qui vient vite, vous convient-il ?


– Dans tous les cas, on doit trouver de la fraîcheur pour laver l’affront. Il y a un sentiment de honte. On n’a pas le droit de faire ce type de prestation.

Je déteste perdre et encore moins de cette manière. On doit relever la tête avec ce match à la maison. On a pris une gifle, je n’ai pas envie d’en prendre une deuxième. On est au chaud au classement et on doit y rester.

– Que vous inspire l’adversaire qui vous rend visite ?

– Le Red Star, c’était l’une des équipes surprise la saison passée. Elle est un peu plus attendue cette saison mais il faut d’abord qu’on s’occupe de nous


19 Sep 2016 5:38
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dna a écrit:
Après deux mois et demi d’arrêt, Anthony Gonçalves sera prêt pour le service Strasbourgeois convaincu
Lavallois depuis l’origine, Anthony Gonçalves était persuadé d’être dans le vrai au moment de franchir le pas, de prendre la direction de Strasbourg l’été dernier. Paradoxalement, ses deux mois d’arrêt l’ont convaincu plus encore d’avoir fait le bon choix.

Anthony Gonçalves a débarqué à Strasbourg à 30 ans, précédé d’une réputation de parfait joueur de club, jamais avare d’efforts sur le pré, sans histoire autour. Il en a apporté la preuve au cours des dix matches disputés sous son nouveau maillot, avant d’être stoppé dans son élan.

Pas du genre à se ménager, il s’est blessé le 21 octobre en plein échauffement alors qu’il allait entrer en jeu et que les siens n’en menaient pas large face à Auxerre. Le Racing s’en est finalement sorti (2-1), presque miraculeusement, mais il a perdu pour plus de deux mois un de ses valeureux soldats, tendon du mollet gauche partiellement rompu.
« Contre Lens, à voir cette fête, tu sais pourquoi tu as signé ici »

Mardi matin, l’ex-Lavallois avait retrouvé le sourire. « Je suis content. Si on veut, il s’agit de ma reprise officielle, mais j’avais déjà retrouvé le groupe une semaine avant la trêve. Avec le staff, on avait toutefois décidé de faire l’impasse sur le dernier match. On pouvait se donner du temps pour continuer de bien bosser avec Florian ( Bailleux, le préparateur physique, NDLR ) et Antoine ( Roth, le kiné ). »

Anthony Gonçalves a exploité ce laps de temps au maximum. « J’ai “charbonné” plus que les autres pendant les congés. “Flo” a intensifié mon programme. J’ai bien trimé tout seul en coupant seulement pendant les jours de fêtes. »

Sans trop d’excès pour autant. « C’est dur alors qu’il y a plein de trucs à manger. En plus, ma grand-mère insistait, me trouvant trop maigre. » Et de lui rétorquer sous forme de boutade : « Mais non mamie, là-bas, ils disent que je suis trop gros ».
« Un travail de fond, le travail de tout un club »

Toujours est-il qu’avant-hier, sur la balance, comme tous ses coéquipiers, il a respecté les objectifs fixés avant les agapes. « Je crois que, comme le coach, je n’avais jamais vu ça. » Et là encore, en plaisantant : « Y’avait quand même de belles amendes à la clé. Mieux valait faire attention. Et puis, avant la pesée précédant les fêtes, j’ai mangé deux trois trucs en plus. L’expérience… »

Plus sérieusement, le milieu de terrain estime que « si tout le monde est à son poids de forme, ce n’est pas le fait du hasard ». Référence à la dynamique animant le groupe, mais pas que. « Si les résultats sont là, c’est qu’il y a un travail de fond, le travail de tout un club. Il s’y passe quelque chose. Tout le monde est impliqué, pas que les joueurs. On l’a vu lors de l’arbre de Noël, où ce n’était pas les joueurs d’un côté, les autres de l’autre. Il y a eu de vrais échanges. »

Ce climat général a adouci sa traversée du désert, loin des terrains pendant plusieurs semaines. « La période a été frustrante, mais à chaque match, j’ai eu droit à des mots gentils, des p’tits trucs qui font du bien quand on est blessé. Je m’installais en tribune et je profitais de l’ambiance. Contre Lens, à voir cette fête, tu sais pourquoi tu as signé ici. Y compris en ville. Tu te promènes, tu vois des gens qui portent le maillot. À Laval, s’il y en avait, ils se cachaient. Mais faut pas ! »
« Cette envie n’a jamais
été blessée, elle »

Les résultats aussi l’ont aidé à ronger son frein. « Je ne me suis jamais senti en dehors du groupe. Quant aux victoires, forcément, celle contre Laval m’a fait plus plaisir que d’autres. Tout en restant à ma place, elle m’a donné l’occasion de prodiguer quelques conseils à l’un ou l’autre joueur. Car l’intérêt premier, c’est le club. De plus, on préfère toujours revenir dans un contexte positif. C’est aussi ce qui m’a permis de prendre le temps nécessaire. »

Regonflé à bloc, il piaffe d’impatience, lui qui n’avait été arrêté qu’une fois dans sa carrière jusque-là, mais pour six mois, en 2010. « J’ai la chance de disposer de deux semaines avant le prochain match, de bosser, de montrer que je suis présent. De toute façon, mon moteur, ça a toujours été l’envie. Cette envie n’a jamais été blessée, elle. »

Samedi 7 janvier face à Épinal, en 32e de finale de la Coupe de France (15h), Jérémy Grimm et Vincent Nogueira seront suspendus. L’occasion, sans doute, de signer son grand retour. « On verra si je peux donner 45, 60 minutes. Car rien ne vaut la compétition. À l’entraînement, tu essayes de te rapprocher de la vérité du match, mais ce n’est pas pareil. »

Il espère ensuite apporter toute son expérience de la Ligue 2 au cours d’un cycle retour. Fort de ses sept saisons au Stade Lavallois, il prévient : « Un autre championnat commence. Les équipes se renforcent et, plus on avance dans la saison, moins il y a de points à prendre et plus ils sont difficiles à prendre. La deuxième partie passe toujours très vite. »

Il sait aussi que ce Racing-là, un promu pas comme un autre, aujourd’hui à trois points du leader, sera encore plus attendu partout où il passera. « Désormais, on est face caméra. Mais à un moment donné, il faut assumer. »

En la matière, on peut faire confiance au joueur de devoir que le Racing et tout ce qui l’entoure ont su extirper de son cocon mayennais.


29 Déc 2016 15:17
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Anthony Gonçalves : « Un pas vers le maintien… »

Alors que le Racing est actuellement 3e de Ligue 2 et que toute l’Alsace rêve de fêter une montée en L 1 en fin de saison, le milieu de terrain Anthony Gonçalves garde les pieds sur terre, à quelques heures d’un déplacement « compliqué » dans l’Aube.

– Comment abordez-vous cette rencontre à Troyes ?

– C’est un match intéressant à jouer, même si la partie s’annonce compliquée face à une très belle équipe de Troyes, qui a des joueurs de qualité, lesqules aiment manier le ballon. À nous d’imposer notre impact…

– En tout cas, vous avec un bon coup à jouer face à un concurrent direct au podium…

– (il coupe) On a un gros coup à jouer, oui, mais pour s’approcher de notre premier objectif : le maintien. Si on pense plus loin, sans se focaliser uniquement sur le match qui arrive, on risque de foncer droit dans le mur.

– Avec votre bon classement actuel et les attentes autour du club, avez-vous l’impression d’avoir de plus en plus de pression ?


– Quand tu joues au Racing Club de Strasbourg, tu te dois de viser le plus haut possible. On se met la pression car le club a un joli passé et on se doit de l’honorer dès qu’on monte sur le terrain.

Mais la pression, le fait d’être attendu, ça ne date pas d’aujourd’hui. C’était déjà le cas en août, quand on n’avait même pas disputé la moindre rencontre. On était déjà “le” grand club à battre. À nous de nous faire respecter sans oublier les ingrédients essentiels : solidarité, envie, générosité. C’est ce qui fait notre force.


7 Fév 2017 6:19
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Forcément excitant
Anthony Gonçalves, 30 ans, savoure pleinement sa première saison au Racing. À une semaine de la réception de Sochaux et à quelques semaines du terme de cette saison, le milieu de terrain dresse un bilan d’étape.
Voilà une recrue qui a (très) rarement déçu. Anthony Gonçalves, 30 ans, apporte depuis le début de saison son expérience – sept saisons en L2 avec Laval – et sa combativité au sein du milieu de terrain strasbourgeois. À huit matches d’une fin de saison qui s’annonce « plaisante et excitante », Anthony Gonçalves dresse un premier bilan de son aventure strasbourgeoise.

– Vous avez eu un rythme fou en février et en mars. On imagine que cette mini-trêve fait du bien…


– Les trois jours de coupure ont fait du bien, surtout qu’on a remporté une victoire juste avant (à Auxerre, 0-2, ndlr). On a pu se reposer et se ressourcer en famille.
« On n’a pas envie que ça s’arrête »

Les deux derniers mois ont été difficiles, on a connu un petit coup de mou comme c’est souvent le cas dans une saison. Mais là, on prépare Sochaux de la meilleure manière, on travaille sereinement.

– Il reste huit matches avant la fin de saison, vous êtes actuellement 3e au classement. Excitant non ?


– On s’est donné les moyens d’avoir cette fin de saison plaisante, excitante et intéressante.

Avec Laval, j’ai fait deux belles saisons, où on a terminé à la 8e place. On avait été dans les clous jusqu’en février, et ensuite on avait lâché.

Là, ce qui est intéressant, c’est qu’on a su passer ce mois de février intense sans gros pépins, en prenant des points. Et on a su enchaîner en mars.

– L’objectif initial du club était le maintien, mais vous être forcément plus ambitieux aujourd’hui…


– On est 3e et il reste huit matches. Forcément, on a envie de rester où on est, on n’a pas envie que ça s’arrête…

Et puis quand tu es sur le podium fin mars, ce n’est plus un hasard, c’est le travail qui paye. Cette place, on ne l’a pas volée.

– Mais il reste tout de même des “gros” à affronter, comme Reims, Lens…


– (il coupe) Il reste huit matches et ce sera huit finales. Il faudra être régulier et constant. Et il ne faut pas se focaliser sur Reims ou Lens : les matches à Niort et Laval seront certainement les matches les plus compliqués de la série…

C’est pour ça que certains commentaires, après la victoire à Auxerre, ne m’ont pas plu. Certes, on a fait le dos rond, mais ce n’était pas un manque d’ambition : Auxerre avait envie et a démarré pied au plancher… Tous les matches à venir seront compliqués.

– Comment expliquez-vous la réussite du Racing, qui réalise une très belle saison pour un promu ?


– Je pense que la clé, c’est notre formidable envie. On ne calcule jamais, on se donne toujours à fond, il y en a toujours un qui fait une course de 20 m pour aller au pressing… Cette générosité, il faut la garder. Et l’équipe est cohérente : il y a des joueurs d’expérience et des jeunes qui ont faim. L’état d’esprit est excellent. On n’est pas tous amis, mais on a tous envie d’aller là-haut.

– Après ces quelques mois passés à Strasbourg, quel bilan faites-vous à titre personnel ?


– Si j’ai quitté Laval, mon club de cœur, c’est pour aller plus haut, pour être ambitieux. Et franchement, je ne regrette pas du tout mon choix. Je me suis tout de suite senti bien ici. Le club me plaît, la région me plaît et ma famille se plaît très bien ici.

Et il y a une telle ferveur autour du club que tu veux forcément faire les choses bien. Quand je monte sur le terrain à la Meinau, ça me donne toujours des frissons, j’ai envie de tout bouffer derrière. Ce public, cette saison… C’est quand même une histoire de fous non ? (il rigole). Franchement, je savoure. On fait beaucoup d’efforts, on se remet en cause tout le temps, mais ce n’est que du bonheur.

– Estimez-vous que la saison du Racing est d’ores et déjà réussie ?


– Non, je ne peux pas dire ça, même si elle est bien embarquée. Disons que pour l’instant c’est une belle saison. Et elle peut devenir exceptionnelle si on est toujours dans le coup à deux ou trois journées de la fin…


27 Mar 2017 5:10
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Dernier tango à Laval
Avant de signer en Alsace, Anthony Gonçalves a passé quinze ans à Laval. À la veille d’un déplacement périlleux en Mayenne, le milieu strasbourgeois évoque ce match forcément particulier pour lui.

C’est un match un peu bizarre qui s’annonce pour Anthony Gonçalves, demain soir, en Mayenne. Car si le milieu de terrain apporte toute sa hargne et son envie sous le maillot bleu depuis cet été, il n’oublie pas qu’une partie de son cœur reste orange, la couleur fétiche du Stade Lavallois.
« Quand je suis parti, j’en ai chialé »

Arrivé chez les Tangos à l’âge de 15 ans à peine, “Antho” Gonçalves y a fait ses classes chez les jeunes, avant d’arpenter durant neuf saisons la pelouse du stade Francis-le-Basser en Nationale, puis en Ligue 2.

Jusqu’à porter le brassard de capitaine de l’équipe mayennaise, récompense ultime pour un joueur à la fidélité exemplaire, loin, très loin de l’attitude “mercenaire” d’un grand nombre de ses collègues.

Alors forcément, cette rencontre a un goût spécial pour le milieu droit, qui foulera pour la première fois une pelouse qu’il connaît par cœur avec un maillot adverse sur le dos.

« J’ai passé 15 ans là-bas et j’ai gardé beaucoup d’amis à Laval, que ce soient des joueurs, des supporteurs ou des “administratifs”. C’était une belle aventure humaine et quand je suis parti, j’en ai chialé, expose Anthony Gonçalves avec émotion. D’ailleurs, je ne regarde jamais le Multiplexe Ligue 2, mais toujours les matches de Laval ».

Ceci étant, si Gonçalves a gardé beaucoup d’affection pour son « club de cœur », s’il se désole de les voir relégables, il n’oublie pas qu’il porte désormais le maillot bleu.

« Je suis 100% Strasbourgeois. Pendant une heure et demie, je ne vais pas me soucier du Stade Lavallois. Sur le terrain, il n’y aura pas de sentiment. Après, c’est vrai que c’est un contexte particulier pour moi, mais j’essaie de ne pas me mettre une pression supplémentaire. Et honnêtement, je n’ai jamais joué là-bas avec un autre club, je ne sais pas trop l’impression que ça va me faire… », lâche-t-il avec sincérité.

Et si le n°17 du Racing attend avec « impatience » la rencontre de vendredi, c’est surtout dans la perspective de prendre des points. « Il me tarde d’y être, mais surtout pour faire un résultat, avance ainsi le joueur dans un sourire. Si on gagne, on enfonce Laval mais tant pis, même si leur situation actuelle me fait de la peine (lire aussi par ailleurs) ».

Reste qu’Anthony Gonçalves sait que ce déplacement en Mayenne ne sera pas une partie de plaisir pour le Racing. Laval est dernier et n’a plus vraiment de points à perdre en chemin si l’équipe veut sauver sa peau en Ligue 2.

L’arrivée du nouvel entraîneur Thierry Goudet, au relais de Marco Simone, semble avoir redonné un peu d’allant aux Lavallois. La preuve ? Ils se sont imposés face à Reims lors de leur dernière sortie, dans un match pourtant bien mal embarqué (5-2).

« Nous, on veut continuer à engranger, eux veulent des points pour se maintenir. Le nouveau coach a amené une certaine fraîcheur et il est très attaché au club… Je m’attends à un match compliqué, c’est certain », souligne d’ailleurs Anthony Gonçalves.

Mais comme souvent, il assure qu’il ne laissera pas sa part aux chiens, copains ou pas en face. « Je suis un compétiteur. Sur le terrain, j’ai un caractère de merde alors que dans la vie, je ne suis pas comme ça du tout », en rigole même le joueur.

Niveau « valeurs » et « état d’esprit », le natif de Chartres est en tout cas au diapason de cette équipe alsacienne où se mélangent d’expérimentés briscards de Ligue 2 et des joueurs issus du monde amateur. Et pour lui, ce “combo” pourrait bien être synonyme de ticket gagnant si le Racing ne relâche pas ses efforts.
« Ne pas croire qu’on est déjà arrivé »

« La clé est toujours la même. C’est l’état d’esprit, tranche le milieu de terrain de 31 ans. Tout le monde vend chèrement sa peau en Ligue 2, mais nous, quand on débute un match, on a un os dans la bouche et faut venir le chercher. Chacun se dépouille pour l’autre, on est généreux. Il faut continuer comme ça et ne surtout pas croire qu’on est déjà arrivé ».

Avant de conclure: « Cinq matches, c’est peu et c’est beaucoup en même temps, ça peut aller très vite ». Dans un sens comme dans l’autre...


dna a écrit:
« Il manque un truc »

Anthony Gonçalves suit de près la situation de son ancien club, actuellement dans la tourmente. « Je pense que cette équipe manque d’identité. J’ai connu des saisons compliquées à Laval, mais on s’en sortait grâce à nos valeurs. On pouvait travailler sereinement, sans pression, la gestion était saine. Là, il manque un truc. Déjà avoir trois entraîneurs en une saison (*) , ça ne ressemble pas au club. Je leur souhaite de se maintenir, mais il ne faut pas non plus se voiler la face. Il faudra tirer les leçons de cette saison ».

(*) Denis Zanko a débuté la saison, avant d’être remplacé par Marco Simone, lui-même remplacé il y a dix jours par Thierry Goudet.


20 Avr 2017 5:36
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