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« Toute l'actualité du Racing Club de Strasbourg Alsace vue par ses supporters »
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 [17/18] 16ème J: Strasbourg / PSG - 2/1 
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PoY a écrit:
Roswell Man a écrit:
Je constate juste que l'arbitre a fait un sacré cadeau aux Parisiens en gonflant absurdement le temps additionnel, et qu'ils n'ont pas su profiter de ce coup de pouce.


Non, la blessure de Kamara, celle de Terrier et celle de Mbappé + les remplacements, ca doit faire à peu près le compte ;-)


OK, mais c'est la 1ère fois que je vois ça, et pourtant dans ma carrière journaleux j'ai vu pas mal de matchs ponctués de blessures et de contretemps divers.

En plus, je ne vois pas très bien pourquoi Buquet a ajouté 1 mn aux 9 mn que le 4e arbitre avait annoncées ?... (OK là je chipote)


3 Déc 2017 0:16
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La blessure de Marquinhos ?!


3 Déc 2017 0:36
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FM17 a écrit:
Effectivement Mangane a été bon et sa complémentarité avec Koné est évidente aujourd'hui même si tu vas soutenir que Koné est une mauvaise recrue ;)
Quant à Lienard, il a sans doute fait 55 premières minutes énormes, comment pourrais je douter de ton objectivité Pekser ?
Malheureusement je l'ai trouvé à chier en fin de match avec des pertes de balles dangereuses.
Draxler n'a pas été très bon visiblement mais que dire des prestations de Di Marie et Pastore ???
Exploit du Racing qui m'a surpris dans sa capacité à ne pas trop paniquer malgré tout. Un résultat qui permet de préparer le voyage à Bordeaux (je serai au stade !!) sereinement.


On n'est pas forcément objectif moi le premier. Di Maria, Pastore, Draxler on aurait signé des deux pieds pour les avoir dans notre effectif. Je crois que ce soir, malgré nos divergences de vue, on est heureux. On a fait plier l'ogre parisien, ce n'est pas rien. Ca fait un bout de temps que je ne me suis pas rendu à la Meinau, je n'ai assisté à aucun match cette saison pour diverses raisons. J'ai passé l'âge de m'emporter mais je crois n' avoir pas vécu depuis longtemps un vrai moment de bonheur.
J'ai souffert comme un beau diable les vingt dernières minutes à espérer qu'on n' en arrive pas aux tirs au but, qu'on puisse se revendiquer d'une victoire légitime. C'est fait. Je crois une fois de plus nécessaire de rendre hommage à des joueurs qu'on voulait enterrer trop tôt, je pense évidemment aux Seka, Liénard, Bahoken et Oukidja. Est-il besoin de rappeler d'où ils viennent et comment ils ont été dénigrés ? Je ne parle même pas de Mangane qui est pour moi le meilleur défenseur central actuel. Depuis qu'il est revenu on remarque la différence.
Kamara a fait un bon match mais je pense qu'il faut Oukidja à sa place.


3 Déc 2017 0:46
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dna a écrit:
Ici c’est Strasbourg
L’ogre parisien est tombé à Strasbourg, hier, renversé par un Racing enthousiasmant, efficace et généreux. Thierry Laurey et ses hommes ont vaincu Neymar et compagnie, un exploit retentissant.
La nombreuse assemblée a tout de même mis un peu de temps à y croire. Les spectateurs de la Meinau ont eu un peu de mal à emmener leurs favoris vers un exploit retentissant qui écorne un brin le plastron parisien.
« C’est comme si j’avais battu Zidane »


C’est peut-être qu’ils avaient peur de réveiller la bête infernale qui donne la leçon depuis des semaines à l’Hexagone et à l’Europe. Le PSG restait sur une série de 24 matches sans défaite, dont 21 victoires, à cheval sur la saison actuelle et la précédente. Les autres chiffres qui accompagnaient la bande à Emery au moment de son débarquement en Alsace donnaient pareillement le tournis et dessinaient un cauchemar garanti avec, par exemple, les 83 buts inscrits pour seulement 12 encaissés.

Thierry Laurey, l’entraîneur du Racing, avait évoqué le rendez-vous sur le ton de la boutade, en amont, espérant une certaine mansuétude parisienne, de la condescendance pour un statut de promu qui souque ferme pour gratter chaque point. « Si on compte sur trois points face au PSG pour décrocher le maintien, c’est mal barré », avait lâché l’entraîneur strasbourgeois dans un florilège de pensées modestes. Les trois points sont bel et bien dans l’escarcelle alsacienne ce matin et éclairent sa situation d’une lumière un peu plus rassurante.

Sans parler de miracle, la quatrième victoire de la saison a dépendu d’une certaine réussite. Il ne manquerait plus que le Racing domine le PSG version 2017-2018. Les Bleus ont profité des débuts de ballerines dans le camp d’en face où Neymar a semblé regretter d’avoir oublié son caleçon long dans la froidure alsacienne. Nuno Da Costa a décoché un premier splendide coup de casque pour faire la course en tête. Paris avait pourtant aligné sa “dream team”, seuls Cavani, sur le banc, et Thiago Silva, resté à Paris, manquant dans le onze type de l’omnipotent leader.

Aussi n’y a-t-il pas eu de surprise, après une demi-heure, à voir les Parisiens faire les choses plus vite, plus fort et avec plus de clinquant. Kader Mangane, Bakary Koné et les autres en ont bavé pour faire sauter la banque qatarie, notamment juste avant la pause, lors d’un temps fort adverse qui a vu Mbappé égaliser (42e ) puis Pastore trouver le poteau (45e ).

Sur l’ensemble de la rencontre, le PSG était peut-être supérieur athlétiquement, techniquement, voire tactiquement. Mais le Racing a gagné par son courage, son cœur, sa jugeote et son efficacité. Il a marqué à chaque fois qu’il s’est approché de la cage d’Areola, notamment sur une action en deux temps, trois mouvements, un dégagement de Kamara prolongé de la tête par Da Costa dans les pieds de Bahoken qui a fait boum (65e ).

Il restait plus d’une demi-heure à se coltiner un PSG de plus en plus fâché. « On s’est accroché, on s’est battu, mais on n’a pas fait n’importe quoi avec ou sans le ballon, a apprécié Thierry Laurey. Et puis si le PSG a fini par balancer de longs ballons dans la surface, c’est peut-être qu’il n’avait pas trop de solutions. » Les Strasbourgeois ont souvent tremblé mais c’était programmé, ils n’ont jamais paniqué et ont évité l’erreur fatale qui a terni nombre de ses sorties depuis août.

Et leur public a fini par jouer son rôle de douzième homme, enchaînant les chants, applaudissant chaque tacle, chaque interception et chaque mètre gagné. La blessure de Kamara, remplacé par Oukidja, les neuf minutes d’arrêts de jeu ont encore ajouté à la dramaturgie un peu dingue.

Les Strasbourgeois avaient des mines juvéniles, au coup de sifflet final, hilares comme des enfants qui venaient de chaparder le pot de confiture.

« On bat Paris et ses stars mondiales. C’est comme si j’avais battu Zidane, n’en croyait pas ses yeux Dimitri Lienard, longtemps footballeur des profondeurs qui a regardé les yeux dans les yeux les plus précieux manieurs de ballon de la planète. Je bats Neymar et Mbappé, des mecs qui vont partir à la Coupe du monde et peut-être remporter la Ligue des champions. » À un moment, il faudra redescendre sur terre, hélas. Le Racing ne livrera pas tous les semaines un tel match épique à l’issue heureuse.
« Je ne travaille pas pour battre Paris mais pour me maintenir »

Il devra revenir à sa condition d’humble désireux d’une saison 2018-2019 parmi l’élite à recroiser le PSG. « Je ne travaille pas pour battre Paris mais pour nous maintenir », a rappelé l’entraîneur du Racing qui s’est efforcé de raison garder, comme un candidat à la présidentielle en tête dans les sondages. Ce matin, ce qui est certain, c’est que le Racing n’a pas vraiment une tête de relégable.

Et devant l’agitation médiatique que le match du jour continuait à susciter, Thierry Laurey a conclu : « Ça va faire parler de nous pendant 48 heures et puis lundi, tout sera retombé ».

Qu’il se rassure. Par ici, les images de l’improbable victoire resteront dans les mémoires, longtemps. Parce qu’ici, c’est Strasbourg. Neymar, Mbappé et les autres ont appris, hier, qu’on savait aussi y jouer au foot.


3 Déc 2017 5:38
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dna a écrit:
Da Costa finit en tête
Auteur d’un but et d’une passe décisive de la tête, l’attaquant cap-verdien a été l’un des détonateurs majeurs d’un exploit retentissant auquel des Bleus à l’unisson méritent d’être associés.
K AMARA (6). – Le portier strasbourgeois a bien fait le peu qu’il avait à faire, même si Mbappé ne lui a pas laissé de temps de réagir sur l’égalisation de la 42e’. Victime de vertiges à la 72e’ , il a dû quitter le terrain, remplacé par un Alexandre Oukidja qui, pour ses grands débuts en Ligue 1, a sauvé la baraque sur une volée à rebond de Rabiot prolongée par la tête de Cavani (90e’ + 8).

❏ LALA (7). – Quand on a le PSG en face, on n’a pas la même latitude pour se lâcher offensivement. Comme ses potes de la défense, le latéral droit n’a pas échappé à cette règle. Mais grâce, notamment, à une 2e mi-temps d’une rare intensité, il a été irréprochable dans sa mission défensive.

❏ MANGANE (6). – Le capitaine était conscient que sa pointe de vitesse limitée était un handicap face aux flèches parisiennes. Il a donc compensé par son placement et son engagement. Il s’est, entre autres, sacrifié sur deux buts presque tout faits de Di Maria (63e’ ) et Lo Celso (82e’ ). C’est dire s’il a été précieux.

❏ KONÉ (5)
. – En deux interventions musclées en début de match, le Burkinabé a tout de suite montré à Kylian Mbappé qui c’était Raoul ! Le grand Bako a parfois été mis en difficulté, mais, à l’image de l’arrière-garde bas-rhinoise, a plié sans rompre.

❏ SEKA (7).
– L’ancien capitaine du RC Strasbourg n’en finit plus d’étonner dans un rôle de latéral gauche qu’il n’imaginait pas tenir il y a seulement deux mois. Il aligne les matches pleins. Sur de grandes chevauchées, il s’est même parfois mué en Alberto Tomba du ballon rond en slalomant entre quelques piquets parisiens.

❏ MARTIN (7). – Quelle activité ! Le meneur de jeu, positionné cette fois plus bas, a couru partout. Et pas dans le vide. Il a ratissé un nombre incalculable de ballons et coupé les transmissions parisiennes. Un vrai chien de garde qui a mordu tous les mollets qui passaient à sa portée. Il a d’ailleurs été averti en fin de match (90e’ +8).

❏ AHOLOU (6). – Le grand Jean-Eudes est souvent plus à l’aise quand il n’est pas seul devant la défense. Ça s’est confirmé hier où le système mis en place par Thierry Laurey lui a permis de réduire les espaces et colmater les brèches. Il a parfois eu un peu de déchet dans une relance devenue – c’est vrai – le cadet des soucis d’un Racing de plus en plus acculé sur son but.

❏ LIENARD (6). – Sa patte gauche continue de faire des miracles. Sur un coup franc provoqué par Stéphane Bahoken, le Belfortain a distillé sa quatrième passe décisive de la saison sur la tête de Da Costa. Réduit à la portion congrue dans son rayonnement offensif, il a beaucoup travaillé sur le flanc gauche pour annihiler les déboulés parisiens, comme sur celui de Di Maria qu’il a stoppé net d’un tacle décidé en début de 2e période.

❏ TERRIER (5).
– L’international espoirs a, en première période, provoqué la défense parisienne dès qu’il l’a pu, sans doute pas assez souvent à son goût, puisque son équipe était sevrée de ballons. C’est devenu encore plus compliqué pour lui après le deuxième but des Bleus lorsque le PSG a accentué la pression. Lui aussi a apporté son écot à la préservation du mince avantage d’un but.

❏ DA COSTA (7).
– Un quatrième but, puis une première passe décisive, tous deux de la tête : le Cap-Verdien, un peu moins en vue ces derniers temps, a été l’un des grands artisans d’un exploit qui fera date. Il n’a pas tout réussi, loin de là, mais a fait basculer la rencontre. Seule ombre à son tableau : averti à la 50e’ , puis rappelé sur le banc à la 86e’ pour être relayé par Jérémy Grimm , il sera suspendu contre… le PSG le 13 décembre à la Meinau en 8es de finale de la Coupe de la Ligue. Son sursis, après son expulsion à Troyes le 4 novembre, a été révoqué.

❏ BAHOKEN (6)
. – Après son entrée un brin malheureuse à Saint-Etienne il y a neuf jours, l’avant-centre n’avait pas joué contre Caen mardi. Titularisé cette fois,” Steph” a vécu une première période délicate. Mais comme Da Costa qui l’a mis sur orbite pour le 2-1, il a accéléré après la pause et été récompensé d’un but superbe. Son deuxième en Ligue 1 après Rennes, son troisième en trois titularisations (avec la Coupe de la Ligue contre Saint-Étienne). Remplacé à la 83e’ par Idriss Saadi qui a lui aussi pris sa biscotte (90e’ +2).


3 Déc 2017 5:40
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dna a écrit:
Seka, le survivant
Il a survécu à sa mise au ban du onze de départ comme aux accélérations de Mbappé et consorts. Ernest Seka a été au diapason d’une équipe habitée par une énorme envie, hier face au PSG.
À la fin de l’été , Ernest Seka était loin, mais alors très loin d’imaginer qu’il serait titulaire des mois plus tard à la Meinau face au Paris Saint-Germain. Qui plus est dans le couloir gauche de la défense strasbourgeoise. En ce temps-là, l’ex-capitaine en était encore à ronger son frein, se contentant d’une courte apparition sur la pelouse de la Mosson lors de la troisième journée.
Tractations heureusement avortées

Le voir encore s’entraîner sur les pelouses du Krimmeri au mois de septembre relevait même de la surprise, tant le grand Ernest semblait borduré de toute part dans l’effectif alsacien remplumé par l’arrivée de Bakary Koné.

Son refus de jouer latéral droit à Reims la saison passée, dans un match décisif pour la montée, avait creusé un fossé, infranchissable croyait-on, entre son entraîneur et lui. Ses tractations avec la direction bas-rhinoise pour résilier son contrat auraient même pu le mener jusqu’en Israël.

Mais Thierry Laurey est un homme pragmatique et le natif de Sarcelles a su saisir la seconde chance qui lui a été offerte à Monaco. Le Racing avait certes perdu (3-0) mais celui qui a des faux airs d’Omar Sy lorsqu’il laisse retentir son rire sonore avait enfin lancé sa saison.

Installé à droite, puis à gauche de ses défenseurs centraux, Seka a donc multiplié les titularisations prenant progressivement la mesure de son nouveau poste. Jusqu’à défier l’armada parisienne, hier. Un rendez-vous que ce footballeur venu d’en bas, comme nombre de ses coéquipiers, guettait avec gourmandise.
À pleines dents

Il a donc croqué dans cette partie à pleines dents. Au marquage de Di Maria, mais aussi en soutien de Koné pour boucher les espaces à la fusée Mbappé, il s’est échiné à tenir son rôle dans son style distinctif. Sans fioriture et même avec des envolées vers l’avant accompagnées à chaque fois d’une clameur à vous réchauffer les bronches. Son accélération, suivie d’un contre favorable sur Marquinhos et conclue par une frappe contrée dans la surface parisienne, a été un modèle du genre (48e’ ).

Mais c’est bien sur le plan défensif que Seka était attendu. Bien aidé par les replis de Lienard et le pressing de Terrier, il a tenu la baraque. Mbappé n’est pas passé en un contre un après le décalage de Neymar. Et quand Di Maria a enfin pu faire parler sa pointe de vitesse, à la suite d’une ouverture du même Neymar, l’Argentin n’a pas assuré à la finition (39e’ ).
En mode Hirscher

Il voulait se mesurer à ce qui se fait de mieux, il a donc été servi durant… 100 minute ! Et Thierry Laurey n’a pas dû être particulièrement déçu de ne pouvoir compter sur l’un de ses trois latéraux de métier – Martinez, Foulquier, Ndour –, tous sur le flanc.

L’un de ses plus beaux sprints, il l’a néanmoins réservé à Stéphane Bahoken pour aller le féliciter lorsque le Racing est repassé devant (2-1, 65e’ ). Avant de se prendre pour Marcel Hirscher et de slalomer dans la défense francilienne (76e’ ). Bien sûr, il a souffert, comme tous ses coéquipiers, dans le dernier quart d’heure pour tenir cet impensable résultat. Mais il a tenu bon.

Si visible sur la pelouse, il s’est montré bien plus discret au moment du débrief. Parce qu’il sait que depuis deux mois et demi, le terrain parle pour lui.


3 Déc 2017 5:42
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dna a écrit:
La loi du milieu
L’option tactique de Thierry Laurey a payé. Son schéma en 4-5-1, avec un milieu à cinq à plat et deux lignes très rapprochées, a beaucoup gêné des Parisiens pris dans la tenaille.
Il avait débuté la saison en 4-2-3-1, puis était revenu au 4-4-2 avec un milieu en losange après la série de quatre revers de la fin d’été et du début d’automne. Hier, Thierry Laurey a innové en recourant à un système de jeu en 4-5-1 en phase défensive – 4-2-3-1 après la récupération du ballon –, avec deux lignes de derrière très rapprochées.

L’excellent comportement de Troyes, seulement battu dans les 20 dernières minutes mercredi au Parc des Princes (2-0) dans une organisation presque analogue, a inspiré le technicien alsacien.

« Quand tu mets une équipe en place, c’est pour poser des problèmes à l’adversaire. On avait vu le match de Troyes et on a considéré que c’était une bonne option, décrypte l’entraîneur strasbourgeois. Il y avait aussi celle de passer à cinq derrière. Mais nous n’avions pas eu le temps de la préparer. Le fait que Jonas Martin ait pu jouer alors qu’il était incertain nous a confortés, car il est bon dans le cœur du jeu. Après, on voulait garder des atouts offensifs, d’où la présence sur les côtés de Martin Terrier et Nuno Da Costa, même si ce dernier n’est pas toujours à l’aise défensivement. Il a fallu rester bien en bloc toute la rencontre.»
« C’est un hold-up, mais on est preneur»


Ce raisonnement a évidemment amené le Racing à subir. Mais c’était inclus dans les plans savamment élaborés par le promu, comme le révèle le capitaine Kader Mangane :

« Nous savions que nous ne pouvions pas avoir la possession face à cette équipe et qu’il fallait lui laisser la balle, la laisser jouer sur les côtés pour qu’elle amène des centres, sachant qu’avec Cavani sur le banc, elle aurait moins de présence dans les 16 mètres. On a été bon là-dessus. On a vu Troyes le faire, Dijon aussi. On s’est dit : ‘’Pourquoi pas nous ?’’ On savait encore qu’à un moment donné, ils risquaient de perdre face à des équipes qui défendent bas, dans les 30 derniers mètres. On a essayé et ça a marché. Ça va peut-être en inspirer d’autres. On a pris beaucoup de plaisir à défendre.

Avant le match, j’ai dit : ‘’Les mecs, il va falloir qu’on coure, qu’on se donne à fond parce que si on ne défend pas, ça ne servira à rien.’’ Quand je vois que tout le monde s’arrache jusqu’à la 99e , je dis bravo. On est fier. Si on a joué avec ce bloc très bas, c’est parce que le coach nous a demandé de le faire. Bravo à lui aussi. C’est un hold-up, mais on est preneur. L’état d’esprit a fait la différence : si on avait joué comme contre Caen mardi (0-0), c’était perdu d’avance. »
Un bon tour tactique joué au PSG

Contraint lui aussi de courir plus souvent après le ballon que de le faire courir, Dimitri Lienard jubile lui aussi du bon tour tactique joué au PSG.

«On voulait les faire douter le plus longtemps possible, raconte l’ailier du Racing. Le but, c’était de minimiser les espaces, de mettre de l’agressivité dans le bon sens du terme en étant à deux sur un Parisien à chaque crochet. On l’a bien fait. Ils ne nous ont mis qu’un but alors qu’ils en mettaient cinq ou six à tout le monde. C’est extraordinaire. Ce n’est que du bonheur.»


3 Déc 2017 5:46
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dna a écrit:
«C’est fabuleux!»

DIMITRI LIENARD, attaquant du Racing. – «C’est fabuleux. Nous nous sommes donnés à fond. Quel exploit! Que dire d’autre ! C’est la première défaite de Paris. C’est juste énorme et ce sont surtout trois points que personne n’aurait jamais imaginés que nous prendrions. C’est très important. Nous savions qu’il faudrait souffrir, cavaler, être solidaires et tous ensemble dans le même mouvement, en jouant les coups à fond sur deux ou trois contres. Nous avons vibré, fait vibrer la Meinau et toute une région va vibrer pendant quelques jours.»

JÉRÉMY GRIMM, attaquant du Racing. – «On a vécu un beau match, pris du plaisir et été récompensés. On est tous très heureux d’avoir réussi quelque chose de beau, même si on a plus défendu qu’autre chose. C’est magnifique. On ne réalise pas trop ce soir. On verra demain matin au réveil comment on va réagir, mais on gardera de beaux souvenirs de cette journée. Tous les Alsaciens sont heureux et vont fêter cette belle victoire. On a montré une belle image de nous, mais il faut la garder pour les prochains matches. C’est bien beau de battre Paris et on va le savourer, mais le plus important, c’est de se maintenir en Ligue 1. Ces trois points que personne ne nous pensaient capables de prendre nous permettent d’avancer un peu. Maintenant, un match difficile à Bordeaux nous attend vendredi. On va s’y préparer.»

KADER MANGANE
, défenseur et capitaine du Racing (photo DNA – Cédric Joubert, ci-dessus, avec Marquinhos). «On est contents. On a gagné face à la meilleure équipe de France, mais notre championnat ne s’arrête pas là. Dans le vestiaire, c’était de la folie. Tout le monde savoure. Savourons ce soir, mais il va vite falloir basculer sur notre match important à Bordeaux vendredi. On va se préparer pour essayer d’aller y grignoter des points. Ce soir, on n’a pas gagné la Coupe du monde, mais on a gagné trois points qui vont compter pour le maintien.»

MARQUINHOS, défenseur et capitaine du Paris SG. – « C’est une leçon qui va servir. « Un match est fait de détails. Il faut qu’on se concentre 90 minutes. On était bien et les deux moments où nous n’étions pas concentrés on prend un but. Des fois, on n’est pas concentré et les équipes ratent, ce soir Strasbourg n’a pas raté. Strasbourg a été efficace aujourd’hui, ils n’ont pas eu trop d’occasions mais sur celles qu’ils ont eues, ils ont marqué. Je pense qu’il faut être positif, ça va nous faire du bien. On va dormir ce soir et penser que le football, c’est pas facile. Pour gagner un match, c’est très difficile, il faut courir sur le terrain, il faut être concentré, il faut être efficace. »


dna a écrit:
L’hommage à Karin
«Contre mauvaise fortune, bon coeur: à eux les millions, à nous le ticket gagnant» ont écrit les UB90 sur un tifo déployé avant le début du match.
L’hommage à Karin

Elle est décédée en plein match le 18 novembre à la Meinau lors de la victoire contre Rennes (2-1).

Hier, le Racing a rendu hommage à l’une de ses plus fidèles supportrices, Karin Koehl, en faisant observer une minute d’applaudissements à sa mémoire avant le coup d’envoi.

La sœur du président du FC Saverne, Philippe, suivait le club strasbourgeois depuis plus de quatre décennies. Elle aurait fêté ses 63 ans le 30 novembre.
Sauzée au micro

L’ancien milieu de terrain international de l’OM et du Racing Franck Sauzée (1994-1996), qui a gardé de solides attaches en Alsace et s’y invite de temps à autre à titre personnel, était au micro de Canal + pendant la rencontre.

« Je n’étais plus revenu commenter à la Meinau depuis très longtemps », a indiqué le consultant de la chaîne cryptée, déjà croisé cette saison au stade Louis II pour Monaco – RCS (3-0). « La dernière fois, c’était en ouverture de la saison 2007-2008, lors d’un Strasbourg – Marseille (0-0 le 4 août 2007). Jean-Marc Furlan était encore coach du Racing. »
Matt Pokora, ce supporter

On le sait attaché au Racing et à la Meinau où il était venu tourner, il y a quelques années, une émission de télévision jamais diffusée.

Le Strasbourgeois de naissance Matt Pokora était présent hier dans les tribunes en compagnie de son amie, la chanteuse américaine Christina Milian, pour assister au duel entre les hommes de Thierry Laurey et ceux d’Uni Emery. L’histoire ne dit pas si le chanteur, grand habitué du Parc des Princes, était là pour soutenir les Parisiens ou les Strasbourgeois.
La bâche a fait son œuvre

Déployée mercredi matin en prévision du refroidissement et des quelques chutes de neige annoncés, la bâche qui recouvrait la Meinau a été retirée hier à 10h. Comme la température était légèrement positive (1°), la pelouse n’était pas gelée au coup d’envoi à 17h, mais souple et grasse.

La profondeur de banc du PSG Le club parisien n’a pas eu d’exigences particulières pour sa venue à la Meinau. Il a juste demandé, comme l’OM le 15 octobre, à ce que son vestiaire soit totalement privatisé. Le staff technique a aussi réclamé un banc additionnel de dix places au bord de la pelouse, contre cinq habituellement.

L’encadrement alsacien, aux petits soins, a évidemment satisfait ces requêtes plutôt modestes.


Dernière édition par Kaniber le 3 Déc 2017 5:57, édité 2 fois.



3 Déc 2017 5:48
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Purée !m!m
Je viens d'atterrir et je découvre le résultat !!!
J'appréhendais la rousse et on gagne
J'en crois pas les yeux

Dire que j'ai raté ça :help: :cry:

Bravo bravo bravo


3 Déc 2017 5:50
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Les notes valent toujours ce qu'elles valent, on n'est pas au bout des surprises. C'est déjà bien d'en mettre des bonnes après ce match. Un match qui mérite d'autres résultats, on ne jouera pas tous les jours des rencontres de ce type, la réalité du championnat va vite refaire surface.
Je fais confiance à Laurey pour trouver la solution. On a battu le PSG en coupe de la ligue, on ne le vaincra pas prochainement en championnat, c'est un fait. Pour autant on n'est pas condamné à la L2. Comme toujours je prends date, je préconise un maintien confortable.


3 Déc 2017 6:38
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